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Parole de Sagesse

"Ne considère point si l'auteur d'un tel livre
Fut plus ou moins savant;
Mais s'il dit vérité, s'il t'apprend à bien vivre,
feuillette-le souvent.
Quand son instruction est salutaire et bonne,
Donne-lui prompt crédit;
Et, sans examiner quel maître te la donne,
Songe à ce qu'il te dit"

 
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(Essai de retranscription suivant la terminologie théologique occidentale)

{ 1. Par le Très Saint Nom de la Divinité,
  par Essence et par Excellence le Miséricordieux
2. La Louange est à la Divinité, Seigneur des Mondes,
3. Miséricordieuse par Essence et par Excellence
4. Ô Souverain du Jour de l'Allégeance
5. A Toi toute notre dévotion
    A Toi toutes nos implorations!
6. Orientes-nous sur la voie des Rectifiés
7. Voie de ceux dont les Grâces sont Tiennes
8. Non pas celle de ceux dont la Véhémence est Tienne
9. Ni celle des Egarés
}

Amen


Les Saints Mystères de la Fatiha (la Sûrat Ouvrante)

Al-Fatiha est une invocation destinée à purifier le coeur afin de recevoir l'orientation intérieure, la Niyyah qui constitue la pierre philosophale de l'alchimique islam; Niyyah qui est travaillée par la discipline pour faire émerger les bienfaits d'Allah.

Ces bienfaits ont l'apparence de la Grâce dans le coeur du fidèle, car bien que résultats de son action personnelle en adéquation harmonieuse avec avec le Réel (Haqîqa), son être en propre n'est capable d'agir que par le Souffle qui lui a été donné, le Ruh, et la réunion des conditions du succès.

Autrement dit, il n'est qu'agent d''Alamîn dont le gouvernement est tout entier dans les mains d'Allah. Cette parfaite harmonie créatrice de bienfaits est l'unité cosmique, communion des énergies déployées par l'Origine Première grâce aux vertues du Très Saint Nom.

Or ce Très Saint Nom n'est pas évoqué explicitement, parce qu'il est implicite: il est le Nom Saint, le Shem Ameforash, gravé dans le coeur du fidèle comme porté par un golem animé, Nom Inexprimable, Saveur Spirituelle (Dhawq), qu'aucune formulation ne peut contenir, car il emplit l'être et ne peut être réduit à une expression, une formule, une diction ou une écriture.

Ce que nous savons du Très Saint Nom, c'est qu'il s'agit du Logos, du Kalâm lui-même, le Verbe créant-ordonnant agent divin uni à Allah car il est en Dieu et Dieu est en lui.

Les Rectifiés sont ceux qui ont accompli le "Jour de la Discipline",
et comme réalisation des Mondes ('Alamîn), ont pénettré l'éternelle rétribution des Ressuscités, par la faveur de la divine Miséricorde. Ils sont sauvés des ténèbres de la véhémence et des dérives de la perdition, ils ont trouvé leur nature ontologique dans le Très Saint Nom, sont rentrés dans la gloire suprême, libérés des entraves du "bas-monde", Dunîa. La Grande Résurection est Illumination.

Verset 1:
Il s'agit de la seule sûrat où le Basmalah est incorporée comme Verset (Aya).
Ce qui est d'ailleurs surprenant, c'est que dans la prière, l'orateur prononce cette formule en son intérieur et ne chante qu'à partir du second verset, car comme cela a été dit, le Basmalah renvoi au Shem Ameforash, le Nom Secret et Imprononcable du Divin, un Nom Saint que seul le for-intérieur peut saisir. Chacun, lors de la prière, sachant que l'orateur va lancer la Fatiha, le proclame en son coeur.

Verset 2-3:
L'Ouverture est structurée par le Basmalah, 
suivi d'une louange destinée à nous rappeler les bienfaits de la Divinité 
et l'inspiration divine dans le bien dit ou accompli par nous à titre d'intercesseurs, 
émanant seulement de la chaïne causale "
karmique", celle du Maktûb,
 dont l'Alpha et l'Oméga sont en Dieu exalté.
Décrite comme Seigneur des Mondes, 
la Divinité est au-delà des sphères d'existence,
les intégrant toutes.
La multiplicité des Mondes n'est pas sans rappeler la multitude des plans sur lesquels nous vivons:
le plan physique, éthérique, astral...
La redondance du Basmalah en verset 3 est insistance sur la qualité qui seule permet à l'homme de s'adresser à son Seigneur: La Miséricorde Fondamentale d'Allah.

Verset 4-5:
Le Jour de l'Allégeance -ou Jugement Dernier- est bien une Apocalypse, 
c'est à dire une Révélation, 
car l'Allégeance est un sentiment intérieur, un positionnement d'esprit. 
Aussi est-il intemporel et permanent,
il n'a pas qu'une dimension eschatologique, 
mais intrasèquement initiatique.
Allah est Souverain sur tout, 
non exclusivement sur le Jugement des Ames.
Cette délimitation est de nature à nous faire comprendre qu'en ce qui concerne le Jugement,
Lui et Lui seul détient les clefs du bonheur et de la souffrance,
de la réparation et de la peine.

Le Cinquième Aya est d'une profondeur manifeste.
L'adoration qui est dévotion manifeste est toute orientée vers l'Allégeance,
de même les implorations du coeur sont tout à fait tournées vers Allah 
Qui les reçoit de par la transparence de nos sentiments à l'égard de notre conduite.
Etant Le Tout Universel, "l'Entité-Mondes"-,
nous communiquons avec Lui par chacune de nos actions, 
réactions, 
paroles.

