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Parole de Sagesse

"Ne considère point si l'auteur d'un tel livre
Fut plus ou moins savant;
Mais s'il dit vérité, s'il t'apprend à bien vivre,
feuillette-le souvent.
Quand son instruction est salutaire et bonne,
Donne-lui prompt crédit;
Et, sans examiner quel maître te la donne,
Songe à ce qu'il te dit"

 
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La France est en "état d'alerte permanent" face au risque terroriste, a affirmé vendredi le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

M. Kouchner, qui s'exprimait sur Europe 1, a évoqué la nécessité "d'affaiblir le terrorisme international, dont on sait qu'il se réveille" avec notamment une "avancée vers le Maghreb".

"Nous sommes en état d'alerte permanent", a-t-il ajouté.

La semaine dernière, un centre américain spécialisé dans la surveillance des communications du réseau d'Oussama ben Laden a fait état, sur un site internet islamiste utilisé par Al-Qaïda, d'un appel à des attentats à Paris et contre son maire Bertrand Delanoë, pour provoquer la chute du président Nicolas Sarkozy.

M. Delanoë a lui-même indiqué avoir été informé par les autorités françaises et les services de police de menaces d'attentats contre lui diffusées sur internet.

Des menaces émanant d'Al-Qaïda ont conduit début janvier à l'annulation du rallye-raid Dakar-2008, qui devait notamment traverser la Mauritanie, où quatre touristes français ont été tués le 24 décembre.

L'assassinat a été attribué par les autorités mauritaniennes à des proches du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, devenu en janvier Branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (BAQMI).

Selon Le Figaro de vendredi, de hauts responsables de la police française "viennent d'entreprendre une tournée dans divers pays africains pour +resserrer les boulons+ de la coopération antiterroriste", en particulier avec la Tunisie et la Mauritanie.

 

Vendredi 11 janvier 2008
par Salam publié dans : Infos/Actus communauté : Repenser l'Islam Pratique
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Bien que le chef du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, ait tenu des propos calmes et constructifs, accordant un délai supplémentaire aux médiations, le Premier ministre Fouad Siniora et d’autres figures du 14-mars ont réagi avec virulence. La réaction hystérique des loyalistes a fait monter la tension politique, à quelques jours de la réunion des ministres arabes des Affaires étrangères, prévue dimanche au Caire.
Le climat politique ambiant montre une grande mobilisation et reflète les indices suivants :
- 1. Les dirigeants de l’opposition ont commencé des concertations loin des feux de la rampe pour définir un plan d’action dans les semaines à venir afin de faire face au blocage politique.
- 2. Le 14-mars écarte tout accord politique global avant l’élection présidentielle et refuse catégoriquement d’accorder le tiers des portefeuilles à l’opposition dans un gouvernement d’union nationale.
- 3. Toutes les médiations sont interrompues et le flou le plus total entoure les résolutions qui pourraient être prises par les ministres arabes des Affaires étrangères lors de leur conseil extraordinaire, dimanche. Les États-Unis vont exercer de fortes pressions sur les ministres arabes afin de coincer l’opposition libanaise et préparer le terrain à une éventuelle internationalisation de la crise sous une couverture arabe. Mais certaines informations font état d’une timide médiation égyptienne entre Damas et Riyad, qui pourrait se traduire par un début de réconciliation entre les deux capitales et, par conséquent, une éclaircie au Liban. 

- 4. Les observateurs ne s’attendent à aucun déblocage sur les différents dossiers chauds au Moyen-Orient avant la fin de la tournée de George Bush, essentiellement consacrée au renforcement des positions israéliennes. On ne sait toujours pas si le président états-unien a inclus le Liban au programme de sa tournée. Mais s’il vient, l’opposition libanaise se promet de lui réserver un accueil « digne » des crimes qu’il a perpétré ou couvert dans la région ces dernières années.

Presse libanaise

AN-NAHAR (QUOTIDIEN PROCHE DU 14-MARS)
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, poursuit ses contacts pour préparer le conseil ministériel extraordinaire de dimanche. Il est entré en contact avec le président du Parlement Nabih Berry et le Premier ministre Fouad Siniora. Dans une interview à la chaine (saoudienne, ndlr) al-Arabiya, Moussa a déclaré qu’il est possible qu’un accord interarabe intervienne pour régler la crise libanaise. « Il y a une responsabilité libanaise, arabe et internationale pour régler cette crise », a-t-il ajouté. Il a cependant reconnu l’existence d’« intérêts divergents et des mains étrangères » au Liban.

AD-DIYAR (QUOTIDIEN PROCHE DE L’OPPOSITION)
Le gouvernement a poursuit ses réunions et a adopté, jeudi, une série de points inscrits à l’ordre du jour. Il a chargé le ministre des Affaires étrangères par intérim, Tarek Mitri, de représenter le Liban au conseil ministériel arabe. Il conduira une délégation composée des MM. Mohammad Chatah, le conseiller de Siniora, et le secrétaire général du ministre des Affaires étrangères, Bassam Naamani. Selon certaines informations, Fouad Siniora aurait appelé au téléphone le ministre démissionnaire des Affaires étrangères, Fawzi Sallooukh (membre de l’opposition, ndlr) pour lui demander de présider la délégation libanaise. Mais ce dernier aurait répondu que la Ligue arabe devrait inviter au conseil ministériel des représentants de l’opposition et du 14-mars pour connaitre les avis des deux parties libanaises.

Audiovisuel libanais

LBC (CHAINE PROCHE DU 14-MARS)
Émission : Les gens en parlent
- Ali Hassan Khalil, député (opposition)
L’opposition a entièrement confiance dans le général Michel Sleimane et elle le considère comme son candidat à la présidence. Mais elle n’a pas confiance dans le 14-mars.
Il faut que le président exerce minutieusement ses prérogatives et récupérer celles qui lui ont été volées (par le gouvernement Siniora, ndlr).
La réponse de Saad Hariri au ministre Walid Moallem comportait une menace d’internationaliser la crise et de transporter au Conseil des ministres le dossier de la présidentielle.
- Ghattas Khoury, ancien député (14-mars)
Les propos de Hassan Nasrallah affirmant que les maronites et les chiites sont hostiles à l’implantation des réfugiés palestiniens, alors que les sunnites y sont favorables, sont dangereux.
Tous les problèmes seront réglés quand le Hezbollah acceptera de participer à la construction de l’État.

Tendances est un bulletin quotidien de veille politique sur le Proche-Orient, réalisé par l’agence New Orient News à Beyrouth. Retrouvez-le sur Voltairenet.org, en versions allemande, arabe, anglaise, espagnole et française. Consultez également Indicators, le bulletin quotidien de veille économique sur le Proche-Orient, disponible en versions anglaise, espagnole et arabe.
Vendredi 11 janvier 2008
par Salam publié dans : Infos/Actus communauté : Solidarité Moyen-Orient
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Les violences incessantes ravageant les régions centrale et méridionale de l’Irak forcent chaque mois des dizaines de milliers de personnes à abandonner leur foyer, confrontant la communauté internationale à une crise humanitaire encore plus grave que les bouleversements prévus par les agences humanitaires lors de la guerre de 2003.

Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR), plus de 4,2 millions d’Irakiens ont quitté leurs maisons. Parmi eux, quelque 2,2 millions sont déplacés à l’intérieur du pays et plus de deux millions ont fui dans les États voisins, surtout en Syrie et en Jordanie. Beaucoup étaient déjà déplacés avant 2003, mais un nombre croissant continue de fuir. En 2006, les ressortissants irakiens arrivaient en tête des demandeurs d’asile en Europe.

