"Ne considère point si l'auteur d'un tel livre
Fut plus ou moins savant;
Mais s'il dit vérité, s'il t'apprend à bien vivre,
feuillette-le souvent.
Quand son instruction est salutaire et bonne,
Donne-lui prompt crédit;
Et, sans examiner quel maître te la donne,
Songe à ce qu'il te dit"
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J'ai beau ne pas être économiste, il y a une chose que je sais: l'économie ne peux être rationnalisée, parce que ceux qui lui sont
indispensables, décideurs et actifs ou consommateurs, eux ne le sont pas.
Dans la mesure ou tous ses acteurs ne sont que des êtres humains à la vue limitée, même si étendue à leur domaine, ils agissent avec une vérité incomplète sur les choses, une vérité tronquée, et
donc rendue mensongère. Comment donc l'homme peut-il rationnaliser le fruit de comportements irrationnels?
Alors biensûr, vous me direz, il y a une science du comportement de consommation, une science du comportement des actifs, une science du comportement des décideurs, mais cette science est
elle-même le domaine de certains acteurs de l'économie, et elle est leur domaine.
Ainsi l'économie continue à être réfléchie par l'homme, mais pas pour être rendue bonne pour l'homme, c'est-à-dire équitable envers les actifs, ni transparente pour le consommateur, ni
gratifiante en bonne action pour le décideur.
Au contraire, elle n'est finalement examinée que de façon mathématique, comptable. Ainsi, la meilleure solution serait censée être la moins chère à cours terme et celle qui donnera le plus de
pouvoir à long terme.
L'économie a toujours interpellé la civilisation. A l'heure d'une économie mondialisée, elle est dominée par l'idée qu'elle soit une "économie". Autrement dit, lorsque l'on parle d'argent, on
parle immédiatement de dépenser le moins possible!
Or, qui dépense? Celui qui possède! Mais s'il ne dépense pas ce qu'il a, en échange de ce dont il a besoin, que font ceux qui n'ont pas? Et que peuvent donner ceux qui n'ont pas?
Tant que l'on ne vous donne pas, vous n'avez rien à donner. Mais quand vous recevez ce que vous n'aviez pas, vous le répandez et dépensez. En dépensant, vous réinvestissez dans le cycle des
échanges et même, vous l'ouvrez!
Les valeurs monétaires sont fixées par les banques centrales. Elles décident de la valeur pécuniaire, autrement dit de la valeur quantitative, mais pas de la valeur qualitative de cet argent,
c'est-à-dire de sa capacité à échanger loyalement et équitablement, pour le bien de tous.
On nous parle d'une main invisible qui serait à l'avantage de tous, sauf que concrètement, on est passé de 3/10 des richesses pour 7/10 des humains à 2/10 des richesses pour 8/10 des humains. De
toute évidence, pas de main invisible.
En plus, le qualitatif-produit est sciemment négligé dès que l'attention du client se relâche. C'est aussi le cas des services. Ne parlons même pas du service clientèle!
De même, les prix flambent pour des raisons de spéculation et non pour cause de pénurie. Je suis même persuadé que pendant que plus de gens crèvent de faim, on va détruire d'immenses stocks
d'invendus.
C'est d'établir non plus une "économie", mais un échange qu'il nous faut, pour que cesse cette mentalité, cette politique du moindre effort, qui
mène à la paupérisation dramatique de populations autrefois autosuffisantes et bien-portantes.
L'heure est à la mise au service du village planétaire. C'est la monnaie, c'est l'argent, sa valeur, sa quantité qui doit être pensée et régulée pour l'humanité et non pour une poignée d'entre
elle.
Il ne s'agit pas de servir la même gamelle à n'importe qui, mais il s'agit de ne plus donner toutes les meilleures gamelles à "n'importe qui", car qu'importe qui ils soient, ils en font souvent
n'importe quoi.
Preuve en est qu'ils ne partagent pas avec ceux qui ont faim. Comment partager sans faire la charité? Valoriser, récompenser le moindre des échanges.
Notre loyauté, ne l'oublions jamais, est avant tout humanitaire, c'est-à-dire qu'elle est faite et pensée par l'humanité pour elle-même, en quête de rémission de ses défaillances, en quête de son
bonheur futur.
Que la paix soit avec vous.
Que nous dit-on?