Verset 6-7:
La Fatîha s'achève sur une demande,
annoncée par les implorations du verset précédent.
Ce qui est suggéré dans cette prière est l'ouverture de l'Oreille Intérieure à la Guidance providentielle
afin de rectifier le comportement,
de lui rendre sa direction rectiligne originelle,
naturelle.
Ce qui est recherché est clairement l'alchimie mystique, 
le redressement de la Kundalini, prosaïquement l'Epouse Spirituelle ou Houri.
C'est un état de paix avec le monde, de gratitude.
Il est opposé à deux attitudes par lesquelles les croyants s'éloignent de la Voie,
la colère à l'égard du monde
et le délir imaginaire qui l'éloigne de la lucidité à laquelle appelle la spiritualité. 

Amîn:
lettriquement voisin de l'Imân, Amen - { Ainsi Soit-Il } en français-,
Proclamé par toute l'assemblée réunie lors de la prière, 
résonnant dans un face à face des coeurs, 
l'Unité du Saint Esprit,
nous fait prendre part en temps qu'intercesseurs les uns des autres 
dans l'élévation de cette prière d'Ouverture
Jusqu'au Saint des Saints.
Dieu seul connait le mystère de { Kun
fa Yakun }
{ "Soit"
et cela Est },
Et il nous a été enseigné de prononcer l'Amîn émanant du Divin,
Se réfléchissant dans le miroir poli de nos coeurs.
Le rythme et le ton de cette proclamation correspondent en tout point à l'Amen des chrétiens
Qui clôt le Pater enseigné par le Christ.  

Précédant: Le Basmalah

Suite: Sûrat Al-Baqara, Verset 1: 'Alif-Lam-Mîm
Jeudi 13 septembre 2007
par Salam publié dans : Le Coran Intérieur communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Le Basmalah est:
Bismillah ar-Rahman, Ar-Rahim
{ Par le Très Saint Nom de la Divinité Miséricordieuse par Essence et par Excellence }

Le Basmalah est une évocation du Très Saint Nom, réalisation en soi de l'Esprit, c'est une pratique appelant Allah par le Mutâ, le haut degré de l'Ame. 
Bismillah, { Par le Très Saint Nom de Dieu } fait référence au tétragramme YHWH bien connu des israëlites et qui demeure imprononcable.

Ar-Rahman, { Le Miséricordieux par Essence } rappelle qu'Allah s'est prescrit la miséricorde comme devoir. On le traduit parfois par "Le Clément", car il évoque la clémence de Dieu pour les conduites impures et les ingratitudes de l'homme à Son éguard. Il nous appelle à pratiquer cette miséricorde pour en bénéficier.

Ar-Rahim, { Le Miséricordieux par Excellence } rappelle qu'Il est l'Etre dont la Miséricorde est pure, absolue, sans fin. Traduit parfois par "Le Compatissant", il évoque Sa bonté à mener les hommes vers la rectitude, à assister l'être humain dans sa quête du Paradeios, Son aptitude à guider les fidèles au succès dans leurs oeuvres.

Précédente: Le Coran Intérieur

Suite: La Sûrat Ouvrante

Jeudi 13 septembre 2007
par Salam publié dans : Le Coran Intérieur communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Exégèse soufie du Livre Saint de l'Islam

La voie ésotérique en Islam est peut-être la seule à doter la communauté d'un avenir quelconque hors de la tendance légiférante pure qui actuellement sclérose le monde musulman. Cet ésotérisme porte un nom qui remonte aux premières générations de l'Islam: le soufisme.

La problématique islamique est celle de l'applicabilité des prescriptions du Qûr'an et de la Sunna, c'est à dire les composantes de la sharî'a. La sharî'a est vécue comme la norme comportementale à laquelle tout bon pratiquant est tenu d'obéir. Pourtant, certaines prescriptions sont d'une nature tout à fait séculière mais leur intégration dans l'écriture religieuse leur confère une applicabilité intemporelle. 

Il convient donc de les rendre à leur relativité, de comprendre qu'il y a dans le texte une volonté de répondre aux attentes d'un moyen-age barbare afin de l'amener à s'autociviliser. Pourtant, en dehors de l'aspect juridique, il existe une autre entrée pour accéder à l'oeuvre: l'expérience intime. N'est-il pas demandé au mu'mîn de méditer les versets (ayat) du Noble Qûr'an? C'est ce à quoi nous nous attacherons: méditer les paroles sacrées de la récitation, les décortiquer.

Il nous faut avant tout expliquer les axiomes de notre interprétation et en détailler les concepts. Le premier qui s'impose est la notion de divinité. La divinité n'est pas conçue comme séparée du monde, puisqu'elle en est l'essence:
"Partout où tu pose ton regard, là est la Face de Dieu".
La divinité n'est pas un être, mais l'Etre au singulier, l'Entité-Monde en dehors de laquelle il n'y a rien. Comme le dit le Tawhîd sufî:
"Il n'y a de réalité sinon en la divine réalité".

Suite: le Basmalah
Jeudi 13 septembre 2007
par Salam publié dans : Le Coran Intérieur communauté : Esotérisme et Spiritualité
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{ 'Alif - Lam -Mîm }: Le Diamant qui éblouit


alm.jpg
 

D'après l'état de nos recherches, 'Alif-Lam-Mîm constituerait une clef des mystères du Noble Qûr'an.
Celui qui l'aura intériorisé serait digne de la Khalifa et de la charge d'Imâm -guide spirituel-, voire de Mahdi -l'imâm éclairé, préparateur du Jugement Dernier, purificateur de la Mecque, dirigeant les justes sous son étendart jusqu'à l'Esplanade des mosquées de Jérusalem, à Al-Aqsa, où ses prières sonneront la venue du Fils de l'Homme, l'Esprit de Prophétie, Issa Bin Maryam (als) -c'est à dire le Christ-, dans une nuée céleste.