Lors des trois premières années qui ont suivi la chute de l’ancien régime irakien en 2003, la plupart du travail de l’UNHCR se basait sur l’hypothèse que la situation interne se stabiliserait, permettant à des centaines de milliers d’Irakiens déjà déplacés de rentrer chez eux. En 2006, cependant, l’intensification de la violence a créé davantage de déplacements. Une réévaluation du travail de l’UNHCR et de ses priorités dans la région s’est avérée nécessaire – de l’assistance aux rapatriés et à quelque 50 000 réfugiés non irakiens en Irak, en passant par une aide plus importante aux milliers de personnes qui fuient tous les mois.

Entre 2003 et 2005, quelque 300 000 Irakiens sont rentrés chez eux depuis l’Iran, l’Arabie saoudite, le Liban, la Jordanie et d’autres pays. Toutefois, ces retours ont aujourd’hui cessé. Davantage de personnes fuient, dont un grand nombre de professionnels qualifiés d’une importance cruciale pour le redressement du pays.

En plus de ceux qui ont quitté le pays, plus d’un million d’Irakiens ont fui leurs maisons pour d’autres régions en Irak depuis le début 2006, la plupart d’entre eux à cause de la violence sectaire qui a suivi les bombardements d’une importante mosquée chiite dans la ville de Samarra, dans le centre de l’Irak, en février 2006.

Ces déplacements en Irak présentent un énorme défi humanitaire et une difficulté extrême à la fois pour les déplacés et pour les familles iraquiennes qui tentent de les aider dans les communautés d’accueil. L’importance des besoins, la violence et les difficultés pour atteindre les déplacés en font un problème qui dépasse en fait la capacité des agences humanitaires, y compris l’UNHCR. Et plus longtemps cette situation durera, plus elle sera difficile, car tant les déplacés internes que leurs communautés d’accueil en Iraq épuisent leurs ressources.

De nombreux Irakiens déracinés fuyant vers les pays voisins ne cherchent pas tout de suite l’aide de l’UNHCR. Ils s’appuient plutôt sur un réseau social d’amis et de proches qui, craint l’UNHCR, s’amenuise rapidement, augmentant encore les problèmes sociaux parmi les exilés et les tensions occasionnelles avec les communautés d’accueil.

Depuis le début 2007, l’UNHCR a étendu ses opérations dans la région et compte maintenant 300 employés travaillant sur la crise irakienne depuis des bureaux dans la région et Genève. L’agence des Nations Unies pour les réfugiés a enregistré plus de 180 000 Irakiens dans les pays avoisinant l’Irak. Environ 15 % d’entre eux ont besoin d’une assistance spécifique, dont des personnes ayant été victimes de tortures. En avril 2007, l’agence a convoqué une importante conférence internationale à Genève pour répondre aux besoins humanitaires des personnes déplacées par le conflit en Irak et mobiliser davantage d’aide internationale en leur faveur.

L’UNHCR soutient les pays hôtes en réhabilitant et en construisant des écoles, des cliniques et des centres communautaires, ainsi qu’en assurant un soutien psychologique et des soins spécifiques pour les Irakiens les plus vulnérables. À la mi-août 2007, l’UNHCR a présenté quelque 12 000 cas parmi les Irakiens les plus vulnérables en vue d’une réinstallation dans des pays tiers.

L’agence des Nations Unies pour les réfugiés, qui a lancé des appels d’un montant de 223 millions de dollars pour ses opérations irakiennes en 2007, s’inquiète aussi pour la situation de quelque 15 000 réfugiés palestiniens restés en Irak, dont environ 1 500 sont bloqués à la frontière entre l’Irak et la Syrie dans deux camps de fortune. Les Palestiniens à Bagdad sont victimes de menaces quotidiennes mais ne peuvent pas quitter l’Irak. Les chrétiens du pays et d’autres communautés minoritaires sont aussi menacés.

Vendredi 11 janvier 2008
par Salam publié dans : Infos/Actus communauté : Révolution Spirituelle 2012
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anti_bug_fUn dirigeant de la branche irakienne d'Al-Qaïda et 20 autres combattants ont péri dans les frappes d'une rare violence menées jeudi par l'aviation américaine au sud de Bagdad, a affirmé vendredi le chef d'une milice sunnite irakienne.

L'armée américaine ne pouvait confirmer dans l'immédiat cette information, assurant être encore en train de faire le bilan des raids.

Deux bombardiers B-1 et quatre chasseurs F-16 ont largué jeudi matin plus de 21 tonnes de bombes sur une cinquantaine de positions des partisans d'Al-Qaïda dans la localité d'Arab Jabour, en périphérie sud de la capitale, selon l'armée américaine.

"Selon nos informations, Walid Khoudair, le chef d'Al-Qaïda pour toute la région ceinturant Bagdad au sud, ainsi que vingt de ses adjoints ont été tués", a déclaré à l'AFP cheikh Moustafa al-Joubouri, leader d'un groupe sunnite en lutte contre Al-Qaïda dans la région sud de Bagdad.

Il a assuré que les frappes n'avaient fait aucune victime civile. "Al-Qaïda avait déjà chassé toutes les familles qui vivaient dans cette région pour en faire une zone fortifiée", a dit M. Joubouri en précisant que sa milice avait fourni aux Américains les renseignements nécessaires pour mener ces raids.

Le colonel Terry Ferrell, commandant de la 2e brigade de combat de la 3e division d'infanterie, a confirmé que l'opération, visant notamment des "caches d'armes", avait été menée en coordination avec les miliciens sunnites mobilisées par les Américains pour lutter contre Al-Qaïda en Irak.

"Nous n'avons pas encore le bilan" du nombre de militants tués, a-t-il par ailleurs dit lors d'une conférence de presse, tout en assurant qu'aucun civil n'avait été touché.

Ce raid aérien, l'un des plus puissants depuis l'invasion américaine de l'Irak en mars 2003, selon l'armée américaine, a été menée dans le cadre de l'offensive "Phantom Phoenix" annoncée mardi par l'état-major américain et qui vise les partisans d'Al-Qaïda dans le pays.

Vendredi 11 janvier 2008
par Salam publié dans : Infos/Actus communauté : Solidarité Moyen-Orient
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L'artillerie turque a bombardé vendredi des secteurs du nord de l'Irak, d'où Ankara tente de déloger des rebelles kurdes, a indiqué un responsable kurde irakien.

"Il y a eu des tirs d'artillerie dans le secteur au nord de Dohouk (430 km au nord de Bagdad)", a indiqué le général Jabbar Yawar, porte-parole des peshmergas, les combattants kurdes irakiens.

"Les habitants ont entendu les bombardements. Les garde-frontières nous ont confirmé ces bombardements", a ajouté le général Yawar.

Les bombardements était localisés autour de la localité d'Amadiyah, a-t-il précisé, affirmant en ignorer le bilan humain.

Confronté à une intensification des violences des séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), l'armée turque a mené au moins trois raids aériens et une opération terrestre de faible ampleur contre le PKK dans le nord de l'Irak depuis décembre.

Selon l'état-major turc, entre 150 et 175 rebelles ont été tués lors du premier raid le 16 décembre, qui a détruit quelque 200 cibles, dont des bases de commandement, d'entraînement et de logistique, des caches, des batteries anti-aériennes et des dépôts de munitions du PKK.

