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Parole de Sagesse

"Ne considère point si l'auteur d'un tel livre
Fut plus ou moins savant;
Mais s'il dit vérité, s'il t'apprend à bien vivre,
feuillette-le souvent.
Quand son instruction est salutaire et bonne,
Donne-lui prompt crédit;
Et, sans examiner quel maître te la donne,
Songe à ce qu'il te dit"

 
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Kezako?
Une blague?
Comme si la France voulait son islam à lui, le faire à son image...
Comme si l'islam pouvait être une doctrine nationale...

Et pourtant.

De nombreux musulmans de France se sentent profondement croyants, profondement fidèles aux enseignements du Prophète, sur lui la Paix. Cependant, ils en ont marre qu'on leur bourre le mou avec des arguments usagers sur une vue étriquée et traditionaliste de la foi et de la pratique sociétale du musulman.

Ils en ont assez d'entendre dire "sur le Coran" par tant de dépravés qui ne l'ont pas lu et qui ignorent surement qu'il est interdit de jurer sur quoique ce soit, si ce n'est Allah lui-même, pas même sur sa Parole ou son Prophète, sur lui la Paix!

Ils en ont marre de devoir se taire, taire leurs critiques à l'éguard des "pays frères" ou de leur propre voisin qui se comporte en mécréant avec sa femme et ses enfants par l'usages de violences et de vilainie, alors qu'il va justifier tout cela par la Parole Sacrée, en usant quand bon lui semble pour justifier ses actes.

Pardonnez mon indélicatesse mes frères, Allah m'est témoin que je vous aime de tout mon coeur, mais j'ai moi-même été désemparé devant le constat qu'aucun débat n'est possible à la mosquée sur ce qui rend notre communauté malade! On nous renvoie à la nécessité de ne pas faire de vagues, de ne pas avoir de discorde entre frères, que la politique ou l'économie n'ont pas leur place ici. Mais au fond de nous-même, nait une profonde frustration de ce manque de débat, de ce manque d'écoute...

Comment surmonter les épreuves de la mondialisation, de la pensée unique néolibérale, du renforcement des extrèmes, de la dérive des mentalités née de la Démocratie Médiatiquement Modifiée (D.M.M) vers l'Etat Policier, si nous ne pouvons pas nous parler là où nous nous rencontrons pour honorer celui-là même qui attend de nous d'être un peuple au milieu des peuples, exemplaire et volontaire, prèt à la lutte pour la Justice, dévoué à faire triompher sa cause par notre pureté même, par la démonstration du bon comportement et le refus des excès passionnels? Comment y parvenir si nous ne pouvons débattre alors même que la sunna nous donne les moyens du débat par la nécessité de la réconciliation?

Tant de fois, je me suis senti dans une plus grande fraternité à l'éguard de français élevés par la culture des Droits de l'Homme qu'à l'éguard de ceux-là même qui prient à mes cotés, orteil contre orteil, coude contre coude, et qui sont avec moi dans l'harmonie de la prière! Pourquoi? Pourquoi ne puis-je parfois arriver à prier convenablement en mon coeur sinon en demandant le pardon pour mes difficultés à rester d'avantage leur frère, et le pardon de leurs péchés qui entravent mon coeur à cette proximité avec le leur!!!

Servons-nous des armes technologiques d'aujourd'hui mes frères, pour prier et débattre ensemble et chercher un avenir à l'Islam içi, en France, un autre avenir que l'ignorance, la séparation permanente, le rejet, le préjugé, la dépendance à l'éguard des nations voisines et de leurs écoles de pensée, voire de leurs financements pour nos imams, ou même de leur intronisation des imams de notre coté des frontières!

Mes frères! Dieu est Grand! Qu'Il grandisse encore dans nos coeurs et qu'Il nous purifie, si telle est sa volonté!

Que la Paix soit sur vous tous

Salam
Jeudi 9 août 2007
par Salam publié dans : Débats de société communauté : Repenser l'Islam Pratique
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As-Salam aleikoum mes chers lecteurs.

Une erreur courante consiste à obéir aveuglement à la sharî'a parce que pense-t-on, c'est le meilleur moyen d'obtenir la satisfaction de Dieu exalté et magnifié.

Or Allah Dieu aime ceux qui cherchent la science, la cultivent par une pratique assidue de la méditation. La shar'îa n'est pas une pratique qui satisfait Allah Dieu mais qui préserve de l'Enfer parce que Dieu nous aime immodérément et se souciant de notre bien-être, veut nous voir échapper aux mondes infernaux.

On suit donc la sharî'a non pas pour plaire à Dieu mais pour ne pas l'inciter à nous éprouver de trop par une attitude insouciante et indisciplinée. L'obéissance réfléchie est signe de rapprochement sincère, l'obéissance aveugle est ignorance de Dieu exalté et magnifié.

"Celui qui obéit sans comprendre ou en se basant sur une parole ou une doctrine est accueillit dans la Miséricorde. Celui qui respecte la loi avec réflexion en se basant sur la raison et l'expérience directe est accueillit dans la Satisfaction. Celui qui avance avec dévotion et amour en se basant sur son coeur et en dépit des difficultés est accueillit dans la Proximité". (Imâm al-Mahdî)

La question est: "si un homme suivant sans comprendre a part à la Miséricorde, qu'en est-il d'un autre qui pratique le bien et médite sans confesser l'Islam?"

Si cet homme n'est pas accueillit dans le repentir, parce qu'il a prétention à s'élever seul vers Jinna (le Paradis), il connaitra le Jugement atome par atome. Ce sera pour lui le "Jugement des Balances".

Si cet homme n'est que partiellement accueillit dans le repentir parce qu'il a dénié la risalat de Seyyidina Muhammad Rasûl Allah (sws) mais reconnu les Ecritures et les prophêtes antérieurs, il jouira de l'intercession des musulmans dans le Jugement des Balances, ainsi que des prophêtes antérieurs.

La sharî'a est l'enveloppe isothermique du disciple. Par cette enveleloppe, il peut tenir sans ciller la braise du Dîn (Religion, Jugement) dans sa main. La synchronicité continue exige la maîtrise de soi. La maîtrise de soi est appelée "Imân al-Tawhîd" car elle consiste en la reconnaissance qu'il n'y a de réalité que dans la divinité et dans la confiance envers le bienfait de cette divine réalité à notre endroit. 

Il s'agit d'entretenir un rapport de confiance envers le "ça" freudien et un rapport de dévotion envers le "sur-moi". C'est là la maîtrise de soi et le contrôle positif des perceptions suprasensibles. On est alors capable de se détâcher du phénoménal pour atteindre la perception transphénoménale.

Ce que je dis donc est simple: l'Etat français est un état de droit positif, non de droit révélé. Il nous est ordonné de respecter les lois partout ou nous nous trouvions, tout en pratiquant convenablement notre religion. En France, il nous faut donc considérer les aspects personnels de la sharî'a, ceux qui concernent notre pratique et notre foi

Ces aspects peuvent être conservés dans leur totalité en France. Si la loi empèche certaines choses, il nous a été révélé que nous pouvons nous soumettre à cette pression, tant que ce n'est pas dans un esprit de désobéissance envers Dieu, mais uniquement pour faciliter nos actes quotidiens dans la société, ainsi qu'il est précisé dans la sharî'a.