Mais 'Alif-Lam-Mîm constitue dès le départ un avertissement à ceux qui, pressés d'user de leur science pour dominer l'être humain seraient tentés de profiter de l'humilité des croyants pour leur imposer un combat qui n'est pas le leur.
En effet, dérivant des trois lettres 'ALM, on trouve d'abord la forme 'alama qui signifie "faire souffrir" car La Divinité exaltée se joue des faiblesses de ses mesquines créatures qui succombent à la vanité.

Ainsi, ceux qui prétendraient pratiquer la discipline de l'arcane et se targueraient de suivre La Vérité alors que leur coeur est rempli d'immondices putrides ne pourraient qu'échouer à leur volonté de pouvoir.

En fait, c'est un déchirement, une distention de l'Âme Charnelle dans un influx astral que génère la gnose de l'aya-mantra 'Alif-Lam-Mîm, forme arabe de l'OM hindou. Il s'agit d'une explosion des limites du Moi, dans une poussée vers Le Divin, semblable à celui de la jeune épouse qui voit revenir son mari de la guerre; libérée des incertitudes, elle est transportée d'amour pour lui et de joie de le savoir sain et sauf.

Ainsi elle accoure follement vers lui. Il en est ainsi du mystique qui s'oubli totalement dans l'amour de Dieu, son véritable Moi, son Moi Lumineux. Ainsi l'union nuptiale entre l'âme sacrée (Muta) et Le Divin, Seigneur des hommes, peut s'accomplir, c'est pourquoi 'ALM donne ensuite le mot:

ٲڶم
qui a pour sens "atteindre quelqu'un, "saisir" et accompagné du Tâ', donne la forme:
ٲڶﺘم
dont le sens est "se réunir".
Or cette union spirituelle et mystique avec le divin Maître des hommes ne peut se faire que lorsque le coeur a trouvé le silence et l'ouverture (fath) après le blâme et la remontrance à l'éguard de l'ego (nafs) et des pulsions pationnelles à l'égard des créatures et des biens du bas-monde (dunya). C'est pourquoi, en introduisant la forme
(lâ) - qui marque la négation dans le Tawîd - et le sens de la négation du mot Lam - prononcé en toutes lettres dans la Sûrat Al-ikhlâs - on entendra le mot : 
ٲﻵﻡ
par "faire des reproches, blâmer, censurer".
Le Siddiqîn en aura eu l'expérience certaine : le repentir sincère est l'action qui nous fait le plus sentir la nécessité de la présence d'Allah-Dieu - exalté soit-Il - car la Terre semble nous ceinturer jusqu'à l'étouffement. Seul le Roi du Jour de l'Allégeance peut nous orienter sur la Voie des Rectifiés, par la présence du céleste pardon et le don de la miséricordieuseespérance du Jugement exempt de toute imperfection.
Composés sur les lettres du
ﺍﻟه
le mot 'alayhîm cité deux fois dans le verset 7 de la Sûrat Ouvrante nous instruit d'une dimension verticale à laquelle notre âme est soumise bon gré, mal gré - car autant que nous pouvons être comblés de grâces, nous pouvons encourir la réprobation du Souverain des Univers.
Néanmoins, nous pouvons parler du
ﺍﻟه
comme d'une merveille divine, un signe qui ravirait l'oeil du coeur ainsi que le laissent entendre
ٲﻟﻩح
(qui a sens d'entrevoir et de faire une allusion) et
ٳﻟهﺎم
("vue d'ensemble"), une merveille digne d'un joyau resplendissant - Le diamant, pierre de perfection accomplie et d'éternité, se dit :
ٲﻟہﺎﺲ
Toutes ces formes ayant été abordées,^pour entrer plus avant dans la beauté diamantaire 'Alif-Lam-Mîm, nous allons décrypter la profondeur kabbalistique de ces trois lettres afin d'en pénétrer le mystère. 
Mais Allah-Dieu - exalté soit-Il - est plus savant.

'Alif selon le Jafr
'Alif est en arabe l'équivalent direct du 'Aleph hébraïque :
est la première lettre de l'alphabet et sa valeur numérique est donc incontestablement le 1. On voit ici, à l'évidence que le 1 désigne le principe unique et primordial, c'est-à-dire Allah-Dieu, soit ses dénominations Al-Wâhid, Al-Ahad, Unique ; Al-Awwal, le Premier - "Allah" en tant que Ism Adh-Dhât nous révèle que l'essence même de Dieu exalté se trouve dans cette unité fondamentale, cette plénitude absolue de l'être. 

Les trois attributs (Asmâ' As-Sifât), bien qu'étant partie prenante des 99 plus beaux noms (Al-Asmâ, Al-Husnâ) renvoient à des notions plus phénoménales des conséquences de cette unicité divine parfaite, alors que la lettre 'Alif en donne toute signification possible. En tant qu'attaque consonnatique, c'est de plus une lettre muette, ce qui n'est pas sans évoquer l'imprononçabilité du Très Saint Nom.

Ainsi le 'Alif indique la puissance créatrice originelle, l'Un d'où est sorti le Multiple et où retournera le Multiple. C'est la force divine, le "Je" divin, créateur, affirmé et manifesté comme l'ombre qui couvre le lotus. C'est le principe "père", pour reprendre la terminologie judéo-chrétienne.

Lam selon le Jafr
Lam a pour équivalent hébraïque la lettre Lamed :
ל
de valeur numérique 30. Lam exprime le Kalâm, le Verbe Divin : Sidna Djibrîl - que la paix soit avec lui. Entendue par sa forme arabe, assez semblable en principe avec sa forme hébraïque, Lam contient une respiration de la verticalité, un mouvement dynamique. Il s'agit de la force d'inspiration et de révélation (Ilham & Unzila), la transmission de l'enseignement sacré, l'initiation au mystère (Ghayb). Lam est donc la passation du principe subtil de l'Un, 'Alif, au Mîm humain. 