Ankara avait obtenu en octobre du Parlement turc l'autorisation d'intervenir militairement dans le nord de l'Irak, utilisé par les rebelles comme une base arrière pour leurs opérations dans le sud-est anatolien à la population en majorité kurde.

Fin décembre, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait prévenu que ces opérations se poursuivraient.

Le conflit entre le PKK et le pouvoir central à Ankara, dont les débuts remontent à 1984, a déjà fait plus de 37.000 morts.

Vendredi 11 janvier 2008
par Salam publié dans : Infos/Actus communauté : Solidarité Moyen-Orient
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Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, a entamé vendredi une visite à Téhéran visant à obtenir des éclaircissements sur des points du programme nucléaire iranien controversé.

Sa visite de deux jours intervient alors que la tension entre l'Iran et les Etats-Unis a monté d'un cran après un incident le 6 janvier dans le Golfe entre bâtiments de guerre américains et vedettes iraniennes.

M. ElBaradei est arrivé dans la nuit à l'aéroport international Imam Khomeiny, accompagné de son numéro deux Olli Heinonen et de Vilmos Cserveny, directeur des relations extérieures et de la coordination politique de l'AIEA.

Le sixième déplacement en Iran du responsable égyptien de l'AIEA depuis 2003 a pour objet, comme les précédents, d'éclaircir le caractère du programme nucléaire iranien.

L'Iran affirme que son objectif est purement civil, alors que de nombreux pays, particulièrement les Occidentaux, craignent qu'il puisse être détourné à des fins militaires.

Les Etats-Unis n'ont jamais exclu une option militaire pour contraindre Téhéran à suspendre son enrichissement d'uranium, comme l'exigent trois résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.

L'enrichissement d'uranium permet d'obtenir aussi bien le combustible pour une centrale nucléaire que la matière première d'une bombe atomique.

La perspective d'une attaque a diminué avec la publication en décembre d'un rapport des services de renseignement américains selon lequel l'Iran a bien poursuivi un programme nucléaire militaire mais l'a suspendu en 2003.

Néanmoins l'incident survenu entre bâtiments américains et vedettes iraniennes a ranimé le spectre d'un dérapage menant à un conflit militaire.

Les Etats-Unis ont protesté formellement jeudi auprès de l'Iran à cause de manoeuvres "agressives" selon Washington des vedettes iraniennes. La République islamique a démenti qualifiant ce contrôle d'"ordinaire".

Le tout alors que le président américain George W. Bush effectue une visite de ses alliés arabes et israélien dans la région, afin de les assurer que les Etats-Unis feraient face à la "menace", selon Washington, que représente l'Iran pour la stabilité au Proche-Orient.

A Téhéran, M. ElBaradei espère "développer les voies et moyens d'améliorer et d'accélérer la mise en oeuvre des mesures de sauvegarde en Iran, afin de résoudre toutes les questions encore en suspens" sur ses activités nucléaires, a dit la porte-parole de l'AIEA avant le déplacement de M. ElBaradei.

L'AIEA, qui avait épinglé l'Iran en novembre 2007 sur la poursuite des activités d'enrichissement de l'uranium, souhaite en savoir plus sur les expériences passées avec le plutonium et l'utilisation de centrifugeuses de type P1 et P2 pour produire de l'uranium enrichi.

Elle s'interroge aussi toujours sur les particules d'uranium hautement enrichi, comme celui qui entre dans la fabrication de l'arme atomique, qui ont été trouvées par des inspecteurs de l'agence à l'Université technique de Téhéran.

Initialement, le plan de travail établi entre Iraniens et responsables de l'AIEA en août 2007 devait apporter toutes les réponses à ces questions au plus tard en décembre 2007, mais le délai n'a pas été respecté.

Après avoir ouvert le chapitre des discussions consacrées à d'éventuels problèmes de contamination en novembre, les experts des deux parties doivent dorénavant aborder "les activités qui pourraient avoir des applications militaires", selon le plan de travail.

Sans donner de noms, la porte-parole de l'AIEA a précisé que M. ElBaradei rencontrerait des personnalités de haut rang à Téhéran. De source diplomatique à Vienne, on estimait qu'elles pourraient inclure le président Mahmoud Ahmadinejad et guide suprême de la République islamique Ali Khamenei.


Vendredi 11 janvier 2008
par Salam publié dans : Infos/Actus communauté : Solidarité Moyen-Orient
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Le président George W. Bush a évoqué vendredi les développements politiques dans le Proche-Orient avec l'émir du Koweït où il était arrivé en provenance d'Israël pour une visite dans le Golfe destinée surtout à assurer ses alliés arabes de sa détermination à contenir la "menace" de l'Iran.

Après s'être efforcé pendant trois jours en Israël et en Cisjordanie de faire avancer un accord de paix israélo-palestinien, M. Bush se rendra successivement, après le Koweit, samedi à Bahreïn, dimanche aux Emirats arabes unis et lundi en Arabie saoudite.

Il avait déclaré avant son départ de Washington que sa tournée, la première de sa présidence dans cette région, avait pour but de promouvoir la paix entre Israël et les Palestiniens, mais aussi de contenir les "ambitions agressives" de l'Iran, voisin des monarchies arabes du Golfe.

En Israël, M. Bush avait qualifié l'Iran de "menace pour la paix mondiale" et affirmé que la communauté internationale ne devait pas laisser Téhéran obtenir l'expertise qui pourrait lui permettre de se doter de l'arme nucléaire.

Téhéran affirme que son programme nucléaire est purement civil, mais les Etats-Unis le soupçonnent de servir de couverture à un programme militaire.

M. Bush devrait affirmer aux dirigeants du Golfe que Washington n'a pas l'intention de laisser tomber ses alliés, mais qu'il n'aura pas recours à la force sans avoir préalablement épuisé tous les moyens diplomatiques.

Mais en dépit du fait qu'ils dépendent de Washington pour leur sécurité et malgré l'inquiétude que leur inspire le programme nucléaire iranien,

les dirigeants des quatre pays qui accueilleront M. Bush lui renouvelleront sans aucun doute leur ferme opposition à toute action militaire contre Téhéran.

Bien qu'elles soient très préoccupées par la montée de l'influence iranienne dans la région, les monarchies arabes du Golfe redoutent encore plus, en effet, un conflit armé entre les Etats-Unis et l'Iran qui aurait de très graves conséquences pour elles.

Même le Koweït, qui est encore redevable aux Etats-Unis de l'avoir libéré en 1991 de sept mois d'occupation irakienne, accueille M. Bush en ami, mais avec des appréhensions quant à ses intentions.

Plusieurs journaux du Golfe ont donné le ton vendredi, reflétant les craintes de la région quant aux intentions américaines vis-à-vis de l'Iran.

Le quotidien
émirati Al-Khaleej a ainsi accusé le président américain de vouloir "transformer le conflit israélo-arabe en un conflit arabo-iranien".

M. Bush veut aussi réparer les dégâts causés par un retentissant rapport du Renseignement américain selon lequel l'Iran aurait arrêté en 2003 un programme secret pour fabriquer l'arme atomique et serait moins déterminé aujourd'hui à devenir une puissance nucléaire militaire.

Washington craint que ce rapport amène les pays arabes sunnites du Golfe, très inquiets de l'ascension d'un Iran chiite, à croire que les Etats-Unis pourraient baisser la garde.

M. Bush a répété en Israël que "toutes les options (étaient) sur la table".

Il a employé le même langage pour menacer l'Iran d'une riposte armée en cas d'agression, après un
incident militaire le 6 janvier dans le détroit d'Ormuz.