Tous les aspects purement juridiques ne peuvent être respectés car le droit positif a ses propres règles en terme de validation des pièces à conviction, de validation des témoignage, de choix des peines et remises de peine. Cela est une grâce, car après tout le talion n'est nécessaire que face à des ennemis acharnés, et l'Etat français a déja démontré qu'il ne l'était pas. Cela va donc dans le sens d'incliner à la paix avec ceux qui inclinent à la paix à notre éguard, et cela va dans le sens de l'acceptation d'une moindre peine pour les coupables par l'usage du droit de pardonner et de demander rétribution.

En d'autres termes, voyons la sharia comme une discipline personnelle, individuelle de l'être et oublions içi les aspects de droit pénal. Voyons-les d'avantage pour ce qu'ils nous apprennent en terme d'application logique pour mieux comprendre ce que nous pouvons en faire sans littéralisme.

Exemple: couper la main du voleur.
- raison: il ne pourra plus voler.
- Application possible: inéligibilité des politiques ayant détourné des fonds publics, radiation des médecins ayant pratiqué sans précautions pour augmenter leurs revenus, etc.

Paix à tous insh Allah!!!

Salam

Lundi 20 août 2007
par Salam publié dans : Débats de société communauté : Repenser l'Islam Pratique
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Voici un aperçu de la pensée fondamentaliste tel qu'il m'a été possible de l'analyser en en cotoyant les défenseurs. Ceci en est mon analyse personnelle, issue de mon expérience personnelle.

Le monde est vacuité, la survie ici-bas se paye au prix du sang. Aucune morale substancielle n'existe sur le plan phénoménal. Ce n'est pas une morale mais une fondamentalité qu'il s'agit de retrouver. Cette fondamentalité, cette vérité naturelle de notre être est la servitude: Ubuddiyyah.

L'homme est naturellement asservi à la création par ses passions, ses désirs, mais cela n'est dû qu'à son ignorance; en fait ses passions ne font que reflèter sa dépendance vis-à-vis des formes, des phénomènes. Pour se libérer de ses passions, le musulman doit se martyriser, se priver des plaisirs du "bas-monde", dunîa, dans l'espoir de renaître aux plaisirs impérissables du paradis, Jinna. Pour y parvenir, il flatte le créateur par des actes répétés d'adoration, de soumission. 

On fait alors appel à la foi pour artifice à l'usage de la soumission, une foi aveugle en l'existence d'un Dieu unique et jaloux, orgueilleux et colérique, de mauvais génies (dirigés par le Diable pour nous tenter au mal), des anges de lumière (aimant les odeurs du parfum de musc, la répétition des actes d'adoration et le respect à la lettre de la sharia); de la prédestination déterministe et du Jugement Dernier -quand bien même ses notions fallacieuses seraient-elles basées sur des prérequis contradictoires. 

Tout est mis au service de l'intolérance (tout acte contraire à l'ascète est décrié comme "haram"), on brime l'ego appelé "âme charnelle" (nafs) et accusé de tous les maux, de toutes les fautes, instigatrice du mal. On dénie la science en percevant le doute non comme une méthode de progrès mais comme la marque de la mécréance :
le croyant doit demeurer crédule, il n'a aucun droit à contredire les "savants" que sont les docteurs de la Loi, sensément successeurs des prophêtes. 

De plus, la femme est relèguée au foyer, aux missions subalternes. Elle n'a aucune part aux activités sociales et économiques de notre pays ou tout les domaines sont  ouverts à la mixité.: son rôle se limite à l'éducation des enfants. Elle doit cacher "ses ornements" de beauté, ce qui conduit biensûr à la faire se voiler totalement, car dans un monde ou la chair se fait rare, la moindre chevelure, la moindre nuque dénudée est pour le mâle une véritable provocation.

Dans ses milieux l'activité sexuelle est réprimée, limitée à la fonction reproductrice ou à celle de soupape du mari. Le fondamentalisme, c'est aussi la mort de l'individu, noyé dans la croyance au dogme pur et parfait, que nul doute n'a le droit d'entacher. C'est enfin la solidarité envers tous les croyants -fussent-ils les pires barbares et les moins spirituels- et le soutien envers les mudjahidîn, les gens du djihad armé, justifiés par la lutte contre l'oppression des mécréants.

La logique est imparable, il n'y a pas d'issue dans le noyautage fondamentaliste: rejeter la moindre partie de sa doctrine, c'est s'apostasier et ainsi même devenir l'ennemi des musulmans, le traître. On se soutient mutuellement dans le parti-pris sectaire et l'on évacue la frustrration par dénonciation enflammée des hypocrites et des ignorants que constituent "ceux qui ne se soumettent pas".

Le musulman doit selon eux se considérer comme héritier de la vérité et rejeter toutavis qui n'émanerait pas de personnes autorisées, qui ne serait pas fondé sur la sharia. La vérité ne peut venir d'ailleurs que du Prophête, et lui-même a soutenu et dirigé le combat armé, donc le sang est justifié.

Le combattant qui décède est naturellement mort en martyr -qu'importe la cruauté de ses méthodes- et promis à un paradis où il sera repu et où d'innombrables vierges viendront flatter les basses entrailles ressuscitées. Autant dire que ce héros qui n'est pas mort -mais simplement occulté sur terre- a atteint le véritable accomplissement, la soumission parfaite et qu'il devient un exemple à suivre. 

Il n'y a aucun avenir pour l'homme et la femme dans le fondamentalisme. Il n'y a que brimade et tyrannie, guerre et obéissance aveugle.

Paix à tous ceux qui partagent cette juste critique ndes dérives de notre belle communauté.

Salam

Lundi 20 août 2007
par Salam publié dans : Débats de société communauté : Repenser l'Islam Pratique
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Bismillah ar-Rahman Ar-Rahim, 
J'implore mon Seigneur pour qu'il me guidevers Sa Volonté et Sa Vérité, comme je l'implore pour qu'Il ouvre les coeurs de la communauté musulmane, qu'Il y place Sa Lumière, qu'Il bénisse le peuple français.
 
Aujourd'hui s'exprime une tension forte entre l'Islam et la République. Tension qui se manifeste sur une question importante, plus que jamais d'actualité et sur laquelle doivent se concentrer les musulmans pour aller de l'avant sur le chemin de l'équité. Cette question est celle du voile islamique, le hijab. 

Considéré comme signe ostensible d'appartenance communautaire, il pose le problème de l'intégration. Considéré comme une manifestation de soumission de la femme, il pose le problème de l'égalité des sexes. A l'heure ou nous sommes, les français non-musulmans et fondamentalement républicains sont effrayés par le voile, ils le ressentent comme une atteinte aux valeurs de la République Française.