Mîm selon le Jafr
Mîm, équivalent arabe de Mem
מ
à valeur numérique 40. Mîm exprime l'incarnation, la présence au monde sensible, mais dans un état de perfection intérieure et d'harmonie rayonnante. Aussi, la lettre Mîm se retrouve triplée dans le nom Muhammad, et sa sublime personne incarne la lettre. Le Mîm implique la matrice (Rahma) et la Miséricorde, le moule où se fond l'Esprit Saint émanant d'Allah-Dieu - exalté soit-Il. Le Mîm exprime le périssable, la dimension temporelle, impermanente, soumise à l'épreuve de l'existence. Mîm est le cosmos, le monde terrestre baigné de l'Esprit, l'anthropos originel, celui qui féconde le 'Alif. 
On retrouve le Mîm dans Massiah (le Christ), Imâm et Ummî (illettré, populaire : qualificatif du bien-aîm" Sidna Muhammad (sws)). 

Conclusion :
Dans la gnose akbarienne d'Ibn Arabî, 'Alif Lam Mîm signifierait "Savoir", "Distinguer par les signes". Cette définition, bien que réductrice, s'appuie sur les Sifat Divins, héritant des lettres du
ﺍﻟہ
à savoir 'Alîm (connaisseur par excellence) et 'Allâm (le Parfait Sachant). Il convient donc de se souvenir de la signification ésotérique du Savoir, qui n'est pas intellectuel, conceptuel ou théorique. Le Savoir dont il s'agit est connaissance présentielle, expérience immédiate. Ainsi, par la transition de l'Esprit, l'homme accompli et gratifié d'illumination rentre en conscience du Divin présent dans sa structure même et dans celle du cosmos. 
De même, par son verbe, Allah-Dieu - exalté soit-Il - fait l'expérience de sa création, de sa créature. Loin d'une Trinité, 'ALM est un tryptique : Allah, Djibrîl, Muhammad. Ce sont les trois personnes qui gouvernent à l'enseignement du Coran, et c'est à travers elles que s'accomplit la présence compénétrante du Divin, par transcendance, en une conscience universelle centrale. 
'Al-Amîn, formé des lettres 
ﺍﻟہ
est l'archange Gabriel - Paix sur Lui - Celui qui révèle la Vérité aux Prophètes et fait le lien avec l'Absolu.
'Alamîn est aussi la somme des mondes créés, fondé tout aussi sur les lettres 'ALM, car il s'agit bien du diamant ou cristal parachevé comme plénitude retrouvée dans l'alchimie vitale. 
ﺍﻟہ
C'est une forme manifestée, repliée, concentrée du
ﺍﷲ
le nom Allah, Unitaire, mais Dieu est plus savant.

Précédent: Al-Fatiha, la Sûrat Ouvrante

Suivant: Sûrat Al-Baqara, verset 2

 

Mercredi 19 septembre 2007
par Salam publié dans : Le Coran Intérieur communauté : Esotérisme et Spiritualité
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2. {Voilà l'Ecrit que nul doute n'entâche, en guidance à ceux qui veulent se prémunir}

Renvoyant à l' 'alif-lam-mîm, on nous présente içi le Qûr'an comme réalisation de la Certitude (Yaqîn) qui préserve l'homme "Muttaqî", celui qui vit pleinement la "Taqwa", la conscience responsable.

L'Ecrit, c'est l'image projetée de cette conviction intime du Vrai suprême et du Bien absolu. Le Messager d'Allah (sws) vit cette conviction impeccable en tant que Coran Vivant. 

Ainsi faut-il se saisir de cette adhésion exempte de doute -car le doute ne peut-être porté que sur les formes du monde, il n'existe plus à ce niveau de méditation- pour être prémunis par la ferveur de la piété vis-à-vis des tentations relativistes, et de faire allégeance à l'absolu.

Mais Allah-Dieu -exalté soit-Il- sait mieux cela.

Précédent: Sûrat Al-Baqara, verset 1: 'Alif-Lam-Mîm

Suivant: Sûrat Al-Baqara, verset 3
Mardi 2 octobre 2007
par Salam publié dans : Le Coran Intérieur communauté : Esotérisme et Spiritualité
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3. {Ils croient au mystère, accomplissent la prière, font dépense sur Notre attribution}

Les 3 oeuvres majeures du Muttaqi sont içi présentées dans leur ordre logique. On commencera en effet par accepter le Ghayb, l'Occulte, puis on honorera le subtil éthéré par l'ouverture du coeur dans l'acte de prière-méditation, et enfin on transmettra les biens et la science reçues de Dieu à ceux qui en auront eu besoin, à savoir l'être humain non-accompli et aspirant au salut et à la paix.

Le Muttaqî ne retient pas en lui l'héritage spirituel, ni ne thésaurise les biens de cette vie. A chacun, il donne son du et il s'illustre par le bon usage de ses facultés grâcieuses. 

Mais Allah-Dieu exalté est plus savant.


Précédent: Sûrat Al-Baqara, verset 2

Reprendre la Sûrat depuis le début

Suivant: Sûrat Al-Baqara, verset 4
Mardi 2 octobre 2007
par Salam publié dans : Le Coran Intérieur communauté : Esotérisme et Spiritualité
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4. { Ils croient en la Descente sur toi opérée, à celle avant toi opérée; ils ont certitude de la vie dernière }

Continuant à définir le Muttaqî, on voit que la sûrat exprime le désir de Dieu d'avoir parmi les hommes des coeurs simplifiés, ouverts à la Parole, réceptifs à la vérité, d'où qu'elle vienne.

La Vie Dernière étant la vie spirituelle, les muttaqûn sont ceux qui sont établis fermement et durablement dans la sagesse du Kalâm.

C'est pourquoi ils voient la Vie Dernière avec l'Oeil de la Certitude ('ayn al-yakîn), parce qu'ils l'ont réalisé intérieurement. Il ne s'agit pas d'un espoir en des lendemains meilleurs mais d'une conviction profonde d'être des Vivants, conviction qui forge la paix du coeur.