A sa descente d'avion à Koweït, il a échangé des embrassades avec l'émir Sabah Al-Ahmad Al-Sabah, avec qui il a ensuite évoqué, selon Kuna, "les derniers développements politiques dans le Moyen-Orient".

Un groupe représentant les parents de Koweïtiens détenus à Guantanamo a appelé M. Bush dans un communiqué à la libération de quatre Koweïtiens détenus depuis cinq ans.

Samedi, M. Bush devait se rendre dans l'une des plus grandes bases américaines de la région, le Camp Arifjan, où sont stationnés en permanence environ 15.000 soldats.

Là, tout près de l'Irak, il devait rencontrer le commandant des forces américaines dans ce pays, le général David Petraeus, et l'ambassadeur américain à Bagdad, Ryan Crocker.

 

Samedi 12 janvier 2008
par Salam publié dans : Infos/Actus communauté : Solidarité Moyen-Orient
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Samedi 19 janvier 17h00 - Saint-Denis
[Palestine] Concert Nos Voix Pour la Palestine
Organisé par : Génération Palestine, la GUPS et le CPPI – Saint Denis
De retour d’un séjour en Palestine et en Israël, des artistes témoignent de leur expérience… Face à l’injustice, la résistance ! 17h : Ouverture en présence d’Elias Sanbar, ambassadeur de la Palestine à l’UNESCO, Patrick Braouezec, député de Seine Saint-Denis et Claire Villiers, Vice présidente du Conseil régional d’Ile de France 18h : Projection du film de leur séjour, réalisé par Kourtrajmé Débat avec les artistes 19h30 : Concert HIP HOP avec la Pensée Urbaine, Kalash et La Caution
Ligne 13, 12 place de la Résistance, 93200 - Saint-Denis. Rens : Infoline 06 98 65 55 58 Renseignements, réservations : aida@generation-palestine.org -
http://www.generation-palestine.org
Mardi 15 janvier 2008
par Salam publié dans : Infos/Actus communauté : Solidarité Moyen-Orient
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Le président américain George W. Bush a engagé lundi les discussions avec le roi Abdallah avec la promesse d'une importante vente d'armes et l'intention de rallier l'allié saoudien à ses efforts pour contenir l'Iran et forger un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Les prix du pétrole, aux environs de 100 dollars le baril, semblaient également être à l'esprit de M. Bush au cours de sa tournée.

La Maison Blanche n'a pas dit si M. Bush avait soulevé la question avec le souverain de la première puissance pétrolière mondiale lors d'un dîner et d'entretiens qui ont retenu le président américain, connu pour être un couche-tôt, plus longtemps qu'à son habitude.

Mais le sujet a été abordé plus tôt dans la tournée, lors d'entretiens avec les dirigeants d'autres Etats producteurs, le Koweït, Bahreïn et les Emirats arabes unis, a dit un conseiller du président, Ed Gillespie.

Les prix du pétrole ajoutent aux pressions pesant sur une économie américaine menacée de récession.

Arrivé de Dubaï au sixième jour de sa tournée, George W. Bush a été accueilli à Ryad par le roi Abdallah à sa descente d'avion. Il s'agit de la première visite de M. Bush dans le royaume, principal allié des Etats-Unis dans le Golfe.

Pendant son séjour d'un peu moins de 48 heures, M. Bush entendait convaincre le roi Abdallah de la nécessité d'isoler l'Iran et de soutenir son action en faveur de la conclusion d'un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens avant la fin de l'année.

Sa tâche s'annonçait toutefois ardue dans les deux cas.

Pour parvenir à ses fins, M. Bush est arrivé porteur d'une bonne nouvelle: son gouvernement a informé le Congrès américain de son intention de vendre pour quelque 120 millions de dollars d'armement à l'Arabie Saoudite, a indiqué le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.

Cette vente s'inscrit dans une opération, annoncée en juillet, d'un montant total de 20 milliards de dollars en faveur de l'Arabie saoudite et de plusieurs Etats du Golfe. En l'occurrence, ce sont 900 bombes JDAM (Joint Direct Attack Munition), des engins de haute technologie à guidage satellitaire, qui seraient livrées à l'Arabie
Saoudite.

Un responsable américain n'a pas nié que l'annonce ait été prévue pour coïncider avec l'arrivée de M. Bush à Ryad.

Ce projet a alarmé le gouvernement israélien et de nombreux parlementaires américains, qui craignent que les armes soient utilisées contre Israël ou réduisent son avance technologique sur les autres Etats arabes de la région qui, comme l'Arabie saoudite, refusent de reconnaître l'Etat hébreu.

Le gouvernement américain s'est employé à apaiser les uns et les autres avec l'annonce, l'an dernier, d'un pacte d'assistance militaire avec Israël à hauteur de 30 milliards de dollars sur 10 ans, une augmentation considérable de l'aide consentie jusqu'alors à l'Etat hébreu.

Il a aussi fait valoir que cette vente était nécessaire pour contrer ce que M. Bush appelle la "menace" iranienne.

Le président américain aimerait que l'Arabie saoudite et les Etats du Golfe coopèrent à son entreprise d'isolement de la République islamique, sa bête noire.

La question était de savoir s'il parviendrait à convaincre le roi Abdallah

Lundi soir dans son palais ou encore mardi dans son ranch de Janadriyah, à 45 km au sud-est de Ryad. La Maison Blanche n'a donné aucune indication sur les entretiens qui ont suivi le dîner.

Si l'Arabie saoudite sunnite, comme les autres Etats arabes du Golfe que M. Bush vient de visiter, considère avec anxiété la montée en puissance de l'Iran chiite, elle s'inquiète peut-être plus encore d'une nouvelle guerre américaine, après celle en Irak, qui a déjà servi les intérêts iraniens.

Les pays arabes semblent admettre l'existence d'un péril iranien, mais répugnent à se mettre à dos Téhéran et ne veulent pas donner l'impression qu'ils prennent le parti d'Israël.

Malgré sa présence à la conférence d'Annapolis (Etats-Unis) fin novembre, l'Arabie saoudite semble suivre avec circonspection les efforts de M. Bush pour résoudre le conflit israélo-palestinien dans la dernière année de sa présidence, autre grande motivation de son périple, commencé la semaine dernière en Israël et en Cisjordanie.

M. Bush quittera l'Arabie saoudite mercredi pour l'Egypte, dernière étape de son voyage.



Le président George W. Bush a déclaré mardi qu'il interviendrait directement auprès du roi Abdallah d'Arabie saoudite pour que l'OPEP agisse et veille à contenir les prix du pétrole, qui font "souffrir" l'économie américaine menacée de récession.

M. Bush a indiqué lors d'une table ronde avec des entrepreneurs saoudiens qu'il parlerait dans la soirée avec le roi Abdallah "du fait que les prix du pétrole sont très élevés et que c'est dur pour notre économie".

Le président américain dira au souverain de la première puissance pétrolière mondiale qu'il "espère qu'au moment où l'OPEP envisage différents niveaux de production, (elle) comprenne que, si l'économie de l'un de leurs plus gros consommateurs souffre, cela signifiera moins d'achats et moins de pétrole et de gaz vendus".

Les propos de M. Bush ne permettaient pas de dire s'il avait déjà soulevé la question la veille lors de ses premiers entretiens avec le roi. Un compte-rendu des entretiens par l'agence de presse officielle saoudienne n'en fait pas mention.

Avec la visite de M. Bush dans le Golfe et surtout en Arabie saoudite s'est inévitablement posée la question de discussions sur un sujet ultra-sensible.