Doit-on en arriver à la guerre civile pour un pan de tissu? La réponse est non.

En vérité, les français musulmans doivent relire leurs Ecritures et cheminer vers la compréhension du sens, de la direction que Dieu leur a indiqué dans le Noble Qûr'an. Ils s'apercevront alors de la futilité de leur attachement au voile et de l'urgence d'une remise en question personnelle.

Il est temps de reconnaître qu'il existe sous le nom "Islam" trois réalités distinctes. 

La première est ce qu'on appelle Islam Originel, présent à l'état latent en tout être humain dans sa conscience du sacré et de la transcendance, il s'est exprimé par les prophêtes d'Adam à Jésus, les acteurs de la Bible. 

L'Islam historique quand à lui démarre à la nuit d'Al-Qadr avec la Révélation faite à Seyyidina Muhammad (sws) par l'Archange Gabriel. Il représente la doctrine de l'Islam en lui-même, c'est-à-dire la dévotion totale, sans retenue ni hypocrisie, sans ostentation ni passion. 

Enfin l'Islam Institutionnel, postérieur au Prophête, avec son imamat, ses ulama et mufti, voire ses mollah en terre shiite. Cet Islam institutionnel est aussi lié à la perception contemporaine que les musulmans ont de leurs Ecritures, individuellement, car il n'y a pas de clergé et les savants les plus fidèles à l'esprit du texte sont -de mon point de vue- minoritaires vis-à-vis d'une communauté de plus d'un milliard d'êtres humains. 

Chaque musulman et chaque musulmane par sa perception du Coran et de la Sunna -littéralement "méthode" du Prophête (sws)- constitue partie prenante de ce qui est institutionnalisé, puisque ce sont ses actes qui déterminent la réalité des pratiques de l'institution religieuse.

Or, il est temps de l'admettre enfin, l'Islam institutionnel a dévié de la direction apportée par Dieu dans Son message. Ne tergiversons pas sur les multiples facteurs qui ont entrainé cet état de fait mais décrivons plutôt le problème.

Selon la théologie de l'Islam historique, Dieu a envoyé le Noble Qûr'an pour redresser un peuple perverti et lui donner une voie de Salut, corriger les déviances judéochrétiennes dans l'interprétation des Ecritures et répandre un enseignement et une pratique universelle, adaptée à chaque lieu, chaque époque.Je parle ici de la pratique que sont les 5 piliers de l'Islam et de l'enseignement de sagesse du Livre révélé.

Dans la pratique il faut considérer cet enseignement comme total, complet, dans la mesure ou il ne considère pas seulement l'absolu et l'éternel que sont les principes mais le relatif dit circonstanciel, soumis au changement, à l'évolution sociale. Tout le corps du Noble Coran n'est pas construit comme une loi immuable et statique, attendu qu'il est avéré qu'il n'est pas fait d'anticipation. Ce qui est fait au contraire, c'est une adaptation des principes aux circonstances du lieu et de l'époque prophétique. Comme le disait Saïd Ramadan dans "Sharî'a: le droit islamique, son envergure et son équité":

"L'enseignement du Coran selon lequel la vie est un processus de création progressive nécessite que chaque génération, guidée mais non freinée par les travaux de ses prédécesseurs, soit autorisée à résoudre ses propres problèmes".

Même dans les rites éternels que sont les 5 piliers, il y a toujours une souplesse. Le Coran dit sur la désobéissance:

"Mais à celui qui est contraint, sans être rebel ni transgresseur, nul péché ne sera imputé".

Ainsi les prières peuvent être réduites ou rattrapées, le ramadhan être excusé pour raison de maldie ou de travaux difficiles et le pélerinage n'est^pas une astreinte dans la mesure ou il n'est commandé que pour ceux qui physiquement et économiquement peuvent l'accomplir.

Si cette souplesse s'applique pour ce qui éternel, elle s'applique à plus forte raison pour ce qui est circonstanciel.

Le port du hijab fait bien entendu parti du circonstanciel et il demeure un choix personnel qui ne regarde en rien les parents ou le mari. Rappelons que le Noble Qûr'an ordonne:
"Nulle contrainte en religion, la vérité est distincte de l'égarement".

On nous appelledonc à utiliser le bon sens. Une multitude de passages coraniques appellent les croyants à faire preuve d'intelligence, à méditer les versets.

Que la Paix soit sur vous

Salam

 

Mercredi 22 août 2007
par Salam publié dans : Débats de société communauté : Repenser l'Islam Pratique
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Les Raisons historiques

Plaçons-nous maintenant le contexte de la Révélation. A l’époque, au VIIème siècle, l’Arabie était peuplée de nomades aux pratiques barbares et aux guerres tribales incessantes. Muhammad –Paix et Salut sur lui- l’a qualifié dans un haddîth qudsî de « pire des peuples ». A l’époque le viol et les razzia où l’on capturait les femmes pour en faire des esclaves étaient monnaies courante.
 
Dans ce cadre, le voile constituait une arme dissuasive, certes bien fragile mais cependant efficace. Ces arabes étaient bons commerçants malgré leur piètre morale. ; Ils n’allaient pas enlever des femmes sans avoir « étudié la marchandise » !
 
Ainsi cette pratique courante du désert bien avant le Prophète Muhammad (sws) fut-elle entérinée par le Noble Coran. afin de protéger les femmes des agressions de toutes formes : visuelle par le regard d’hommes dissolus, verbale et physique en conséquence. Le Coran a-t-il ordonné le hijab ?
La réponse est non.
 
Il est dit :
{ Ô Prophète, dit à tes femmes, tes filles et aux femmes des croyants de se vêtir de leurs grands voiles }
 
Dire une chose avec la douceur prophétique légendaire est une chose, l’ordonner en est une autre : il s’agit donc de ce qui est considéré dans la jurisprudence islamique comme de l’ordre de la recommandation.
 
De plus, on voit bien dans l’expression « leurs grands voiles » que les femmes étaient déjà en possession de ce vêtement, la Révélation ne l’a pas inventé. On savait en ce temps là qu’une femme le portant pouvait appartenir à la communauté musulmane et étant donné leur puissance militaire, on s’abstiendrait d’en faire ses ennemis par quelque maltraitance !
 
Dans le contexte du désert médiéval où le sang monte vite et s’échauffe facilement, éviter d’exposer les hommes à la tentation de mal se conduire garantissait aux femmes le respect de leur dignité et de leur intégrité physique, lorsque cela les arrangeait.
 
Le voile dans ce contexte assurait l’émancipation des femmes, préservait leur liberté.
 
La réalité contemporaine
 
Plaçons-nous désormais dans le contexte actuel en France. Les femmes ont-elles un voile dans leur garde-robe, cela fait-il parti des usages ?
La réponse est non, à l’exception justement des musulmanes qui le portent !
 
Attendu que nous ne connaissons le viol et l’enlèvement que comme des phénomènes marginaux quoique trop fréquents, cette solution radicale n’a même pas été envisagée.
 