Mais Allah-Dieu est plus savant 

Précédent: Sûrat Al-Baqara, verset 3

Reprendre la Sûrat depuis le début

Suivant: Sûrat Al-Baqara, verset  5
Mardi 2 octobre 2007
par Salam publié dans : Le Coran Intérieur communauté : Esotérisme et Spiritualité
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5. { Ceux-là suivent la guidance venue de leur Seigneur: ce sont eux les triomphants }

Suivre la guidance, c'est faire confiance à la lumière intérieure, issue de la rectification du coeur, c'est écouter les voix de l'esprit et s'y attacher fermement. 

Ceux qui pratiquent cette taqwa connaissent le vrai bonheur de la non-souffrance, l'harmonie avec la divine irâda, et le succès de leurs oeuvres en ce monde ressort de l'impeccabilité de leur conscience éveillée.

Quand bien même ils paraitraient dans le besoin, leur détachement de la dunia et leur attachement à la qiyama leur apporte le bien-être, et c'est là le vrai succès.

Mais Allah-Dieu est plus savant 


Précédent: Sûrat Al-Baqara, verset  4

Reprendre la Sûrat depuis le début

Suivant: Sûrat Al-Baqara, verset 6
Mardi 2 octobre 2007
par Salam publié dans : Le Coran Intérieur communauté : Esotérisme et Spiritualité
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6. { Quant à ceux qui dénient, égal est pour eux que tu leur donne l'alarme ou ne la donne: ils ne croient pas }

Pour ceux qui rejettent la conscience de vie et demeurent d'éternels assoiffés, il n'y a aucun profit pour eux dans l'avertissement du Messager où des Mutaqûn, parce qu'ils vivent dans l'expectative, ils n'ont foi en rien et agissent à l'envie. Comment pourrait-on les prévenir des dangers qu'ils encourent sans qu'ils ne les rejettent d'un revers de manche?

Ainsi ne peut-on les sauver d'eux-même, et toute véléité à le faire ne menerait qu'à des désillusions. Aussi doit-on les laisser à leur funeste destinée et prier pour hâter leur comparution; c'est le sens de la "mécréance", c'est-à-dire une médiocrité dans l'analyse de ce monde et de cette vie, qui est le fait des matérialistes. 

Les Gens du Livre ne sont pas considérés comme Kafîrun, il s'agit donc de ceux qui ne suivent pas les guides spirituels prophétiques et demeurent dans une vie toute entière tournée vers l'idôlatrie

Mais Allah-Dieu est plus Savant


Précédent: Sûrat Al-Baqara, verset 5

Reprendre la Sûrat depuis le début

Suivant: Sûrat Al-Baqara, verset 7

Jeudi 4 octobre 2007
par Salam publié dans : Le Coran Intérieur communauté : Esotérisme et Spiritualité
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{ Il s'en trouve parmi les gens pour dire:"Nous croyons en Dieu et au Jour Dernier" sans être pour cela des croyants. }

La Shahada n'est pas une simple parole, c'est une réalité de l'intérieur. Or, nombre de musulmans croient avoir atteint l'Imân alors qu'ils sont encore enclins à la superstition. Car il s'agit de comprendre que Dieu est au delà de tout anthropomorphisme et qu'il n'est pas concevable comme le sont les créatures; de comprendre que le Jour Dernier est la vie mystique et l'accomplissement du processus alchimique de transmutation, c'est à dire la renaissance à soi-même, la Subsistance glorieuse.

Mais Allah est Plus Savant


Précédent: Sûrat Al-Baqara, verset 7

Reprendre la Sûrat depuis le début

Suivant: Sûrat Al-Baqara, veset 9
Mardi 9 octobre 2007
par Salam publié dans : Le Coran Intérieur communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Dieu leur a posé un sceau sur le coeur et sur l'ouïe, une taie sur leurs regards; ils vont à un châtiment terrible }
Cette médiocre vision du vivant est provoquée par leur transgression à l'égard de la Loi des Paradigmes, elle entraîne -ainsi que le veut la Irâda Divine- un aveuglement, une surdité, une insensibilité à la réalité vivante et les conduit à l'autodestruction. Lorsqu'ils prendront conscience de ce qu'ils inhibaient, ils seront dévorés par le feu de la souffrance, leurs énergies seront destabilisées et leur sort leur échappera. Allah Dieu -exalté soit-Il- convie les hommes à éviter d'en arriver à cette terrible situation, qui ne connait aucun recours

Mais Allah est Plus Savant

Précédent: Sûrat Al-Baqara, verset 6

Reprendre la Sûrat depuis le début

Suivant: Sûrat Al-Baqara, veset 8
Mardi 9 octobre 2007
par Salam publié dans : Le Coran Intérieur communauté : Esotérisme et Spiritualité
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"Ils trahissent Dieu et ceux qui croient, ils ne trahissent qu'eux-mêmes, et n'en ont pas conscience."

Ce semblant de foi, cette superstition est un rejet du véritable divin pour une représentation, c'est une perversion de la discipline d'esprit qui concoure à désequilibrer la communauté et l'éguarer, mais cela ne leur apporte que malheur et périls; la guidance a pour charge de préserver les muttaqûn de cette déviance afin qu'ils ne subissent pas l'influence de ces exotéristes. 

Mais Allah Dieu -exalté soit-Il- nous demande de ne pas les accuser du mal qu'ils font en dénaturant la foi, car ils ne savent pas ce qu'ils font. S'ils le savaient, assurement, ils se repentiraient ou affirmeraient leur incroyance.

Mais Allah Dieu est plus Savant.