L'Arabie saoudite est le premier exportateur et possède les plus grandes réserves de pétrole au monde.

Le prix de l'énergie ajoute aux pressions pesant sur l'économie américaine.

A près de 100 dollars le baril, les prix record du pétrole ont fait bondir le déficit commercial des Etats-Unis de 9,3% en novembre, pour le porter à 63,1 milliards de dollars, le niveau le plus élevé depuis septembre 2006.

L'état de l'économie, préoccupation primordiale des Américains, s'annonce comme un des enjeux majeurs de la campagne en cours pour la présidentielle de novembre.

M. Bush avait également soulevé la question des prix du pétrole aux précédentes étapes de sa tournée dans le Golfe, Koweït, Bahreïn, Emirats arabes unis, autres pays producteurs, avait indiqué la Maison Blanche lundi en termes vagues.

Au deuxième jour de son séjour en Arabie saoudite, M. Bush a par ailleurs décidé de dépêcher sa secrétaire d'Etat Condoleezza Rice en Irak voisin pour des entretiens avec les dirigeants du pays.

M. Bush est arrivé lundi, pour sa première visite en Arabie saoudite, avec la promesse d'une importante vente d'armes et l'intention de rallier l'allié saoudien à ses efforts pour contenir l'Iran et forger un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens avant la fin de l'année.

Peu d'informations ont filtré du dîner et des entretiens que le président et le roi ont eues lundi soir et qui ont tenu M. Bush, réputé pour se coucher tôt, éveillé plus longtemps qu'à son habitude.

Le roi Abdallah a évoqué les efforts de paix au Proche-Orient, la situation en Irak et la lutte antiterroriste, a rapporté mardi l'agence officielle saoudienne SPA.

Mais rien ne permettait de dire si M. Bush avait réussi à convaincre Abdallah d'oeuvrer à la paix entre Israéliens et Palestiniens en utilisant ses considérables ressources diplomatiques et financières, ou d'aider à isoler la République islamique.

Il s'agissait des deux priorités du périple de M. Bush dans la région, et dans les deux cas, la tâche s'annonçait ardue, selon les experts.

Le roi Abdallah devait dévoiler mardi à M. Bush l'opulence dans laquelle vivent les princes du pétrole en l'accueillant dans son "ranch" près de Ryad, où les écuries de ses purs-sangs ont l'air conditionné.

Le roi Abdallah rend à M. Bush les invitations qu'il lui a faites dans son ranch texan de Crawford, en 2002 et 2005, quand il était encore prince héritier mais dirigeait déjà le pays de facto.

M. Bush sera là aussi en terre d'élevage, non pas de boeufs, mais d'étalons. Sur les milliers d'hectares de terre de Janadriyah, à 45 km au sud-est de Ryad, Abdallah élève 150 chevaux et peut-être la plus grande collection de purs-sangs arabes au monde. Chaque animal porte une puce consignant sa lignée et servant de carnet de santé.

Le roi et le président, dont la Maison Blanche vante les fortes relations personnelles, dîneront dans une structure permanente de tentes aux poteaux d'ébène et d'ivoire incrustés de pierres précieuses et aux parois de soie.

M. Bush achève sa tournée mercredi en Egypte, une semaine après l'avoir débutée en Israel.

Mardi 15 janvier 2008
par Salam publié dans : Infos/Actus communauté : Solidarité Moyen-Orient
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Plus de deux ans après les émeutes en France, le "plan banlieue", annoncé depuis des mois, donne lieu à une cacophonie gouvernementale, avec le report de sa présentation par le président Sarkozy, et des propos de la ministre de la Ville exprimant des doutes sur un tel plan.

Parallèlement, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot Marie a souhaité une "police proche des gens" et annoncé la mise en place d'"unités territoriales de quartier" dans trois sites sensibles du département de Seine-Saint-Denis, au nord de Paris.

Des déclarations interprétées à gauche comme l'annonce d'un retour vers "la police de proximité", créée par les socialistes, et supprimée par la droite en 2002.

Le porte-parole du parti socialiste Stéphane Le Foll a réagi en pointant "la confusion générale".

Lundi, la ministre du Logement et de la Ville Christine Boutin a jeté un pavé dans la mare en déclarant dans une interview au journal La Croix, "ne pas croire à un plan banlieue".

"On ne résoudra pas les problèmes des quartiers par un énième plan qui se résumerait à leur donner encore plus de moyens", a-t-elle dit, avant de nuancer un peu plus tard sur ses propos.

La secrétaire d'Etat à la Ville Fadela Amara, personnalité venue de la gauche et symbole d'"ouverture" du gouvernement Sarkozy, travaille depuis plusieurs mois à un tel plan.

"Je ne crois pas en un plan banlieue mais en une autre politique de la Ville", a dit Mme Boutin, avant de nuancer un peu plus tard sur ses propos.

Lors de sa conférence de presse mardi dernier, Nicolas Sarkozy avait lui-même semé le trouble en annonçant que la présentation du "plan banlieue", initialement prévue le 22 janvier à Vaulx-en-Velin, banlieue de Lyon (centre-est) qui avait connu de graves émeutes en 1990, était repoussée à février dans un lieu non encore précisé.

Tout en niant être désavouée par le président, Mme Amara a reconnu que M. Sarkozy lui avait demandé de "booster" son plan.

Elle a cependant maintenu la réunion avec les associations de banlieue à Vaulx-en-Velin le 22 janvier.

Jeudi dernier, plusieurs maires de gauche de communes de banlieues, reçus par Mme Amara, avaient exprimé leur "déception" quant à l'avancement du plan, et déploré être restés "dans les généralités" lors de la rencontre.

En novembre, la Cour des comptes avait dressé un bilan sévère de la politique de la ville menée depuis 2002, jugeant son efficacité "incertaine" en raison notamment de dispositifs trop lourds et complexes et ce, en dépit des milliards dépensés.

Elle avait aussi remarqué que dix-neuf ministres de la ville s'étaient succédé en 17 ans.

La France a connu à l'automne 2005 trois semaines d'émeutes dans les banlieues, et la situation dans les quartiers défavorisés reste souvent très sensible.


Mardi 15 janvier 2008
par Salam publié dans : Infos/Actus communauté : Révolution Spirituelle 2012
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Le président Nicolas Sarkozy est arrivé mardi à Abou Dhabi pour une brève visite aux Emirats arabes unis, au cours de laquelle la France doit signer avec ce richissime producteur de pétrole un accord de coopération sur le nucléaire civil et un accord de défense.

M. Sarkozy, qui venait du Qatar, a été accueilli en milieu de journée à l'aéroport d'Abou Dhabi par le président des Emirats, cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahyan.

D'après le quotidien français Le Monde, cet accord de défense porterait sur sur l'octroi de facilités navales permanentes à la France dans l'émirat d'Abou. Du côté émirati comme du côté français, on se refusait mardi matin à confirmer ce point. L'octroi officiel de facilités militaires à la France, si elle est confirmée, constituerait un développement très significatif, les autorités émiraties étant notoirement sourcilleuses au sujet de tout ce qui a trait à leur indépendance.

M. Sarkozy devait aussi assister sur l'île de Reem à la cérémonie de pose de la première pierre du campus de l'université Sorbonne-Abou Dhabi.

