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"Prôner la lapidation, ça rapporte. Viré de son poste d'enseignant pour avoir justifié cette pratique barbare, Hani Ramadan, 48 ans,
vient de gagner le bras de fer qui l'oppose depuis plus de cinq ans au gouvernement genevois. Dans cette affaire, le frère de Tariq aura empoché plus d'un million de francs. Payé par les
contribuables.
En septembre 2002, dans le journal Le Monde et sur le site Internet du Centre islamique de Genève, qu'il dirige, Hani Ramadan - qui enseigne le français à Meyrin depuis 1981 -
franchit la ligne rouge.
Extrait: «La lapidation est terrible, tout comme le sida. Mais elle est à la mesure d'une faute qui est d'une gravité extrême. (...) En outre, la nature de la peine correspond à la nature du
péché: la main coupée pour le vol, la lapidation pour le plaisir illégitime. Elle constitue une punition, mais aussi une forme de purification.»
«Ramadan a tenu des propos inadmissibles. C'est choquant qu'il empoche plus d'un million»
(Maria Roth-Bernasconi, conseillère nationale)
Le Conseil d'Etat ne laisse pas passer ces propos. Il suspend l'enseignant, puis le vire. Ramadan fait recours. Gagne une fois, puis
une deuxième fois [Commentaire de l'admin du blog: lisez plus loin: il a gagné en faisant valoir un vice de procédure]. Mais le Conseil d'Etat ne
veut toujours pas de lui. La situation s'enlise.
Le président du gouvernement, Laurent Moutinot, a annoncé mercredi l'épilogue du feuilleton: Ramadan prend définitivement la porte, mais il touche une indemnité de départ de deux ans de salaire.
Et l'Etat prend en charge ses frais d'avocat. Il faut ajouter à cela que l'enseignant a été payé pendant cinq ans pour rien. Total: Ramadan aura touché environ 1,2 million de
francs.
Le principal intéressé est-il fier de lui? Quel discours tient-il, aujourd'hui, sur la lapidation? On ne le saura pas, Ramadan et son avocat refusant de nous répondre. Et pourquoi le gouvernement
a-t-il versé l'indemnité maximale à Ramadan? Il l'a fait pour «la paix des ménages», répond Laurent Moutinot, qui n'apporte pas d'autre commentaire.
«Monsieur Lapidation» «Ramadan a tenu des propos inadmissibles. C'est assez choquant qu'il empoche plus d'un million, déplore la conseillère nationale socialiste Maria Roth-Bernasconi. L'Etat a
eu raison de le licencier et de refuser de le réintégrer.
Mais je ne comprends pas comment il a bénéficié d'une telle indemnité.» Le député libéral Pierre Weiss n'en pense pas moins: «Monsieur Lapidation aura coûté plus d'un million aux contribuables.
C'est le prix de la démocratie, mais aussi des législateurs qui font des lois aberrantes. Jusqu'en 2007, l'Etat était obligé de réintégrer des fonctionnaires si la justice le
décidait.»
Deux erreurs Une source très proche du dossier, qui tient à rester anonyme, explique pourquoi le gouvernement a payé le prix fort pour se débarrasser de Ramadan: «L'Etat était coincé. Il avait
trois possibilités: réintégrer l'enseignant, mais les élèves auraient fui et les médias crié au scandale.
Ignorer la décision de la justice, mais il aurait dû payer Ramadan jusqu'à sa retraite. Trouver un accord, ce qu'il a fait, mais Ramadan se trouvait alors en position de
force.»
Selon notre interlocuteur, le gouvernement a commis deux erreurs dans cette affaire: «En 2003, il a surréagi en licenciant Ramadan. Ce dernier avait déjà dérapé, mais il n'avait jamais reçu
d'avertissement.
Le Conseil d'Etat aurait dû commencer par là. Et en 2004, lorsque la justice a ordonné la réintégration de Ramadan, l'Etat n'a rien voulu entendre. Il aurait dû négocier à ce
moment-là.»
Président du Tribunal administratif et candidat au poste du procureur général, François Paychère était l'un des cinq membres de la commission qui a donné raison à Ramadan, en 2004.
«Nous avons estimé que le licenciement était disproportionné et nous avons retourné le dossier à l'Etat pour qu'il prenne une autre sanction. Il aurait aussi pu négocier avec lui à l'époque. Il
ne l'a pas fait. Il porte donc la responsabilité des montants versés à Hani Ramadan.»
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Cinq ans à rien faire Septembre 2002 Hani Ramadan signe une tribune libre dans Le Monde. L'auteur défend la lapidation. Octobre 2002 L'Etat le suspend. Février 2003 Ramadan est viré. Mars 2004 La Commission de recours du personnel enseignant ordonne sa réintégration. Avril 2004 Ramadan justifie encore une fois la lapidation dans notre journal. Le Conseil d'Etat ordonne une nouvelle enquête et refuse de le réintégrer. Mai 2005 La Commission de recours du personnel enseignant ordonne au Conseil d'Etat de continuer de payer Ramadan. Janvier 2008 Le Conseil d'Etat et Hani Ramadan trouvent un accord. Ramadan touche le pactole. |
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Trois dérapages de l'enseignant 1 « La lapidation est terrible, tout comme le sida. Mais elle est à la mesure d'une faute qui est d'une gravité extrême, parce que ses conséquences s'avèrent souvent dramatiques. En outre, la nature de la peine correspond à la nature du péché: la main coupée pour le vol, la lapidation pour le plaisir illégitime. Elle constitue une punition, mais aussi une forme de purification.» 2 «Si la vision de la lapidation est dure et marque les esprits, les témoignages révèlent que la souffrance du condamné est rapidement abrégée: la pluie de pierres qui s'abat sur lui l'assomme en effet en l'espace de quelques secondes.» 3 «Qui a créé le virus du sida? Observez que la personne qui respecte strictement les commandements divins est à l'abri de cette infection, qui ne peut atteindre, à moins d'une erreur de transfusion sanguine, un individu qui n'entretient aucun rapport extraconjugal, qui n'a pas de pratique homosexuelle et qui évite la consommation de drogue. Par rapport à ces principes de base, seuls s'exposent à la contamination ceux qui ont un comportement déviant.»
Hani Ramadan, extraits d'un texte paru en septembre 2002 sur le site Internet du Centre islamique de Genève
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Issa'ud-dîn (Fabien Maisonneuve): mujtahîd (analyste et chercheur) indépendant fissa bi-Llâh, autodidacte par l'écoute du coeur et de la raison, formé à l’esprit critique par l’éducation nationale française. porté sur l’étude des spiritualités du monde -pour la bonne compréhension de l'universalité de l'islam- comme sur l’éthique universelle, intègre et nécessaire. Fondateur du mouvement pour un nouvel islam de France, théoricien professant une école spirituelle émergeante en islam, l'Imâniyya. Musulman affirmé dans la shahada en 2002 devant les témoins occulaires de la mosquée d'Annecy en 2002, musulman par fitra et reconnaissant depuis 1-2 Janvier 1998.
Mourad Ibn K. dit Che Averroès: musulman sunnite philosophe, théoricien du Kalàm (réthorique), chercheur indépendant en islamologie.
David G. dit Jiddim : titulaire d’un master d’histoire médiévale, portant son étude sur l’histoire de l’ésotérisme et des civilisations, examinant la symbolique universelle dans l’approche de l’école de Karl Jung. Aborde la pensée religieuse suivant l’optique théosophique. Sans religion déclarée.
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