L'Homme, le Calife


Pourquoi dis-je que la démocratie est conforme à l'islam?
J'ose affirmer ceci, pour ceux qui en douteraient, sur les bases sûres du Noble Coran et de la Sunna Prophétique.
En effet, nous savons qu'Allah n'est pas le tyran des hommes, ce n'est donc pas aux hommes de s'élever au dessus des autres, sinon par le mérite.
Nous savons que tous les hommes et toutes les femmes sont des âmes issues d'une seule et même âme, ce qui implique notre fraternité et notre égalité devant le droit.
Nous savons que nous avons reçu un dépot, celui de la conscience et donc de la foi, que nous en avons tous été les dépositaires et que bien souvent, Allah a dû faire entendre Sa Parole aux moments de Sa Colère, contre ceux-là même qui suivaient Ses Livres.
Nous savons qu'Allah institua Adam, donc l'humanité, au titre de Lieutenant sur Terre (khalifa), donc toute âme, tout humain issu de cette âme unique, est dépositaire de cette conscience et de cette lieutenance.
Comment ne pas défendre l'instauration d'un régime démocratique universel, en sachant cela?
De plus, comment Seyyidina Muhammad (sws) est-il arrivé au pouvoir à Médine? Par un plébyscite populaire.
Comment sont arrivé au pouvoir les Califes Bien-Guidés? Par un plébyscite des croyants, par élection.
Nous ne devrions jamais oublier ces temps-là, nous ne devrions jamais négliger cette sunna.
Allah souffle dans tous les coeurs, mais certains sont scellés. Nous ignorons ce que les coeurs recèlent et le jugement que Dieu prononcera sur chacun des êtres qu'Il a créé. Nul régime ne peut être plus juste que la démocratie universelle pour rendre compte de ces réalités.
Allahu Alim.

Le Pardon Originel


Cette vidéo est à l'adresse des non-musulmans, dans l'espoir que vous vous prémunissiez contre le Jugement Dernier.
Des Prophètes ont été envoyés par Dieu pour nous instruire du mystère et nous montrer le chemin de retour à Dieu. Ils sont le signe de la Miséricorde du Seigneur.
Puissiez-vous ne pas refouler l'inspiration qui en vos coeurs souffle le repentir, et puissiez-vous formuler vos prières dans la voie droite du salut, l'islam, religion d'Abraham, de Moïse, de Jésus-Christ et de Muhammad, que la Paix soit sur eux ainsi que les Bénédictions et le Salut.
Amîne

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Wa aleikum (salam)!

"Ne considère point si l'auteur d'un tel livre
Fut plus ou moins savant;
Mais s'il dit vérité, s'il t'apprend à bien vivre,
feuillette-le souvent.
Quand son instruction est salutaire et bonne,
Donne-lui prompt crédit;
Et, sans examiner quel maître te la donne,
Songe à ce qu'il te dit"

 
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Que la paix soit sur vous! Salamu Aleikum!

Puis-je, par la force de ma volonté, animer ce qui est inanimé ? Je peux lui donner la forme, l’apparence d’un être vivant, mais je ne peux lui donner la vie. Il n’est pas en mon pouvoir donner la vie à une matière dénuée d’organisme. Puis-je créer des organismes minéraux, sur la base des lois inhérente à la matière ? Nous rentrons là dans la question de la robotique.

 

Un robot a-t-il un instinct de survie ? Est-il capable de se reproduire ? Je sais constituer un cerveau artificiel, des nerfs artificiels, des articulations artificielles, etc. Pour autant, le robot est-il vivant ? A-t-il un instinct de survie ? Ressent-il la joie et la peine ? Est-il capable d’indifférence ? A-t-il un ego ?

 

A tout ceci, la science répond inéluctablement « non », même si cela demeure le fantasme de la robotique. Mais notre perception, basée sur notre expérience des choses, qui demeure limitée, peut nous convaincre du contraire : nous pouvons imaginer qu’une peluche, un jouet, une statue soit animée de sa propre vie, nous pouvons être persuadés qu’il y existe une conscience, une conscience de soi (ego), et même imaginer que nous pouvons dialoguer avec cet « être vivant » ! Mais cet être vivant existe-t-il ?

 

L’expérience rationnelle nous montre que non, mais l’expérience sensible peut parfois nous dire le contraire. Ainsi l’enfant dans la semi-obscurité peut voir un monstre dans sa chambre en regardant les formes de sa robe de chambre posée sur sa chaise, ou le tas de ses vêtements dans l’ouverture de son placard, ou même s’imaginer un monstre sous son lit alors qu’il n’y a pas regardé. Ces monstres existent-ils ?

 

Concrètement, non. En imagination, oui. La conscience d’une chose peut exister sans que la chose existe, cette conscience est ainsi une chose dans la conscience d’un être conscient. Elle peut être une chose « vivante », avec une histoire, mais elle demeure une chose pensée, même si elle paraît être une chose pensante pour notre imagination.