Cette visite éclair à Abou Dhabi, la capitale fédérale des Emirats, constitue la dernière étape de la tournée de M. Sarkozy dans le Golfe, sa première dans cette région depuis son arrivée au pouvoir en mai. L'Elysée avait déjà annoncé que le séjour de M. Sarkozy à Abou Dhabi, qui devait durer à peine six heures, donnerait lieu à la signature d'un accord de coopération dans le nucléaire civil, le troisième avec un pays arabe après ceux conclus en décembre avec l'Algérie et la Libye.

Dans le cadre de cette coopération, le groupe nucléaire Areva et l'électricien Suez ont annoncé lundi leur alliance avec le groupe pétrolier Total pour vendre deux réacteurs nucléaires EPR (European Prezzurized Water Reactor) aux Emirats.

M. Sarkozy avait confirmé lundi dans un discours à Ryad son offre de faire profiter les pays arabes et musulmans de l'expertise française en matière nucléaire.

A Doha, où M. Sarkozy a effectué une visite d'Etat, la France et le Qatar, richissime émirat gazier, avaient signé lundi soir un contrat dans le domaine de l'électricité et un protocole d'accord dans le secteur du nucléaire civil.

La compagnie Areva Transmission & Distribution (Areva T&D), filiale du groupe nucléaire français Areva, avait signé un contrat de 470 millions d'euros avec la société de distribution d'eau et d'électricité qatarie, Kahrama, pour lui fournir des sous-stations pour un projet d'électrification.

En outre, un protocole d'accord avait également été signé entre le groupe Electricité de France (EDF) et le Qatar pour "engager des discussions sur des coopérations dans les domaines de la production électrique nucléaire et la production d'énergies renouvelables (solaire et éolienne)", selon une source de l'Elysée. Ce mémorandum doit également permettre à EDF d'examiner avec Qatar Petroleum International
(QPI) des "opportunités d'investissements dans la chaîne gazière", le Qatar disposant des troisièmes réserves mondiales de gaz naturel.

"Dans le domaine nucléaire, les discussions porteront dans un premier temps sur un accord d'assistance pour une étude de faisabilité et d'acceptabilité, et non sur un investissement", a précisé l'Elysée.

En outre, divers projets, représentant potentiellement un total de 6,3 milliards d'euros, ont été évoqués entre les deux pays, comme cela a été le cas lors de la visite de M. Sarkozy en Arabie saoudite, où aucun contrat n'avait toutefois été signé.

Avant de quitter Doha, M. Sarkozy a rencontré mardi matin au lycée Voltaire, un établissement franco-qatari ouvert au début de l'actuelle année scolaire, des représentants des quelque 2.000 Français vivant au Qatar. "Nous allons fournir un effort sans précédent pour promouvoir la culture et l'enseignement du Français à l'étranger", a-t-il dit à cette occasion.





Mardi 15 janvier 2008
par Salam publié dans : Infos/Actus communauté : Solidarité Moyen-Orient
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La France et le Qatar, un riche pays gazier du Golfe, ont signé un contrat sur l'électricité et un mémorandum d'entente dans le secteur du nucléaire civil, au premier jour d'une visite d'Etat de Nicolas Sarkozy à Doha.

Le président français, arrivé en fin d'après-midi à Doha pour une visite d'Etat dans le cadre de sa première tournée dans la région du Golfe, a eu en soirée un entretien avec l'émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, qui a offert un dîner en son honneur.

La compagnie Areva Transmission & Distribution (Areva T&D), filiale du groupe nucléaire français Areva, a signé un contrat de 470 millions d'euros avec la société de distribution d'eau et d'électricité qatarie, Kahrama, pour lui fournir des "sous-stations" pour un "projet d'électrification du Qatar".

Un "mémorandum d'entente" a également été signé entre le groupe énergétique Electricité de France (EDF) et le Qatar pour "engager des discussions sur des coopérations dans les domaines de la production électrique nucléaire et la production d'énergies renouvelables (solaire et éolienne)", a-t-on indiqué de même source.

Ce mémorandum doit également permettre à EDF d'examiner avec Qatar Petroleum International (QPI) des "opportunités d'investissements dans la chaîne gazière", le Qatar disposant des troisièmes réserves mondiales de gaz naturel.

"Dans le domaine nucléaire, les discussions porteront dans un premier temps sur un accord d'assistance pour une étude de faisabilité et d'acceptabilité, et non sur un investissement", a précisé l'Elysée.

En outre, divers projets d'un potentiel de 6,3 milliards d'euros ont été évoqués entre les délégations du Qatar et de la France, comme cela a été le cas lors de la visite de M. Sarkozy en Arabie saoudite où toutefois aucun contrat tangible n'avait été signé.

M. Sarkozy, accompagné d'une délégation d'une quinzaine d'hommes d'affaires français et de plusieurs ministres, a affirmé à Ryad que "de gros contrats vont être signés par les entreprises françaises dans les semaines et les mois qui viennent" avec l'Arabie saoudite, évoquant "40 milliards d'euros de contrats potentiels" avec ce pays.

"Ce sont des contrats immenses, à la fois sur le civil et le militaire, ce qui est une nouveauté", a-t-il dit.

Selon une source de l'Elysée, les discussions en cours portent sur le transport terrestre, l'aviation civile, l'eau et l'électricité, la sécurité intérieure et l'armement.

Le président français a exalté l'amitié franco-saoudienne
Durant sa visite officielle dans le royaume saoudien qui a surtout confirmé l'excellence des relations politiques entre les deux pays.

"La France veut être l'amie de l'Arabie saoudite, elle veut être l'amie du monde arabe, une amie qui ne veut pas donner des leçons, mais qui dit la vérité", a déclaré M. Sarkozy lundi matin dans un discours devant le "Majlis Al-Choura" (Conseil consultatif), une assemblée de 150 membres, tous des hommes, nommés par le souverain saoudien.

Lors de ses entretiens dimanche soir avec le roi Abdallah, M. Sarkozy lui a proposé qu'une équipe du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) vienne à Ryad "dans les prochaines semaines pour travailler sur la question du nucléaire civil", a-t-on appris auprès de l'Elysée.

Selon la même source, "le roi a pris bonne note" de cette proposition, mais n'a pas fait d'autres commentaires.

Malgré leurs immenses richesses en hydrocarbures, les pays du Golfe sont très demandeurs en matière de nucléaire civil.

La France signera d'ailleurs mardi avec les Emirats arabes unis, troisième et dernière étape de la tournée de M. Sarkozy dans le Golfe, un accord de coopération sur le nucléaire civil, le troisième avec un pays arabe après ceux conclus en décembre avec l'Algérie et la Libye.


Mardi 15 janvier 2008
par Salam publié dans : Infos/Actus communauté : Solidarité Moyen-Orient
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La visite de George Bush au Moyen-Orient vise à exprimer un fort soutien à Israël en sa qualité de base principale pour la stratégie hégémonique des États-Unis au Machrek arabe.
Bien que le président américain ait appuyé l’idée de l’État palestinien en Cisjordanie et à Gaza, il a encouragé les politiques agressives d’Israël, sa colonisation à outrance et la transformation de la Cisjordanie en zones géographiques distinctes les unes des autres.
George Bush s’est ouvertement vanté d’appuyer toutes les demandes d’Israël alors que le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, l’exhortait de faire pression sur l’État hébreu afin qu’il améliore les conditions de vie précaire qu’il impose aux Palestiniens sous occupation. Mais le plus important, ce sont les propos de George Bush dès son arrivée en Israël parlant d’une alliance éternelle avec Israël, l’État des juifs. Le président US a voulu ainsi enterrer le droit au retour des refugies palestiniens, et a ouvertement, et pour la première fois, proposer de lier l’affaire des refugies à un mécanisme d’indemnisation.
Autre humiliation infligée aux Palestiniens, le refus de Bush de visiter le mausolée où est enterré Yasser Arafat. Un geste qui illustre la légèreté avec laquelle il traite l’Autorité de Mahmoud Abbas.