De plus, le fait du port du voile aujourd’hui règle-t-il le problême de l’inconduite des hommes ? Celles qui le portent ne sont pas affectées, certes, mais elles sont une minorité. Elles subiront cependant d’autres formes de persécution : succitant l’inquiétude, radicalisant les positions, elles deviendront victimes de regards inquiets et de la moquerie publique : « tiens, un ninja ! »...
 
Elles risquent ainsi de s’enfermer dans un processus d’exclusion et de revendication d’appartenance communautaire, pensant recevoir par le voile une sorte de label de bonne musulmane.
 
Mais comment le mode vestimentaire peut-il garantir le degré de la piété intérieure ? Si la piété implique la pudeur, le hijab détermine-t-il quelle femme est pudique et quelle femme ne l’est pas ? Il y a certes des degrés dans la pudeur entre le décolleté plongeant avec short raz-les-fesses et le voile intégral. Ne nous y trompons pas, le hijab est en France non une coutume issue de la culture mais un signe ostensible d’appartenance à la religion musulmane.
 
Ce qui ne signifie pas, loin de là, que les femmes qui ne le portent pas sont nécessairement des non-musulmanes. Et pourquoi tant de musulmanes ne le portent-elles pas ? Parce qu’elles n’aiment pas plaire à Dieu ?
 
Non, elles y sont très attachées.
 
Elles sont tout simplement réalistes. Comme le demande justement le Noble Coran, elles méditent le sens des versets et concluent librement à l’inutilité du voile en République Française. Aucun imam prétendument éclairé n’a autorité pour leur forcer la main, car une recommandation circonstancielle n’est pas une obligation absolue.
 
Dieu ne veut pour vous que la facilité, il ne veut pas pour vous la difficulté }
 
Est-il facile de trouver du travail avec un voile ? Est-il facile d’aller à l’école laïque avec un voile ? Certes non, donc pourquoi Dieu le voudrait-Il alors ? Ceux qui le pensent jettent en pâture leurs sœurs en guise de chair à canon d’un grand djihad qui n’aurait de grand que le nom, et les auraient ainsi instrumentalisé, sans qu’elles l’ait nécessairement perçu.
 
Il n’est demandé à chacun que selon ses possibilités }
 
La question est donc : est-il possible aujourd’hui en France de porter le hijab dans la rue sans afficher par là-même son appartenance communautaire ?
La réponse est non.
Une autre question s’impose alors : est-il possible au musulman d’afficher ouvertement son appartenance communautaire ? On soulève là le problème de l’ostentation.

Paix à tous mes frères, Paix à toutes mes soeurs, Paix à tous mes concitoyens, Paix sur la Terre!

Salam
Mercredi 22 août 2007
par Salam publié dans : Débats de société communauté : Repenser l'Islam Pratique
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Signe Communautaire

 
Fait-on les choses pour les autres ? Ostentation pure. Il est interdit clairement aux musulmans d’œuvrer dans le but de recevoir des éloges et des compliments de la part de ses proches, des gens puissants ou de toute personne : cela constitue de l’associationisme. On ne doit chercher à plaire qu’à Dieu et endurer les critiques patiemment.
 
Fait-on les choses pour se donner bonne conscience ? Ostentation à nouveau : on nourrit la vanité de notre ego (nafs) on l’associe à Dieu. Les fait-on dans la crainte de l’enfer ou l’espoir du paradis ? Dans ce cas, on ne doit jamais considérer notre acte comme une garantie de récompense, car ce serait encore un piège de la vanité.
 
Ce qui doit être recherché, c’est la Face de Dieu, c’est la Vérité.
 
La vérité inclue l’authenticité. Donc ce qui précède l’action c’est l’intention, et c’est à la lueur de cette intention (niyyah) que l’action doit être examinée. Une action commise avec mauvaise intention ou mauvaise volonté, quand bien même elle serait licite serait nulle. La question est donc : est-ce une bonne intention que d’afficher son appartenance communautaire ? Ici, en République Française ?
 
Dans ce pays qui nous assure paix et sécurité au regard de la situation dans de nombreux pays, qui garanti les mêmes droits à tous sans distinction de race, de sexe ou de culte, il existe un triple principe fondateur, émanation du contrat social : liberté, Egalité, Fraternité.
 
La liberté implique la responsabilité, l’égalité implique la non-discrimination, la fraternité implique la cohésion. La cohésion, c’est de ne pas heurter la sensibilité de son entourage choisi ou imposé mais de tout faire pour se rapprocher les uns des autres, dans le respect des convictions de chacun et dans le respect de la liberté d’expression.
 
Afficher son appartenance, c’est exprimer ses convictions mais d’une façon qui dit « Acceptez-moi telle que je suis ou jugez-moi sur ma différence avec vous ». Dès lors, on ne se met plus dans la logique de rapprochement mais dans la différenciation. Cette différenciation des individus ou des communautés est ce qui fait éclater l’unité du corps social, car tous les hommes ne sont pas exempts de préjugés, bien au contraire.
 
Beaucoup préfèreront donc juger sur la différence qu’accepter la différenciation. On s’expose alors volontairement au jugement de ses concitoyens. Le musulman ne craint pas de déplaire aux hommes, comme nous l’avons vu au sujet de l’ostentation.
 
Cependant, est-ce que l’intention de s’exposer ouvertement à la critique et par là-même d’atteindre à la cohésion sociale est une bonne intention ? Il faudrait alors considérer la supériorité du domaine religieux sur le domaine social, ce qui est le cas du musulman, mais n’est pas le cas de la philosophie citoyenne.
 
Les deux approches se heurtent inéluctablement. Comment apprendre à n’être pas française au détriment de l’Islam ? Comment apprendre à être musulman dans le cadre d’une vie quotidienne en France et d’une identité française ?
 
Paix à tous et toutes insh Allah
 
Salam
Mercredi 22 août 2007
par Salam publié dans : Débats de société communauté : Repenser l'Islam Pratique
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« Si un différent vous oppose, portez-le devant Dieu et devant le Prophète » enseigne l’Islam. Or l’un des attributs de Dieu est qu’Il est Al-Hakim, l’Infiniment Sage.

 
Un haddith Sahîh dit par ailleurs : « Le croyant est toujours à la recherche de la sagesse, où qu’il puisse la trouver ; c’est à lui de l’atteindre. »
 
La sagesseconsiste-t-elle à provoquer le conflit ? Le Coran nous dit « [le Prophète] leur ordonne ce qui est convenable, il leur interdit ce qui est blâmable ; il déclare licite, pour eux, tout ce qui est bon, il déclare illicite, pour eux, ce qui est impur ; il ôte les liens et les carcans qui pesaient sur eux. »
 
Si le licite est le bon, est-il licite de provoquer le conflit ? La sagesse nous dit que ce n’est pas convenable, à moins d’avoir un tort à redresser. Or si le convenable est ordonné, il faut démonter que la France a un tort à redresser, j’entends toute la population citoyenne, les institutions, etc.
 