Précédent: Sûrat Al-Baqara, verset 8

Reprendre la Sûrat du Début

Suivant: Sûrat Al-Baqara, verset 10
Vendredi 19 octobre 2007
par Salam publié dans : Le Coran Intérieur communauté : Esotérisme et Spiritualité
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{ Si on leur dit:"croyez comme croient les vrais hommes", ils répondent:"Nous croirions, nous, comme croient les sots?"; eh bien! Ce sont eux les sots, mais ils ne le savent. }

Cet aya montre l'incompréhension, le dialogue de sourds entre les muttaqûn et les munâfiqûn. En effet, les munafiqûn n'accédant pas à la réalité de l'Imân, ils le conçoivent comme une superstition, alors que les muttaqûn définissent l'Imân comme la fitra de l'être humain (fitra al-insân). Ils se définissent en effet comme mu'minûn (confiants en Dieu) suivant le vrai sens du terme, adeptes de l'Islam Originel de toute créature, alors que les munâfiqûn ne voient que l'institution islamique et la considèrent comme une manoeuvre du Prophête (sws). Mais ce sont eux qui sont manipulés, par les apparences.


MADPS

Précédent: Sûrat Al-Baqara, versets 11-12

Reprendre la Sûrat depuis le début

Suivant: Sûrat Al-Baqara, versets 14-15
Vendredi 19 octobre 2007
par Salam publié dans : Le Coran Intérieur communauté : Esotérisme et Spiritualité
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{ S'ils rencontrent de ceux qui croient, ils disent:"Nous croyons"; et puis, restés seuls avec leurs démons, leur confient:"Nous sommes toujours des vôtres. Nous ne parlions que par déraison". Or c'est bien Dieu qui les prend en déraison, tant qu'Il fournit à leur extravagante démesure. }

En apparence, on ne peut reconnaître les munâfiqûn. Ils ne se révèle que dans l'intimité, dans leur intériorité insalubre. Là, ils se reconnaissent par la fausse dévotion, qui est souvent prétexte à l'affirmation d'un faux-ego hypertrophié.

C'est pourquoi ils vivent en "paix" avec leurs démons au lieu de les soumettre. Demeurant soumis à leurs désirs, les munâfiqûn sont la risée du monde du mystère, car Dieu le Très Haut permet aux génies de les combler dans la dunîa afin de les laisser extravertir leur incroyance, jusqu'à expiration du Délai et Comparution. Dieu attend qu'ils oeuvrent ainsi que leur ont suggéré les génies, puis le coq chantera pour eux comme il a chanté pour Simon-Pierre.

MADPS

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Reprendre la Sûrat depuis le début
Vendredi 19 octobre 2007
par Salam publié dans : Le Coran Intérieur communauté : Esotérisme et Spiritualité
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"Il y avait une maladie dans leurs coeurs: Dieu les grandit en maladie; Il leur revient un châtiment douloureux, à la mesure de leur mensonge!"

En fait, c'est la faiblesse de leur conscience qui les amena à cette ostentation, la connaissance théorique et apparente ne fit qu'accroître leur déviance et ils entendaient ce qu'ils voulaient entendre, ne comprenant pas. 

Ils sont içi avertis que leur supposée foi ne les sauvera pas et qu'ils ne tromperont pas Dieu exalté dans la distinction des coeurs, car ce que disent leur langue, leurs coeurs le renie devant Dieu.

Aucun bien ne viendra de leur hypocrisie inconsciente, ils ne feront que s'éloigner du kalâm et ne seront plus considérés comme des frères en religion, car dans la dimension intérieure, ils sont idolâtres. Mais le Seigneur nous le rappelle, Sa Justice donne à chacun selon son degré d'avancement vers Lui.

Et Dieu est plus Savant.



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Vendredi 19 octobre 2007
par Salam publié dans : Le Coran Intérieur communauté : Esotérisme et Spiritualité
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{ Si on leur dit:"Gardez-vous de faire dégât sur la terre", ils répondent:"meilleure nous la rendons". Eh bien! Ce sont eux, les faiseurs de dégâts, mais ils n'en ont pas conscience. }

Les munâfiqûn qui se réclament de l'Islam tout en en ignorant l'ésotérisme pensent qu'ils arrangent la création en la purgeant de toute corruption, alors qu'ainsi ils se corrompent eux-même en rejetant la divine souveraineté et la perfection des cosmes. Ils croient agir pour le bien, mais la nafs les égare, livrés à l'aveuglement de leur orgeuil.

En fait ils cherchent leur confort, mais ne font qu'inconforter leurs âmes en refoulant leur part du supplice psychique par le jugement permanent qu'ils exercent envers leur prochain.

(MADPS)


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Reprendre la Sûrat depuis le début

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Vendredi 19 octobre 2007
par Salam publié dans : Le Coran Intérieur communauté : Esotérisme et Spiritualité
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http://religion.info/french/articles/article_307.shtml

Ce mois sort des presses une nouvelle traduction anglaise du Coran. Il en existe déjà une bonne vingtaine, mais celle-ci a suscité des controverses avant même sa publication. D’une part, la traductrice est une Américaine convertie au soufisme. D’autre part, la traduction remet en cause l’interprétation classique de certains versets.

“La première traduction du Coran par une Américaine.” Cela suffit déjà à susciter la curiosité pour ce volume, publié sous le titre The Sublime Quran. En septembre 2008 sera publiée une édition bilingue arabe-anglais. (Rappelons que, dans la tradition musulmane, le Coran est considéré comme intraduisible: il est admis d'essayer d'en rendre le contenu en d'autres langues, afin d'aider des croyants qui ne comprennent pas l'arabe, mais une il s'agit au sens strict d'une interprétation du texte saint plus que d'une traduction.)