Presse et agences internationales

SOBH (QUOTIDIEN IRANIEN)
Les élections législatives en Iran approchent et une alliance des forces souhaitant arracher au président Mahmoud Ahmadinejad et à ses alliés la majorité parlementaire commence à se former. Mais de nombreux journaux estiment que le contrôle exercé par le Conseil de surveillance de la Constitution, à travers un filtrage préalable des candidatures, entravent le processus électoral et sape son intégrité. Le journal Roz a vivement critiqué la couverture accordée aux erreurs du président. La revue Ahdath a pour sa part longuement commenté l’incident entre des vedettes des Gardiens de la révolution et des bâtiments états-uniens dans le détroit d’Ormuz.

SADAY ADALET (QUOTIDIEN IRANIEN)
Il va de soi que l’assassinat de l’ancienne Premier ministre pakistanaise, Benazir Bhutto, s’inscrit dans la continuité des agissements dictatoriaux soutenus de l’extérieur. Il semble que la mort se soit mêlée à la vie dans le monde, surtout dans notre région, qui s’étend de l’Irak à l’Afghanistan, en passant par la Palestine, le Liban, le Pakistan et la Somalie. Dans les dictatures, la vie n’est plus qu’une ombre et la force politique tyrannique ne reconnait pas l’existence d’un partenaire. Puisque le général Pervez Musharraf contrôle tout et reste l’unique centre de décision, c’est lui qui assume la responsabilité de la grave crise qui secoue le Pakistan. C’est lui seul qui peut sortir le pays de ses difficultés.

AL BAYAN (QUOTIDIEN EMIRATI)
Si les paroles sur la « paix » que George Bush a prononcées devant Ehud Olmert sont la marchandise qu’il souhaite proposer lors de sa tournée moyen-orientale, cette visite n’avait même pas besoin d’avoir lieu. Cette marchandise est présente dans les souks depuis longtemps. Sa venue dans la région pour en reparler ne va pas contribuer à l’écouler. La réalisation du compromis israélo-palestinien, basé sur l’idée des deux États, a besoin d’autres produits. Concernant la situation actuelle, il ne reste qu’un an et dix jours du mandat du président Bush. De plus, le contexte actuel dans la région ne permet pas des tergiversations, et il n’est plus possible de laisser libre cours à la violence israélienne. Le facteur temps est primordial.

AL KHALEEJ (QUOTIDIEN EMIRATI)
Personne n’avait besoin du conseil de la Maison-Blanche de ne pas s’attendre à de « grandes percées » à l’occasion de la tournée de George Bush. Le président états-unien a donné le ton dès son arrivée à Tel-Aviv en déclarant que « les États-Unis resteraient un proche allié et une garantie pour la sécurité de l’État juif ». Seuls les naïfs auraient pu croire que la visite de Bush aboutirait à des résultats différents de ceux qui avaient été fixés à l’avance, c’est-à-dire réaffirmer la solidité de l’alliance entre les deux pays, et rien d’autre. Sous ce principe s’inscrivent un grand nombre de points comme l’engagement à garantir la suprématie militaire d’Israël et à soutenir ses équipées sauvages contre le peuple palestinien.

REBELLION (SITE LATINO-AMÉRICAIN)
Les crimes commis contre les Palestiniens dans les Territoires occupées et dans d’autres régions, depuis qu’ils ont voté « dans la mauvaise direction » en donnant la victoire au Hamas, sont tellement flagrants que la seule réaction affective est l’extrémisme. Mais cela n’aide pas les victimes et pourrait provoquer beaucoup de dégâts.

AS-SAOURA (QUOTIDIEN SYRIEN)
- Ahmad Hamadé
Nous avons toujours entendu des présidents états-uniens appeler Israël à mettre un terme à sa politique de colonisation alors qu’en pratique ils l’encourageaient et le soutenaient à poursuivre sur cette voie. La même chose s’applique au mur de la séparation raciste et à la nécessité de réaliser la paix. Très vite, les vents US tournent comme le souhaitent les navires israéliens et la politique de la Maison-Blanche évolue conformément aux penchants racistes de l’État hébreu. Avant même le début de sa tournée, George Bush avait invité Israël à cesser la construction de colonies « illégales ». Pourquoi, y’a-t-il des colonies légales ?

LES ECHOS (QUOTIDIEN ÉCONOMIQUE FRANçAIS)
Nicolas Sarkozy comencera dimanche sa tournée dans le Golfe par l’Arabie saoudite, troisième fournisseur de pétrole de la France (après la Norvège et la Russie). Il sera accompagné de nombreux chefs d’entreprise français, dont Anne Lauvergon (Areva) et Gérard Mestrallet (Suez). Aucun contrat notable sera signé, mais ils ‘agit de placer les industriels français dans la course alors que les échanges hors pétrole entre les deux pays sont peu importants. Sont notamment en vue la distribution d’eau à Riyad pour Veolia, une nouvelle raffinerie avec Total, le projet « Land Bridge » de liaison ferroviaire entre l’est et l’ouest du royaume pour Alstom.
En outre, les États du Golfe en général et l’Arabie saoudite en particulier, achetent plus du quart des exportations d’armement français. Ils représentent un potentiel commercial énorme, malgré un processus de décision très long. Thales est sur les rangs pour le projet Miksa de sécurisation des frontières saoudiennes Les Saoudiens envisagent également de s’équiper de 4 frégates multimissions, de sous-marins, d’un satellite d’observation, ainsi que de 5 Airbus ravitailleurs supplémentaires. Coté hélicoptères, si la piste du contrat-cadre a tourné au fiasco, EADS espère encore vendre une dizaine de NH90 à la marine, et une cinquantaine de Fennec à l’armée de l’air.

LA LIBRE BELGIQUE (QUOTIDIEN BELGE)
Le tribunal correctionnel de Bruxelles a prononcé jeudi soir un jugement sévère à l’encontre des cinq membres de la filière qui avait envoyé la Belge Muriel Degauque commettre le 9 novembre 2005 un attentat suicide en Irak, le premier jamais perpétré par une Occidentale.

THE TIMES (QUOTIDIEN BRITANNIQUE, GROUPE MURDOCH)
Les services médicaux US ont soigné des soldats britanniques blessés en Irak et en Afghanistan en leur transfusant un sang infecté. Le Pentagone a reconnu 11 cas de contamination VIH, le ministère britannique en a trouvé 18. Une enquête est en cours.

JEWISH CHRONICLE (HEBDOMADAIRE SIONISTE BRITANNIQUE)
Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, a assuré de son soutien une délégation d’un comité juif du Royaume-Uni soucieuse d’empêcher que la prochaine conférence mondiale de l’ONU contre le racisme ne soit une répétition de celle de Durban où le sionisme avait été mis en question. D’ores et déjà, le comité —qui comprend Henry Grunwald, Lord Janner et Rosalind Preston— s’est indigné que la réunion préparatoire de la conférence ait été convoquée par l’ONU le jour de Yom Kippour, fête juive.

