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Par le Très Saint Nom de la Divinité, Miséricordieuse par
Essence et par Excellence
{Notez bien qu'ils ont un doute dans la rencontre de leur Seigneur. Notez bien qu'Il embrasse toute chose}(41; 54)
Allah n'est pas seulement le Dieu de l'Amour ou de la Vérité: tout procède de Lui. Rien de ce que nous
pouvons observer n'échappe à la règle de la Création et de l'Existenciation, donc tout a son origine en Dieu, mais suivant le degré de conscience de l'individu, ce qui
advient, comme nous l'avons vu, peut être du domaine de la permission dans l'absolu tout en étant mauvais et donc condamné à l'échec.
{Tout le bien qui t'arrive vient de Dieu et le Mal qui t'arrive vient de toi-même}
Que cela peut-il bien signifier?
Nous savons que le mal a été créé par Dieu tout comme le Bien (principe d'Unicité), mais lorsqu'il advient pour nous un mal, il est le fruit de notre posture d'esprit, lequel est rebel aux lois
de ce monde, dont font partie la souffrance, la vieillesse, la maladie et la mort, pour le bien de ce bas-monde.
Pourquoi? Parce que le "mal" n'est pas "méchanceté" en son origine car Allah n'est pas créature, mais c'est le fait qu'il nous arrive un mal, une mal-a-dit (souffrance physique issue de
notre incomplétude spirituelle et de notre forte exposition à ce qui nous est nocif), un mal-heure (moment difficile à vivre en vertu de notre faiblesse dans le domaine de la rectitude
d'esprit).
De là vient la notion du mal: y sont liées les causalités nocives comme le meurtre, le viol, l'adultère, l'inceste, etc.
Il nous faut rectifier notre attitude et notre vision de ce qui est pour être en adéquation avec la réalité et ne plus percevoir ce qui est
comme un mal. il nous faut conscientiser pour guérir, c'est à dire comprendre ce que l'épreuve que nous rencontrons dans notre chemin de vie a à nous enseigner sur la réalité du monde où nous
sommes, et sur les arcanes de sa Vérité.
C'est ainsi, par l'existence de ce qui est mauvais, que nous nous instruisons de ce qui nous est bénéfique par l'exercice du discernement et ainsi nous pouvons choisir une évolution
vertueuse.
C'est aussi par la compréhension de ce qui nous est étranger, et que nous rejetons de prime abord, que nous pouvons découvrir notre propre ignorance et infinitude, ce qui nous conduit à
relativiser notre attribution en terme de qualités et accepter notre part de défaillances vis-à-vis des lois universelles du maktûb.
{Lâ illâha illâ Llâh}: Il n'y nulle divinité sinon en la Divinité elle-même.
Pour mieux comprendre cette façon sinçère de s'en remettre à Dieu, nous devons visualiser comment le fait d'en revenir à la conscience de la nécessité globale de l'existence de tel ou tel
phénomène est indispensable à notre capacité à trouver le bien-être.
Pensons à la mort, qui nous semble la chose la plus révoltante lorsqu'elle doit advenir. Que serait le monde sans la mort? Comment pourrions-nous manger? Il faudrait que les créatures soient
inaltérables.
Et si nous ne pouvions pas mourir, il n'y aurait pas la possibilité de fonder des familles bien longtemps, car la reproduction entrainerait une surpopulation extrèmement dangereuse: la
promiscuité nous rendrait malades et attiserait notre violence.
De même, nous ne pourrions donc pas faire l'expérience de l'amour, et nous serions alors incapables d'actes gratuits, ce qui ne nous rendrait pas heureux.
Nous pouvons mener des méditations identiques pour la maladie, la vieillesse et la souffrance du coeur.
C'est en observant la nature et en méditant ainsi que nous pouvons accepter le bénéfice de ces phénomènes et ainsi par le détachement à l'égard des passions du coeur, nous pouvons nous libérer de
la souffrance, donc améliorer notre bien-être, annihiler le mal qui est en nous et rompre la chaîne causale qui induit la pérennité du mal en ce monde, fruit des passions de notre âme charnelle:
l'ego.
{Là où tu tournes ton visage, là est la Face de
Dieu.}
Et si tu n'es pas capable de le discerner, c'est que tu es fermé à Sa Présence, aussi est-il dit:
{Le monde n'est pas assez vaste pour que Dieu y soit contenu, mais le coeur de l'homme, lui, est assez vaste.}
La beauté est dans l'oeil de celui qui regarde, ainsi que le mal, comme une poutre dans notre oeil.
Sachons reconnaître Shaytan, c'est à dire étymologiquement celui qui s'est placé spirituellement hors du Divin par orgueil, croyant être, alors qu'il n'y a rien hors de
Dieu, que tout le manifeste. C'est la posture d'esprit à l'origine de tout péché, c'est à dire de tout acte erroné, disharmonique et qui s'oriente ainsi vers sa fin mauvaise.
Sachons qu'il est "l'adversaire", c'est à dire qu'il est placé face à nous pour que nous puissions illustrer ce en quoi nous croyons par notre comportement, par l'usage
éthique de notre libre-arbitre, pour notre propre progression spirituelle. Telle est la cause de la présence du mal et de ses serviteurs en ce bas-monde.
Le mal nous incite à son service, et cela afin que nous apprenions à le connaître et à le défaire, comme Seyyidina Yéshua Mashia An-Nazir, le seigneur Jésus-Christ le Naziréen, lors de l'épreuve
des tentations au désert de Qumran.
Combattre le mal hors de soi-même est le Petit Jihad, mais le combattre à l'intérieur de soi-même est le Grand Jihad. C'est pourquoi "l'encre du savant
est plus précieuse que le sang du martyr".
Que la paix soit avec vous,
Que la paix soit en vous,
Que la paix soit sur vous, et tout autour de vous.
Issa'ud-dîn (Fabien Maisonneuve): mujtahîd (analyste et chercheur) indépendant fissa bi-Llâh, autodidacte par l'écoute du coeur et de la raison, formé à l’esprit critique par l’éducation nationale française. porté sur l’étude des spiritualités du monde -pour la bonne compréhension de l'universalité de l'islam- comme sur l’éthique universelle, intègre et nécessaire. Fondateur du mouvement pour un nouvel islam de France, théoricien professant une école spirituelle émergeante en islam, l'Imâniyya. Musulman affirmé dans la shahada en 2002 devant les témoins occulaires de la mosquée d'Annecy en 2002, musulman par fitra et reconnaissant depuis 1-2 Janvier 1998.
Mourad Ibn K. dit Che Averroès: musulman sunnite philosophe, théoricien du Kalàm (réthorique), chercheur indépendant en islamologie.
David G. dit Jiddim : titulaire d’un master d’histoire médiévale, portant son étude sur l’histoire de l’ésotérisme et des civilisations, examinant la symbolique universelle dans l’approche de l’école de Karl Jung. Aborde la pensée religieuse suivant l’optique théosophique. Sans religion déclarée.
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