La question que je pose est donc la suivante :
Le hijab va-t-il redresser le tort supposé des français ? Dans ce cas, le port d’un signe ostensible d’appartenance communautaire constituerait une forme de « désobéissance civique », puisqu’il serait destiné à combattre un méfait de la France à l’égard de cette même communauté, celle des musulmans.
 
Quel est le tort de la France à l’égard de la communauté musulmane ? Est-ce de n’être pas toute entière musulmane ? Cela ne porte pas préjudice à la communauté, c’est l’affaire de Dieu mais pas celle des musulmans qui ne sont qu’une communauté au milieu des autres. Il importe le respect de la liberté de conscience.
 
Est-ce le colonialisme ? Nous serions bien imprudents de nous venger par un impérialisme islamique qui ne résoudrait rien. Le Noble Coran nous appelle au contraire :
« Rends le bien pour le mal, et tu verra ton ennemi se changer en protecteur et ami ».
 
Est-ce l’atteinte aux libertés de culte ? Certes non ! Hier encore je croisais les gens du Jhulûj dans la rue qui prêchaient, comme la veille le faisaient les témoins de Jéhovah !
 
Est-ce l’atteinte aux droits des musulmanes ?
Dans ce cas, qu’on le prouve. Qu’on m’amène un policier ayant arrêté une femme dans la rue pour motif qu’elle soit musulmane, ou même parce qu’elle porte le voile !
 
Tant que cela n’est pas démontré, porter le voile en France en terme de signe d’appartenance communautaire constitue une « frappe préventive », ou alors, ce serait plutôt « ouvrir les hostilités ».
 
A l’heure ou l’on proposait l’Aïd al-Kabîr comme jour férié dans les écoles dans la commission Stasie, on voit difficilement ce que cette frappe serait sensée prévenir.
 
L’intention française n’est pas de combattre l’Islam en tant que tel mais de le purger de toute superstition à l’égard d’une supposée supériorité des hommes qui traine dans les mentalités de bon nombre de pratiquants, essentiellement les plus jeunes, mais aussi chez des dignitaires du Conseil Français du Culte Musulman, uléma qui plus est. Ceci démontre à quel point ces superstitions sont répandues.
La vérité, c’est que la France a peur de l’Islam institutionnel qui se présente comme monolithique et intransigeant, qui remet en cause la primauté de la nation sur toute considération personnelle ou communautaire.
 
Selon Abû Zahra, lorsque dans les premiers siècles de l’hégire apparu la notion d’ijmâ ou « consensus d’opinion », « ce ne fut que pour préserver l’unité nationale et limiter les déviations individuelles qu’al-ijmâ’ fut légalisé comme autorité derrière les textes sacrés. »
 
On en conclu que c’est justement la nécessité d’une cohésion nationale qui justifiait de limiter l’ijtihad ou « effort de jugement personnel » pour faire prévaloir le consensus. Dans un Etat musulman, le processus de consensus est mené exclusivement par les musulmans, et le plus souvent par des juristes.
 
Mais dans un Etat laïc comme la France, le consensus doit-il être établi uniquement entre musulmans ? Dans ce cas, l’ijmâ’ ne permettrait pas de remplir sa mission de maintien d’une unité nationale, puisqu’il ne prendrait pas en compte la diversité nationale et le fossé existant entre la pensée musulmane et la pensée française.
 
Si le consensus doit être établi entre musulmans, il ne doit pas négliger l’opinion publique de la nation dans son ensemble.

Paix en France!

Salam

 

Mercredi 22 août 2007
par Salam publié dans : Débats de société communauté : Repenser l'Islam Pratique
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Le Prophète Muhammad (sws) a déclaré « jamais ma communauté ne s’accordera unanymement sur une erreur ». Cette sunna justifie l’usage de l’ijmâ’, bien qu’elle n’en fasse pas une source indispensable au regard de l’inébranlable base que constitue le Coran et la Sunna.
 
Mais sans tarir la recommandation d’ijtihad, l’effort d’opinion personnelle, la nécessité sociale impose l’ijma’ comme garant de l’unité légale. Un consensus doit être établi, consensus qui aura pour devoir de faire valoir la juridiction française comme source d’unité avec le corps national, et trouver une position qui convienne à tous.
 
Dans le cadre juridique islamique, ma position est la suivante : Al-Tufî, le célèbre juriste de l’école hanbalite –l’une des 4 grandes écoles sunnites de jurisprudence- a dévelloppé le concept d’al-maçlaha, utilité, basé sur une sunna célèbre :
« Aucun préjudice ne sera causé, ni subi ». Il introduisit donc la notion d’utilité par opposition au préjudice « en tant que principe fondamental devant rester prioritaire dans l’applicabilité de tous les textes de la sharï’a comme le précise Saïd Ramadan, spécialiste européen reconnu en la matière.
 
Si nous suivons cette notion de maçlaha, nous voyons bien que l’usage d’un signe ostensible d’appartenance communautaire porte préjudice à l’unité nationale, mais aussi à la communauté elle-même qui se trouve stigmatisée dans une position de rejet des valeurs nationales et donc d’ennemi de l’intérieur.
 
Puisque cette notion d’utilité est prioritaire dans l’applicabilité de tous les textes de la sharï’a, donc du Coran et de la Sunna eux-même, alors on conviendra sur le fait que cette stigmatisation n’est pas soumis à un quelquonque devoir religieux, d’autant plus que, comme nous l’avons déjà prouvé, le port du voile islamique n’est pas un devoir mais une recommandation circonstancielle.
 
Dans le cadre de la République Française, elle ne peut être appliquée sans mettre en péril la paix sociale et le respect des valeurs nationales, alors que l’Islam historiuque reconnait la possibilité de se passer d’un conflit de ce type.
 
On ne le trahirait en rien. Etre française musulmane exige donc la discrétion du voilage, par pudeur personnelle et respect de la pudeur d’autrui : pourquoi n’y aurait-il pas de la pudeur à montrer ses convictions intimes devant ceux qui tendent à ne pas afficher les leurs avec véhémence par respect des opinions des autres ?
 
Si cette position juridique a été agréé dans l’Islam historique, rien ne peut nous empêcher d’en faire usage aujourd’hui, d’autant plus si celle-ci est rendue indispensable par les circonstances.
 
Pour déterminer la discrétion du voilage, il conviendra donc d’exercer le consensus d’opinion avec l’ensemble de la nation. Il en résultera certainement le refus catégorique de la burqa -le voile intégral- et la limitation du hijab à un tissu coloré –non pas noir ou gris- ne couvrant pas la racine des cheveux mais plutôt semblable aux fichus occidentaux qui couvrent la tête, sauf  pour raison d’utilité en cas de froid majeur.
 
En tout cas ces drapages tombants jusqu’au ventre ne seraient que pure provocation et même indéniablement seraient soumis au péril de l’ostentation. En effet la « démonstration » de piété est contraire à l’esprit du Coran :
 
« Que vous manifestiez ce qui est en vous ou que vous le cachiez, Dieu vous en demandera compte », donc il n’y a pas de réelle démonstration possible de piété en Dieu.
 