Laleh Bhaktiar est née aux Etats-Unis, fille d’un médecin iranien et d’une infirmière américaine. De mère presbytérienne, elle devint catholique à l’âge de 8 ans. Elle épousa un architecte iranien, avec lequel elle émigra en Iran. Elle suivit les cours de Seyyed Hossein Nasr, célèbre spécialiste d’études islamiques, qui vit aujourd’hui aux Etats-Unis et exerça sur elle une influence décisive dans son cheminement en l’introduisant au soufisme. Elle se convertit à l’islam en 1964, à l’âge de 24 ans. Divorcée et désargentée, elle demeura plusieurs années en Iran après la Révolution islamique, travaillant notamment dans le domaine de la traduction, avant de retourner finalement aux Etats-Unis en 1988 et d'y reprendre des études. Auteur de plusieurs livres, dont Sufi Women of America: Angels in the Making (Chicago, Kazi Publications, 1996), elle voit son rôle comme celui d’un pont entre culture américaine et monde musulman. Elle n’a pas une formation d’islamologue, mais de psychologue. Elle est à l’origine d’un Institut de psychologie traditionelle. Elle vit à Chicago.

Cela fait sept ans, explique Laleh Bhaktiar, qu'elle travaille à sa traduction. Elle déclare être relativement familière avec l'arabe classique, mais ne parle pas couramment l'arabe moderne, ce qui fait froncer les sourcils de plusieurs spécialistes. Elle explique avoir effectué sa traduction en se plongeant constamment dans des dictionnaires pour découvrir les meilleures solutions.

Elle affirme s’être efforcée de trouver un équivalent anglais pour chaque forme grammaticale arabe, afin de garantir la cohérence de la traduction. Sa traduction est présentée ligne par ligne plutôt que verset par verset, ce qui lui semble mieux correspondre à la structure d’un texte récité.

Dans l’idée de rendre le texte plus accessible à des lecteurs occidentaux, elle a pris le parti de traduire Moïse et Jésus sous les noms connus, au lieu de conserver Moussa et Issa. Elle évite également des termes polémiques, comme celui d’“infidèle”.

C’est particulièrement la question de la traduction du verset 4:34 qui a suscité l’attention des médias. Il fait allusion à la punition qu'auraient le droit d'exercer des époux sur leurs femmes désobéissantes et est généralement traduit ainsi:

"Les hommes ont autorité sur les femmes en vertu de la préférence que Dieu leur a accordées sur elles, et à cause des dépenses qu'ils font pour assurer leur entretien. Les femmes vertueuses sont pieuses: elles préservent dans le secret ce que Dieu préserve. Admonestez celles dont vous craignez l'infidélité; reléguez-les dans des chambres à part et frappez-les. Mais ne leur cherchez plus querelle si elles vous obéissent." (trad. Denise Masson, revue par Sobhi el-Saleh)

Ce verset, en particulier le passage que nous avons mis en évidence, qui semble justifier la violence physique envers les femmes, est souvent considéré souvent comme embarrassant dans le contexte contemporain. Il est généralement expliqué comme un reflet des conditions sociales de l’époque de révélation du texte, ou est considéré comme non applicable aujourd'hui. D’autres auteurs soulignent que la lapidation pour différentes fautes est prévue par la Bible, et que l’on n’en tire pas pour autant des conséquences sur l’application de cette pratique dans le judaïsme ou le christianisme contemporain.

Pour Laleh Bhaktiar, soutenir que le Coran donne le droit à l’homme de battre sa femme dans certaines circonstances équivaut rien moins qu’à dénigrer l’islam (The Times, 31 mars 2007). Elle avoue avoir buté sur ce verset durant des semaines, et avoir presque renoncé à poursuivre son entreprise de traduction à cause de ce passage.

Mais son approche de la traduction du Coran se veut fondée sur l’usage de la raison. Puisque ce passage qui autoriserait les hommes à battre leurs femmes dans certaines circonstances lui paraît contredire tout ce que l'on connait du comportement du Prophète (qui n'aurait jamais frappé une femme), c'est donc que l'interprétation en est erronée, estime-t-elle. Après de longues réflexions, Bhaktiar découvrit dans un dictionnaire que le mot arabe utilisé dans ce passage pouvait également signifier non pas "frapper", mais "s'éloigner". Le Coran donnerait donc simplement l’ordre de “s’éloigner” de sa femme dans des situations conflictuelles, ce qui pourrait en effet être cohérent avec l'idée de laisser la femme dans une chambre à part.

Bhaktiar conclut que le terme a tout simplement été interprété de travers depuis des siècles. Elle estime en outre que, à l'heure où l'on s'efforce de venir en aide aux femmes battues, une telle révision vient à point.

Cependant, d’autres traducteurs du Coran se montrent sceptiques face à une telle traduction, même si plusieurs soulignent que le terme utilisé connote une punition légère, pas plus d’un seul coup, ou lui assignent un rôle symbolique, comme Muhammad Asad dans son commentaire.

Dans l'immédiat, cela a suscité pour la traduction de Bhaktiar un intérêt qui a dépassé les frontières américaines et lui a valu une publicité avant même sa publication chez Kazi Publications, un éditeur musulman de Chicago. Bhaktiar ne se définit pas elle-même comme féministe, mais sa traduction témoigne en même temps de l'affirmation croissante de femmes musulmanes, notamment intellectuelles, dans les débats sur leur religion, et pas seulement aux Etats-Unis.

Sur le site www.sublimequran.org, les lecteurs intéressés trouveront une présentation de la traduction et des extraits ainsi que des fichiers audio avec une lecture de quelques chapitres par Laleh Bhaktiar elle-même. Une revue de presse concernant le volume y figure également.

Dimanche 13 janvier 2008
par Salam publié dans : Le Coran Intérieur communauté : Repenser l'Islam Pratique
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L'Association de Loi 1901 "Le Nouvel Islam de France" dont les statuts s'apprètent actuellement à être déposés escompte auto-éditer "L'Ecriture", un livre unique réunissant la Noble Torah, le Noble Evangile et le Noble Coran. 

