Les évangélistes Marc, Luc, Matthieu et Jean ne sont pas des apôtres. Bien qu’il y ait eu un Jean et un Matthieu dans ses apôtres, ceux qui ont écrit leurs évangiles
-leur tradition mystique du mystère- ne sont pas des témoins oculaires de la vie de Jésus Fils de Marie (als).
Jésus est élu du Dieu Unique, non pas l’élu unique du Divin.
La virginité de Marie n’est pas spécifiée dans le Noble Coran. Elle reçoit l’annonce de l’ange, proteste en disant qu’aucun homme ne l’a connu, l’ange lui répond que
« Cela est facile à Dieu », qu’Il dit « soit », et cela est. La question reste
posée : facile de lui donner un enfant sans homme ? Certes, Allah en a le pouvoir ! Facile de lui faire connaitre un homme pour avoir un Fils ? Le Coran n’est pas
explicite à ce sujet. C’est là qu’intervient le mystère de la foi.
Sur Jacques, lire Jacques, Frère de Jésus de Pierre-Antoine Bernheim, édition Albin Michel, collection « spiritualités vivantes ». Jacques a écrit
une épître formidable. On voit à quel point sa parole est la continuité de la parole de Jésus, Que la Paix de Dieu soit sur lui-.
Lorsque l’Eglise propage et reconnait dans son canon Jésus comme seul et unique fils de Dieu, il coupe l’herbe sous le pied des gnostiques qui pourraient venir et se
dire habités par Dieu, Messagers et Serviteurs. Ainsi, seule la prêtrise permettrait, en entrant dans le Corps du Christ qu’est l’Eglise dans le dogme, de rentrer en fonction comme
serviteur d’Allah. En fait, cela conduit à servir l’Eglise.
Paul atteste une apparition du Christ en lumière, les témoins d’Emmaüs n’ont pas reconnu le christ ressuscité qui les accompagnait, c’est là des signes évidents pour
attester d’une résurrection spirituelle, ainsi qu’en parlait Jésus lui-même au sujet du devenir de la veuve remariée, lorsqu’elle connaîtra la résurrection.
Chercher Dieu en soi répond à l’invitation du Coran, où il est dit que Le monde n’est pas assez vaste pour que Dieu y soit contenu, mais que le coeur de
l’homme, lui, est assez vaste pour le contenir.
Le repentir en Dieu ne passe pas par une confession envers les princes du culte, mais il s'obtient seulement dans le secret de la prière, à la façon d’Elie, face
contre sol, devant Dieu, Le Miséricordieux par Essence et par Excellence. Même si la prière est collective, le rite de Salât fait que le repentir n’est que murmuré, soufflé, à peine
vocalisé, concentré dans sa dimension méditative, c’est le secret de la prière (Matthieu 6.5)
C’est pour cela qu’il ne doit pas y avoir de prélats en Islam. L’autorité religieuse, c’est Sa Parole, descendue à Moïse (als), Jésus (als) et Muhammad (sls).
Suivant la logique des hadîth, nous devons faire en sorte que notre caractère et notre comportement soit une récitation de la Parole Eternelle, ainsi qu’il en était de
Seyyidina Muhammad.