Quant à la Sunna, voici deux haddith assez éloquents qui démontrent que la piété se forge en soi et ne doit pas rejaillir de manière aveuglante :
« Lorsque l’intériorité est plus laide que l’extériorité, c’est l’injustice ; lorsque l’intériorité est égale à l’extériorité c’est l’équité et lorsque l’intériorité est meilleure que l’extériorité, c’est le mérite ». (Prenez garde à ne pas vous présenter comme des saintes, mesdemoiselles !)
 
« L’œuvre accomplie dans le secret vaut 70 fois celle faite en public ». Donc éviter d’afficher son appartenance communautaire et sa pratique religieuse est un acte d’excellence ! Vaut-il mieux l’excellence ou l’application aveugle d’une recommandation dont l’utilité a totalement disparue ?
 
Le Coran le dit :
« Ce à quoi Dieu vous exhorte est l’excellence. Dieu est l’Audiant et l’Omniscient ». De fait, sans nous contraindre, car « Dieu n’est point le tyran des hommes ».
 
Il nous exhorte à ne pas extravertir notre appartenance à la communauté musulmane. Nous devons enfin reconnaître que le voile sert aussi de cheval de Troie à l’intégrisme pour faire reculer l’identité française et sa spécificité laïque, areligieuse. Comment cette areligiosité se maintiendrait-elle si ne cessent de s’affronter les signes d’appartenance communautaire ?
 
On voit donc par une argumentation honnête qu’il est illicite de nous afficher comme différents fondamentalement du reste de la nation et de la sorte de « cracher » sur le processus d’intégration auquel la République appelle l’Islam de ses voeux.
 
Paix à tous, et que l’emporte la raison sur les passions du coeur !
 
Salam
Mercredi 22 août 2007
par Salam publié dans : Débats de société communauté : Repenser l'Islam Pratique
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La République n’est pas notre ennemie mais notre garantie. Elle nous assure les libertés et les droits dont nous avons besoin pour vivre en Paix. Elle est notre contexte et il convient d’en reconnaître l’autorité.
 
Non seulement nous n’y sommes pas persécutés, ou alors vous ignoriez ce qui se passe ailleurs dans le monde, mais la souveraineté appartient à la nation et la nation n’est ni une question raciale ni une question de localité de naissance, en tout cas pas en France. La nation française est reconnue comme basée sur un concept d’adhésion aux principes et aux lois de la République.
 
Comme le dit Ronan « C’est un plébiscite de tous les jours ». C’est une loi humaine, mais fondée sur des bases universelles et issues de la culture judéo-chrétienne, donc emprunt des valeurs de l’Islam Originel. Il n’y a donc pas lieu de se quereller.
 
 Si nous refusions d’adhérer au contrat social, nous perdrions notre nationalité et nos droits, nous devrions nous exiler de ce pays pour aller ailleurs, sous des latitudes moins tolérantes ou notre liberté serait incertaine.
 
Peu de pays, voir aucun n’ont cette sublime conception d’une « communauté de destins » pour fonder l’identité nationale. Si nous en refusons le principe, nous n’avons rien à faire ici.
 
 Nous ne sommes pas ici pour profiter du système et imposer notre manière de vivre à la face de la démocratie, il nous faut développer une théologie compatible avec la République Française, afin de démontrer la souplesse et l’adaptabilité de notre religion à toutes les cultures.
 
Or une spécificité culturelle de l’occident est la notion intime de progrès. Progrès scientifique, économique, social et philosophique. La notion de progrès économique dénote une recherche de prospérité. La notion de progrès social dénote une notion d’équité.
 
Les notions cumulées de progrès scientifique et philosophique dénotent pour leur part une recherche de la vérité. Il est incontestable qu’un authentique musulman partage les mêmes valeurs qui sont toutes trois explicites dans la Révélation.
 
Maintenant, parlons de ce que le progrès scientifique et philosophique occidental ont apporté de vérité : l’égalité des sexes. Rien en effet ne distingue le cerveau de l’homme de celui de la femme, seules les caricatures et les canulars disent le contraire !
 
Leurs différences ne sont qu’hormonales. Les hormones masculines apportent-ils quelque supériorité ? Sur le plan physiologique, il est avéré que les hormones masculines contribuent au développement musculaire. Contribuent-elles au développement des capacités cérébrales ? La réponse est non.
 
On a souvent justifiié la déresponsabilisation de la femme dans l’Islam institutionnel par la phrase « Dieu n’impose a aucune âme une charge supérieure à sa capacité ». Sous entendu pour l’exégèse : les capacités de la femme ne lui permettent pas d’assumer des responsabilités importantes.
 
On aurait aussi bien pu en déduire que dans le cas de la femme, Dieu n’imposait pas une aussi lourde charge que celle de l’homme bien que celle de l’homme ne soit pas supérieure à sa capacité. Or l’homme peut-il vraiment gouverner sans la femme ?
 
Comment pourrait-il résoudre seul des problèmes collectifs sans considérer la perception qu’en ont les femmes, qui sont majoritaires sur la planète !
 
Leurs perceptions seraient-elles moins bonne ? Il est avéré au contraire que leurs capacités intellectuelles valent celles de leurs compagnons. On observera même en toute vérité la meilleure réussite scolaire des jeunes filles, qui prouve qu’elles sont très tôt éveillées à la compréhension, réceptives à la connaissance. Le seraient-elles par la suite moins que les hommes ? Leur avance deviendrait-elle un retard ? Scientifiquement non.
 
Théologiquement, on conviendra sur le fait que l’âme de la femme n’est en rien inférieure à l’âme de l’homme. Pourquoi ? Tout sim^plement parce qu’il n’y a aucune différence entre l’âme d’un homme et l’âme d’une femme. Le Noble Coran dit :
« Votre création et votre résurrection sont ceux d’une seule et même âme ».
 
Rien ne différencie la nature de l’âme d’une femme et d’un homme. Pour s’en persuader définitivement, il faut reprendre le récit de la création.
 
Paix à tous et toutes, soyez bénis insh Allah chers lecteurs !

Salam
Mercredi 22 août 2007
par Salam publié dans : Débats de société communauté : Repenser l'Islam Pratique
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Le Récit de la Création :
On y lit très clairement que l’être humain originel, l’Adam, a été formé de terre ou limon, donc de matière, et muni d’un souffle de Dieu, son âme (ruh). A ce moment, il n’y a pas encore eu de différenciation sexuelle, Eve n’est pas apparue. Donc l’âme soufflée est unique. Par la suite, Adam reçoit l’instruction, l’intelligence, afin que Dieu fasse connaître que l’humain mérite la révérence et le service ... des anges eux-mêmes !
 
Ce n’est qu’après qu’Eve rentre en jeu. Elle est issue d’Adam, elle reçoit donc de lui son âme et son instruction. La révérance des anges était donc adressée à la femme aussi puisqu’Adam était à l’origine un être indifférencié.
 