En fait, il s'agit surtout de pousser à faire naître un Ecrit unique de l'Islam, ouvrant ainsi la lecture de la Bible aux musulmans qui la méconnaissent et le sentiment d'une vrai continuité avec l'Islam aux chrétiens qui ne voient pas leurs Livres partagés par les musulmans. Il est assez compréhensible que cela n'ait jamais eu lieu auparavant car le but d'une version écrite du Coran était la conservation du Livre dans le but de l'unité des croyants dans l'invocation et la lecture: avoir une base commune. 

La première version serait donc un coup d'essai, publié seulement en français par des musulmans français. Nous escomptons une seconde version publiée en Hébreux, Arabe et dans la langue nationale des pays afin d'être lue par tous et toutes, ce qui nécessitera une traduction fidèle de l'hébreu à l'arabe et de l'arabe à l'hébreux (ce qui est toujours beaucoup plus facile que vers une langue latine par exemple). C'est le Nouvel Islam de France qui supervisera ce projet, car nous l'auto-éditerons et aurons à assumer nos choix de traduction. 
La Torah ne posera aucun problème: nous disposons du texte en hébreux et il a été si maintes et maintes fois traduit que, partant de la langue et vu l'ampleur de ce qui a été produit à ce sujet, ceci sera simple. De plus, je dis bien "La Noble Torah" ce qui signifie que l'Ecrit ne comportera que les 5 premiers livres de l'ancien testament biblique, le reste étant pour nous inspiré, non nécessairement révélé. Les Livres historiques ni figureront pas, ni les livres prophétiques malheureusement: Ils mériteraient des éditions séparées et commentées par des spécialistes du judaïsme (ou islam préissaïque), ce qui n'est pas notre cas. Nous ne les contestons cependant pas pour autant, mais ils ne peuvent être placé au même niveau, car ils ne concernent qu'Israël pour la plupart, cela est leur leg particulier car ils n'ont pas trait à la Loi, dont pas un point sur les i n'a été renié par le Messie d'Israël Jésus fils de Marie dans le Noble Evangile, Loi qui fut précisée non abrogée par le Noble Coran.

Concernant ces 5 Livres (Genèse, Exode, Deutéronome, Nombres et Lévitique), il n'existe qu'une seule version hébraïque, ce qui est un atout, nous n'aurons rien à retoucher: c'est ainsi qu'il est mémorisé et psalmodié par les israëlites. Cela est donc relativement facile. Nous obterons, dans un souci de dialogue interreligieux, pour la traduction oecuménique.

L'Evangile quand à lui pose un autre problême: la même fresque est racontée avec 4 versions différentes, on rencontre régulièrement des légères contradictions entre les versions. Ceci est bien connu des théologiens. De plus, le choix des textes émane des évèques de Rome et des Empereurs, certaines versions semblaient poser problême et n'ont pas été intégrée. Il faut dire que cela c'est produit aussi dans la communauté juive: ainsi leur est née la tradition du midrach, mais les chrétiens eux ont tout simplement brûlé ces oeuvre "apocryphes" et ont condamné leurs défenseurs à la mort ou à l'exil.

Un premier travail de recoupement a déjà été fait par l'expert Jean-Luc Monneret dans son précieux ouvrage "L'Evangile dans tous ces états". De nombreux apocryphes demeurent accessibles, notamment l'Evangile de Thomas, le plus ancien des évangiles canons ou apocryphes qui fut rédigé et qui ne traite pas la vie du Christ mais seulement ses paroles. Il sera intégré dans le corps du texte appelé non pas évangile selon Untel, mais "Noble Evangile", c'est à dire Second Testament

Les parties des évangiles concernant des enseignements de doctrine par les évangélistes seront excluent: nous ne garderons que les paroles du christ et ses miracles, ainsi sera retirée l'introduction de l'évangile selon Jean, issue d'une théologie du christianisme dont on peut douter qu'elle fut antérieure à la plus ancienne version connue (150 ap.JC) et particulièrement Paulinienne et se place en contradiction avec le Dieu de la Noble Torah et du Noble Coran. Le récit comportera la crucifixion et le retour vivant de Jésus du tombeau et s'achèvera sur son ultime Ascension. Il intègrera l'Apocalypse de Pierre qui est révélé par le Christ sur le Mont des Oliviers, et en guise d'introduction à l'Evangile, nous placerons l'Epître de Jacques, fils de Joseph et frère de Jésus, premier évèque de Jérusalem et des judéochrétiens, toujours suivant la traduction oecuménique. 

Ne figureront ni les actes, ni les épîtres de Paul, ni les épîtres attribués à Pierre qui sont pour nous les fruits de l'inspiration, non d'une révélation. quand à l'Apocalypse de Jean, attendu qu'il est désormais démontré que son auteur est Théophile Jean et non Jean l'apôtre, il ne peut être inserré dans cet ouvrage, cherchant à ne conserver que la Révélation faite au Christ (le Noble Evangile), débouchant sur l'Apocalypse de Mohammad (Révélation=Apocalypse). En effet, le Noble Coran annonce qu'il n'y eut pas de Messager entre Jésus et lui, seulement hypothétiquement des "rapprochés" et/ou des "mystiques inspirés" ayant pu bénéficier de la "Vision" issue de la foi, mais nous ne pouvons recevoir leur oeuvre comme sûre à 100%.
Biensûr, cela fera débat.

De plus, le Coran qui est le Troisième Testament suivra des recoupements de traductions variées, on essayera d'en restituer le sens le plus profondement possible en conservant le langage employé dans les bibles oecuméniques pour démontrer la continuité. Ce travail permettra la naissance d'une lecture issue de cette conviction de continuité, ce qui devrait faire naître un vrai débat sur des visions arabocentriques ou islamocentriques du Coran ainsi revues dans l'Esprit commun aux trois grandes Ecr