THE WASHINGTON POST (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN)
Le contre-amiral Frank Thorp IV, porte-parole de l’US Navy, a indiqué que l’enregistrement radio diffusé par le Pentagone, attribué aux Gardiens de la révolution iranien menaçant un bâtiment de guerre états-unien, pouvait en réalité provenir de n’importe qui et menacer n’importe qui. Il contredit ainsi les propos du vice-amiral Kevin Cosgriff, commandant des forces navales du Central Command, et ceux de Geoff Morrell, porte-parole du Pentagone, qui avaient tous deux évoqués un incident de la plus haute gravité.

THE LOS ANGELES TIMES (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN)
Les troupes de la Coalition poursuivent leur opération de nettoyage en Irak. 25 tonnes de bombes ont été lancées en moins de 10 minutes, hier par des B1, F16 et F18 dans la province de Diyala. Plus de 4 000 GI’s tentent d’y neutraliser une cinquantaine d’insurgés.

Audiovisuel international

CHAINE SATELLITAIRE SYRIENNE
La délégation parlementaire française, conduite par le député Gérard Bapt, a estimé que la Syrie est un État important dans la région et ne peut être ignorée.
La Ligue arabe a jugé « inacceptables » les propos de George Bush appelant à l’indemnisation des réfugiés palestiniens.

AL JAZEERA (CHAINE QATARI)
Principal journal du soir
- Naim Kassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah
Nous voulons participer et non pas être présents au gouvernement. La participation signifie un poids efficace garantissant un processus sain de prise des grandes décisions. Notre simple présence pourrait nous transformer en témoins impuissants.
Le Hezbollah ne recherche ni portefeuilles ni positions au sein de l’État. Nous souhaitons simplement vivre dignement dans notre pays. Et nous ne permettrons pas d’être placés sous tutelle quelle que soit celle-ci, car nous sommes en mesure de gérer nos affaires.
L’Administration Bush veut détruire l’expérience de la Résistance politiquement après avoir échoué à la détruire sur le terrain. Mais je conseille aux États-uniens de ne plus se fatiguer car les Libanais ne se laisseront pas faire.
La majorité refuse d’accorder le tiers de garantie à l’opposition pour garder une mainmise totale sur les décisions politiques du pays. Les efforts de l’opposition visent à ne pas placer le général Michel Sleimane dans une situation embarrassante, lorsqu’il sera élu président.
La Syrie n’intervient nullement dans la position de l’opposition.

Tendances et événements au Liban

Hariri torpille une proposition de rencontre avec Aoun

L’activité politique libanaise est dominée par les entretiens du secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, avec les dirigeants du 14-mars (pro-US) et l’opposition ainsi que d’autres personnalités politiques et spirituelles. Les dernières 48 heures ont enregistré les développements suivants :
- 1. Amr Moussa et ses interlocuteurs libanais font preuve d’un mutisme total sur les résultats de leurs entretiens autour du plan de solution arabe à la crise.
- 2. Les États-uniens ont exprimé des réserves concernant l’initiative de la Ligue. L’ambassadeur US à Beyrouth a commencé une série de contacts pour torpiller ou retarder une éventuelle entente interlibanaise. Jeffrey Feltman a publiquement déclaré que l’accord entre les protagonistes pourrait prendre des semaines et ne pas voir le jour avant le sommet arabe prévu à Damas fin mars. Les analystes ont interprété ces propos comme un signal américain envoyé aux loyaliste du 14-mars afin qu’ils procèdent à une escalade dans le but de torpiller les efforts de Amr Moussa. Washington souhaite visiblement reporter au printemps prochain toute solution à la crise libanaise, car d’ici là, les contours d’éventuels compromis régionaux globaux seront plus clairement apparus et l’orientation des relations avec la Syrie et l’Iran seront plus claires.
- 3. Amr Moussa a tenu, après un entretien avec le général Michel Aoun, à rendre hommage au chef chrétien de l’opposition dont « les positions sont claires et positives ». Les concertations entre les dirigeants de l’opposition se poursuivent alors que des informations faisant état d’une possible rencontre, au Parlement, entre Michel Aoun et le chef du 14-mars, Saad Hariri, ont très vite été accueillies par le refus de ce dernier de rencontrer le chef chrétien de l’opposition après le veto du leader de l’ancienne milice des Forces libanaises, Samir Geagea.
- 4. L’ancien président Amine Gemayel, une des personnalités chrétiennes du 14-mars, a avancé la proposition de formation d’un gouvernement neutre en cas d’échec des négociations entre les loyalistes et l’opposition. Une source dirigeante de l’opposition a estimé que cette formule n’aura aucun sens sans accord préalable sur l’élaboration d’une nouvelle loi électorale pour organiser des élections législatives anticipées qui permettraient une reconstitution du pouvoir.
- 5. La Syrie et l’Arabie saoudite ont exprimé des positions complémentaires sur l’indivisibilité du plan arabe dont toutes les clauses doivent être mises en œuvre dans le cadre d’un même processus. Les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont assuré que Damas et Riyad coopérait dans le but de faire réussir l’initiative arabe et la mission de Amr Moussa.
- 6. Des indices commencent à apparaitre sur l’imminence de mouvements de protestations populaires contre le recul du niveau de vie et la hausse vertigineuse des prix des produits de consommation.
- 7. Il est pratiquement certain que la séance de l’élection présidentielle prévue le samedi 12 janvier sera reportée en attendant un compromis politiques entre le 14-mars et l’opposition.
- 8. La commission des droits de l’homme à Genève a publié un rapport qualifiant de politique et d’arbitraire la poursuite de l’incarcération des généraux Jamil Sayyed, Moustapha Hamdane, Raymond Azar et Ali el-Hage, arrêtés il y a deux ans et quatre mois dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. La commission d’enquête internationale avait assuré à plusieurs reprises ne détenir aucune preuve incriminant les quatre généraux et justifiant leur maintien en prison.

Presse libanaise

L’ORIENT-LE JOUR (QUOTIDIEN PROCHE DU 14-MARS)
« Le problème n’est pas une affaire de chiffres : le problème c’est le Liban. Il ne faut pas nous cacher derrière le jeu des chiffres et perdre de vue l’intérêt du Liban ». Amr Moussa, pour qui le déblocage de la crise « n’a pas besoin de miracle » et qui a eu droit hier à une journée marathon, de Bkerké à Rabieh en passant notamment par Aïn el-Tiné (deux fois), le Sérail, Clemenceau et Saïfi, a été très clair dans son constat. Et pourtant, c’est bien dans les chiffres que les Libanais, ou une partie d’entre eux, enlisent le chef de la diplomatie arabe. Et c’est la même question que tout le monde se pose – à commencer par le secrétaire général de la Ligue arabe : si la formule sur laquelle se seraient mis d’accord, samedi dernier au Caire, Saoud el-Fayçal et Walid Moallem (entre autres), à savoir 14 + 10 + 6 au lieu du 10 + 10 +10 proposée par l’opposition, n’est pas suivie samedi par l’élection de Michel Sleimane, c’est que quelqu’un, quelque part, s’est largement payé la tête de… tout le monde, ou presque.

AD DIYAR (QUOTIDIEN PROCHE DE L’OPPOSITION)
Amr Moussa ressemble à celui qui combat les diables des détails pour tenter d’aboutir à un accord entre les différentes parties. Le secrétaire général semble nerveux et tendu dans ses déclarations à la presse. Peut-être que l’énervement de Moussa est-il dû au fait que le danger qui guette le Liban est très grand en cas d’échec de l’initiative arabe, et qu’il ne trouve pas chez les dirigeants libanais qu’il rencontre assez de sens de la responsabilité et de sagesse.

Mardi 15 janvier 2008