Nous avons ici la preuve que l’homme et la femme sont consubstanciels. Nous pouvons alors affirmer que la phrase « Dieu n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité » ne peut aucunement être utilisée pour prétendre une infériorité de l’âme féminine sur l’âme masculine.
 
Attendu qu’en terme physiologique les capacités cognitives et sensorielles de l’un et de l’autre sont égales, comment pourrait-on encore traduire frauduleusement le verset 34 de la sourate « Les Femmes » par :
« Les hommes sont supérieurs aux femmes » ! Ce serait une falsification évidente de la vérité !
 
Selon la traduction agréée par la Présidence Générale des Directions et des Recherches Scientifiques Islamiques, de l’Ifta de la Prédication et de l’Orientation Religieuse, nous lisons à ce verset :
« Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah a donné à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens »
 
Deux choses sont ainsi à définir : que signifie l’autorité des hommes sur les femmes attendu qu’ils sont égaux ? Quelles sont les faveurs que Dieu accorde aux hommes plus qu’aux femmes et pourquoi le fait-il ?
 
Concernant cette autorité le Noble Qûr’an dit :
« Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles »
 
En République Française, tous les citoyens ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. Pour ce qui est des pratiques, chacun est libre de ses choix. Nous ne pouvons plus vivre dans l’idée que l’homme doit s’assujettir la femme.
 
Une traduction honnête dirait de cette prééminence qu’elle signifie que l’homme demeure naturellement le chef de famille, que c’est à lui dans le cadre familial de prendre le plus souvent la décision, mais ceci ne l’incite pas pour autant à faire de l’abus d’autorité et à s’imiscer dans ce qui est du domaine de la liberté individuelle ! S’il contraint la femme à pratiquer comme il l’entend, où est son intention à elle ?
 
Dans la conformité vis-à-vis des prescriptions divines ou dans l’obéissance à l’homme ? Les bons musulmans ne peuvent agir de sorte à être associés à Dieu dans l’intention de leurs femmes, ils seraient là de grands pécheurs et seraient aussi la cause du péché de leurs femmes !
Jeudi 23 août 2007
par Salam publié dans : Débats de société communauté : Repenser l'Islam Pratique
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Mr Le Président,

Je sollicite votre attention sur la question de l'enseignement des langues étrangères dans le cadre de l'éducation nationale.

Pour reprendre votre lettre aux éducateurs, que j'estime admirable, vous dites:
"
Et quand nos enfants apprennent des langues étrangères, et je souhaite qu'ils en apprennent obligatoirement au moins deux en plus du Français, il faut que cet apprentissage soit aussi un apprentissage de culture et de civilisation. Je souhaite que nos enfants apprennent les langues à travers la littérature, le théâtre, la poésie, la philosophie, la science. 
Affirmer l'importance de la culture générale dans l'éducation où elle a tant reculé (...) c'est affirmer tout simplement que le savant, l'ingénieur, le technicien ne doit pas être inculte en littérature, en art, en philosophie et que l'écrivain, l'artiste, le philosophe ne doit pas être inculte en science, en technique, en mathématiques. 
L'idée que celui qui se destinerait aux sciences n'aurait rien à faire de la poésie, du théâtre ou de la philosophie est une idée que je trouve absurde. L'idée que l'enfant de famille modeste, celui qui est né dans l'un de ces quartiers difficiles qui accumulent les handicaps, le fils ou la fille de l'employé, de l'ouvrier n'aurait pas besoin d'être confronté aux grandes œuvres de l'esprit humain, qu'il ne serait pas capable de les apprécier, que lui apprendre à lire, écrire et compter serait bien suffisant, est pour moi l'une des plus grandes marques du mépris." 

Voici une proposition simple. Un grand nombre d'élèves des quartiers défavorisés disposent d'une pratique quotidienne d'une langue étrangère, due à leur origine étrangère. La langue la plus fréquemment rencontrée étant l'arabe, langue dont l'enseignement dispose d'un support culturel, scientifique, philosophique, poétique considérable dans le patrimoine de l'humanité, cette langue mériterait de disposer d'un enseignement facilité dans le cadre de l'école de la République.

Il va sans dire qu'une telle proposition n'est pas forcement évidente à défendre dans le contexte actuel, mais j'oserai vous demander votre opinion, monsieur le président:
un enfant, disposant d'une pratique quotidienne de sa langue d'origine, ou d'une langue rattachée avec son éducation spirituelle familiale, ne se sentirait-il pas valorisé et reconnu si l'on lui permettait d'en tirer profit dans sa scolarité, récompensant ainsi sa spécificité?
Ne se peut-il qu'en découvrant la richesse de sa culture et de sa pensée, de sa littérature et de ses arts, il ne dispose d'outils pour mieux comprendre le danger que représente le repli communautaire et les dérives fondamentalistes, nourries par l'ignorance de sa propre richesse et par le sentiment d'une incompatibilité entre sa foi et l'enseignement occidental? Ne serait-ce pas une main tendue aux plus jeunes victimes de cette propagande importée, souvent en situation d'échec?

Ne négligeons pas non plus l'importance grandissante de nos échanges économiques avec nos anciennes colonnies du monde arabophone, ainsi que nos autres partenaires. Si l'Anglais dispose d'une telle aura, c'est aussi pour son importance économique.
Il y a 1 milliard de musulmans sur terre. Dans leur pratique quotidienne, ils récitent toujours aujourd'hui leurs prières dans cette langue. La qualité de son emploi pourrait-être de nature à permettre aux jeunes français d'origine arabophone d'obtenir une place de choix dans les sociétés françaises implantées dans ces pays. Car loin d'y faire reculer la francophonie, une telle introduction de l'arabe améliorerait la qualité du dialogue interculturel et désamorçerait bien des conflits, rendant les honneurs à notre ouverture.
C'est à nous de transmettre à ces jeunes les éléments de patrimoine qui leur reviennent et que combattent les partisans d'un choc de civilisations.
Ce serait un coup d'éclat dans l'intégration à la nation.

Veuillez recevoir mes amitiés patriotiques.

lenouvelislamdefrance

lettre envoyée le jour même sur le site web de l'Elysée
Vendredi 7 septembre 2007
par Salam publié dans : Débats de société communauté : Islam
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Suivant la pratique ancestrale de la sharî'a,
L'homme qui souhaite se marier n'a jamais adressé la parole à sa future femme,
ni vu son visage dévoilé, à plus forte raison les formes de son corps.
Il est à noter que l'homme n'est pas exposé à la sensualité des femmes en général car il ne lui est permis de voir dans l'intimité que les femmes de sa propre parenté.
Donc les tentations sont divisées et la vertu multipliée. De plus, chacun est séparé par un voile.

En occident, c'est tout le contraire. 
La sensualité s'affiche sur les murs, les jeunes filles en fleur sont courtement vêtues, les femmes exposent leur peau et leur chevelure à nu, parlent, draguent, travaillent, étudient, tous les lieux sont mixtes.
Il n'y a pas de séparation entre les hommes et les femmes.
Cela rend indispensable l'existence d'un lien d'intimité beaucoup plus important dans le couple,
lien qui ne peut trouver ses forces que dans l'amour réciproque.
Or, comment aimer ce qu'on ne connait pas?
Comment un contact, si intense qu'il s'ancre dans la permanence peut-il être issu d'une absence totale de rapport, sinon de façon illusoire, dans l'esprit idéalisant de naïves romances?
On déchantera rapidement de ces assauts adolescents quand l'habitude fera son chemin et que la société mixte imposera sa loi.