Une statue est une statue, elle n’a pas conscience d’être une statue, mais elle l’est. La conscience de la statue peut cependant exister, mais dans l’imagination. Ce qui est imaginé est bien imaginé et existe donc, mais dans une Réalité Imaginale.

 

Le fait même que je l’appelle statue est le fruit de l’imagination : ce n’est que de la pierre taillée ! Je l’appelle statue par commodité ! Comment puis-je appeler les êtres vivants imaginés, ceux du monde imaginal ? Ces monstres ou amis imaginaires ? Je peux globalement leur attribuer une forme, plus ou moins précise, et je peux les caractériser par le fait qu’elles m’apparaissent, que je les pense. Nous les appellerons formes-pensées, ou djinn.

Ces formes-pensées peuvent être nourries par l’imagination d’un seul, ou par l’imagination de plusieurs. Plusieurs pouvant en avoir une perception différente, cette forme-pensée est-elle unique ou multiple ? Nous savons qu’au plan de la réalité physique, il est possible d’appréhender la même chose de façon différente, de percevoir le même être de façon différente, sans contester que cette chose, que cet être, ait une réalité unique.

Exemple: Mickey Mouse! Il n'y en a qu'un, mais il est dessiné et imaginé, rêvé, animé par d'innombrables imaginations!

Nous ne pouvons donc pas nier la possibilité que la chose communément imaginée ait une existence unique. Nous pouvons juste convenir qu’elle n’a pas la même forme pour tous, les mêmes attributs.

 
Pour nombre d’êtres humains, Dieu se situerait à ce niveau. Nous pouvons donc dire que pour ceux-là, l’idée qu’ils se font de Dieu est en fait un djinn, une représentation en pensée, une forme-pensée.

Dieu est-il une forme-pensée ? A ce niveau de raisonnement, nous ne pouvons pas conclure cela, car il faut creuser encore bien des questions avant de dégager l’objet de cette question en lui-même. Ce mot fait en effet irruption ici alors qu’il implique des notions qui n’ont encore ni été démontrées, ni même postulées.

En tout cas, il en est ainsi du robot: il n'est pas vivant, mais je peux me l'imaginer. Il n'a pas de conscience propre (ego), mais je peux me l'imaginer. Si je l'ai imaginé, j'admets l'avoir imaginer, donc il y a une conscience imaginale du robot, mais elle n'est pas un ego pour le robot, elle est plutôt un erzats de l'imaginaire.

Pourquoi donc est-ce que je parle de réalité imaginale plutôt que de réalité imaginaire? Parce que cette réalité est imaginée, mais elle existe réellement, et la qualifier d'imaginaire pourrait sous-entendre qu'elle n'existe pas.

La réalité imaginale existe, elle est réelle, mais elle est une dimension qui ne trouve prise que sur les êtres capables d'imagination, et les choses imaginales peuvent être niées, en s'imaginant qu'elles n'existent pas, en imaginant un monde sans elles. Cependant, dès qu'elles sont imaginées, elles existent, en imagination!

Si je les dit imaginaires, je les nie. Si je les dit imaginaux, je les repousse simplement de la dimension physique à la dimension de l'esprit, et plus particulièrement de l'imagination, c'est à dire que ces djinns résultent de moi ou du moins vivent en moi. Ils peuvent se développer assez pour que j'en parle, et ils vivent alors parfois aussi chez les autres, si bien qu'une fois morte chez moi, c'est à dire n'ayant plus d'existence en moi, elle peux vivre chez les autres, indépendemment de moi, même après ma mort.

Puisqu'il y a des formes-pensées, y a-t-il des pensées sans forme? Une réalité sans forme?

Mardi 29 avril 2008
- Par Salam - Publié dans : Généralités - Communauté : Communauté spirituelle
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  Issa'ud-dîn (Fabien Maisonneuve): mujtahîd (analyste et chercheur) indépendant fissa bi-Llâh, autodidacte par l'écoute du coeur et de la raison, formé à l’esprit critique par l’éducation nationale française. porté sur l’étude des spiritualités du monde -pour la bonne compréhension de l'universalité de l'islam- comme sur l’éthique universelle, intègre et nécessaire. Fondateur du mouvement pour un nouvel islam de France, théoricien professant une école spirituelle  émergeante en islam, l'Imâniyya. Musulman affirmé dans la shahada en 2002 devant les témoins occulaires de la mosquée d'Annecy en 2002, musulman par fitra et reconnaissant depuis  1-2 Janvier 1998.


Mourad Ibn K. dit Che Averroès: musulman sunnite philosophe, théoricien du Kalàm (réthorique), chercheur indépendant en islamologie.


David G. dit Jiddim : titulaire d’un master d’histoire médiévale, portant son étude sur l’histoire de l’ésotérisme et des civilisations, examinant la symbolique universelle dans l’approche de l’école de Karl Jung. Aborde la pensée religieuse suivant l’optique théosophique. Sans religion déclarée.

 

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