Les docteurs de la Loi Coranique prônent la fuite, le repli, interdisent les lieux où s'expose la chair et préconisent de ne point s'adresser mot sans témoins entre gens de sexe opposé.
Tout est fait pour conserver le mode de pratique du désert, mais la mégalopole du nord implique une conduite élaborée spécifiquement, une pratique locale de la loi, donnant sens à la pratique globale.

En occident, l'homme est responsable de ses désirs pour la femme et doit les assumer.
A lui de gérer sa libido mais il n'est pas contraint au mariage pour vivre sa sexualité.
De même, la femme est disposée à donner son corps.
Il s'en suit la pratique d'une parade amoureuse qui donne naissance à des relations à durée variable, avec investissement affectif fluctuant d'un individu à l'autre, d'une relation à une autre.
Le mariage constitue ici un engagement qui se prend de façon mûrement réfléchie après plusieurs années de rapports, au moins deux ans de vie commune. Il est précédé de fiancailles qui annoncent le désir mutuel de réaliser la vie maritale tout en remettant à plus tard la contrainte administrative, laissant le temps s'assurer de ses intentions, de réfléchir sur sa décision, ses attentes, ses devoirs, etc.

Là où l'orient établi le mariage de raison, l'occident instaure le mariage d'amour, là où les uns régulent la sexualité au sein du mariage, les autres font du mariage un mûr accomplissement de l'amour mutuel et n'a pas le monopole de la sexualité. Comment permettre aux jeunes musulmans de bien vivre la transition vers un mariage d'amour mutuel, qui représente une grande avancée dans le mode de vie, en comparaison des générations passées? 

Tout simplement en cessant de mentir sur la question du "mariage temporaire" (al-Motaa), qui n'est pas un flirt, mais plutôt un mariage informel et libre, c'est à dire la formation d'un couple avant et en dehors du mariage consacré. On nous as dit que ce mariage était interdit. C'est ainsi qu'il est titré dans le Sahih al-Bukharî...
Sauf que le texte dit le contraire! Jugés par vous-même:
"Jabîr ibn Abdillah et Salam ibn Al Akwaa rapportèrent qu'ils étaient au sein de l'armée, quand le Messager d'Allah vint et leur dit:"Il vous a été autorisé d'exercer le mariage temporaire (al-Motaa), alors faites-le".

Ce type d'union permettrait aux jeunes de rester dans des relations saines tout en éveillant leur sexualité, pour mieux amorcer ensuite une relation choisie,  à même de fonctionner et d'être épanouissante sur la durée, par le choix de partenaire auquel il pourra procéder, n'ayant plus la contrainte du célibat pour tout droit légal en dehors du mariage consacré. 

Cette solution doit faire l'objet d'un effort personnel d'interprétation, ijtihad, mais on constate cependant que le haddîth permet ce type d'union, et que le titre "interdit du mariage temporaire" n'est là que pour tromper les sots dans une volonté politique, celle de l'Islam institutionnel, non historique! Si dans le contexte de la vie au coeur de la jahilliyya, une telle pratique est permise, alors elle a bon droit de l'être en occident!

Cependant, il est vrai que le motaa a connu une dérive alors que la compréhension du psychisme humain s'est accrue. Ainsi, alors que l'Arabie du VIIème siècle, tout comme le reste du monde d'alors, ignorait tout critère d'age pour autoriser les mariages, temporaires ou pas, le monde moderne a apporté des preuves évidentes de la nature malsaine des mariages forcés ou sous influence, de même que la nature abominable de la pédophilie. 

On ne peut retenir comme une sunna une pratique qui sous-entend un cadre sous-développé en terme de législation, donc de civilisation. Si tel était le cas, l'Islam n'apporterait aucune direction au corps, à l'esprit ou à l'âme, sinon celle de la préhistoire.

Examinons ensemble l'essenciel de la question du mariage tel qu'il est traité dans le Noble Coran:

{ Si vous craignez de n'être pas équitables en matière d'orphelins... alors épousez ce qui vous plaira d'entre les femmes, par deux, ou trois, ou quatre. Mais si vous craignez de n'être pas justes, alors seulement une, ou contentez-vous de votre droite propriété, plus sûr moyen d'échapper à la partialité. } (IV, 3)

On voit bien içi que la polygamie est recommandée pour les hommes désireux de ne pas laisser une veuve et ses enfants être perdus dans l'exclusion sociale due à la perte d'un grand nombre de victimes des luttes armées d'alors, et à la façon patriarcale de rejeter une femme qui ait déjà connu un autre homme, ou qui ait des enfants à charge.

Dans le reste des cas, il est établi que l'homme -ayant crainte de ne pouvoir être juste envers les femmes- ne doit en prendre qu'une seule. Ceci afin d'établir une équité -une condition égale entre époux- et de remplir ses devoirs conjuguaux sans infraction. 

La polygamie ne peut pas être agréée dans le but d'assouvir les désirs rebels de nos hormones excités, qui de toute évidence mènent -et ce jusque dans le cadre du mariage- à la luxure, à la débauche, à la perdition Il serait bien amer, le miel donné par l'époux s'il n'est pas le fruit de l'amour mais celui des passions charnelles, car si le désir est un critère important du mariage d'amour, il ne se suffit pas à lui-même, car il ne touche que les corps et ne pénettre ni l'esprit de piété, ni l'âme insufflée par la divinité. 

{ N'épousez pas des femmes qu'auraient épousées vos pères -exception faite des situations acquises- : ce serait une turpitude, un inceste, un détestable chemin.
Vous sont interdites vos mères, filles, soeurs, tantes de père ou de mère, nièce de frère ou de soeurs, mères et soeurs de lait, mères de vos épouses, pupilles encore dans votre giron et issues de vos femmes, si vous avez consommé l'union avec ces dernières (au cas inverse, nulle faute à vous), et encore les épouses des fils issus de vos reins, et de conjoindre deux soeurs, exception faite des situations acquises... 
-Dieu est tout Pardon, Miséricordieux.
... et encore les présevées d'entre les femmes.. Tenez-vous en a vos droites propriétés.
Tout cela s'impose à vous par l'Ecriture de Dieu.
-Vous est rendu licite tout ce qui n'est pas compris dans ce qui précéde.
(Vous pouvez donc) satisfaire votre désir, moyennant votre bien, en Prémunis non pas en débauchés.
Entant que vous jouirez de ce qu'elles vous accordent, donnez-leur salaire nuptial: c'est obligatoire.
Point de faute pour vous à convenir d'un supplément d'obligation.
}
(IV, 23-24)
Jeudi 13 septembre 2007
par Salam publié dans :