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INFOS DU RESEAU VOLTAIRE
Le feu de la guerre civile a failli brûler le Liban, dimanche, après une série d’incidents provoqués par des partisans du 14-mars qui ont fait suite à des discours d’une rare virulence prononcés
par les leaders de cette coalition.
Les propos les plus violents sont sortis de la bouche du chef druze Walid Joumblatt, qui a menacé de « brûler le vert et le sec », une expression libanaise qui signifie l’annihilation
totale. Cette escalade sans précédent intervient à quatre jours du grand meeting que le 14-mars organise pour commémorer le troisième anniversaire de l’assassinat de Rafic Hariri.
Les Libanais ont retenu leur souffle, dimanche soir, et son allés dormir dans l’angoisse, en pensant qu’au levé du jour, la guerre civile aura déjà commencé. Une série de provocations armées
menées par des partisans du 14-mars au pouvoir a en effet suivi des discours appelant à la reprise de la guerre ou à la « confrontation », lancés par deux des principaux chefs de cette
coalition, Walid Joumblatt et Saad Hariri.
Des hommes armés qui circulaient à bord d’un convoi ont tiré sur la résidence du président du Parlement, Nabih Berry, en plein cœur de Beyrouth. Dans la montagne d’Aley, c’est un autre convoi du
Parti socialiste progressiste (PSP, de Walid Joumblatt) qui a attaqué une permanence du Parti démocratique libanais de l’émir druze Talal Arlsan, un des dirigeants de l’opposition
nationale.
En dépit des appels directs à la guerre civile émanant de personnalités politiques couvées par l’Occident, aucune réaction n’a été enregistrée dans le monde « civilisé » à ces discours
irresponsables et belliqueux.
Les dernières 24 heures ont enregistré les développements suivants :
1. Le discours va-t-en-guerre des loyalistes a atteint son apogée avec la menace de
Walid Joumblatt de brûler le Liban. En soirée, il a atténué ses propos pour expliquer que cette escalade sans précédent du 14-mars ne vise pas à rallumer la guerre civile mais à mobiliser la rue
à l’occasion du meeting du 14 février prochain. Il a plaidé pour un « compromis équilibré ».
Le chef du Courant du futur, Saad Hariri, a de son côté été contraint d’interdire les convois motorisés de ses partisans armés qui ont effrayé les habitants de nombreux quartiers de Beyrouth et
d’autres grandes villes.
2. En dépit de cette ambiance de terreur entretenue par les extrémistes du 14-mars,
les dirigeants de l’opposition ont fait preuve de calme et de retenue. Face aux discours belliqueux de Joumblatt et de Hariri, les chefs de l’opposition ont appelé au dialogue et à
l’entente.
Ils ont réaffirmé qu’ils sont déterminés à faire face par des moyens pacifiques aux tentatives visant à replonger le Liban dans les affres de la guerre civile.
3. Les tentatives des chefs du 14-mars de mettre un terme, en soirée, aux
provocations et aux exactions de leurs partisans, ont fait suite à la crainte d’une réaction des partisans de l’opposition, ce qui provoquerait une grande explosion aux conséquences
incalculables. Certains milieux du 14-mars ont également ressenti une forte inquiétude de ces appels à la guerre.
Ces « sages », qui ont vécu toutes les guerres du Liban, savent que ce genre d’expériences n’est pas une simple promenade. Les souvenirs des atrocités de la guerre, de ses souffrances
et de ses destructions sont encore vivaces dans les esprits.
4. La plupart des observateurs estiment que la virulente campagne politique et
médiatique a des buts beaucoup plus importants que la mobilisation pour le meeting du 14 février. Les chefs de la coalition au pouvoir affirment que cette campagne vise à modifier les rapports de
force locaux à l’ombre desquels les négociations avec l’opposition se déroulent depuis plusieurs mois.
Mais l’opposition, elle, assure que c’est son sens du sacrifice qui a évité au Liban de plonger à nouveau dans la guerre civile. Elle s’est abstenue de la moindre réaction violente malgré le
meurtre d’un grand nombre de ses partisans depuis le 10 décembre 2006 (l’assassinat d’Ahmad Mahmoud à son retour d’une manifestation), jusqu’aux 9 morts et les 50 blessés de l’église de Mar
Mikhaël, le 27 janvier, sans oublier les sept morts des incidents de l’Université arabe, le 23 janvier 2007.
Issa'ud-dîn (Fabien Maisonneuve): mujtahîd (analyste et chercheur) indépendant fissa bi-Llâh, autodidacte par l'écoute du coeur et de la raison, formé à l’esprit critique par l’éducation nationale française. porté sur l’étude des spiritualités du monde -pour la bonne compréhension de l'universalité de l'islam- comme sur l’éthique universelle, intègre et nécessaire. Fondateur du mouvement pour un nouvel islam de France, théoricien professant une école spirituelle émergeante en islam, l'Imâniyya. Musulman affirmé dans la shahada en 2002 devant les témoins occulaires de la mosquée d'Annecy en 2002, musulman par fitra et reconnaissant depuis 1-2 Janvier 1998.
Mourad Ibn K. dit Che Averroès: musulman sunnite philosophe, théoricien du Kalàm (réthorique), chercheur indépendant en islamologie.
David G. dit Jiddim : titulaire d’un master d’histoire médiévale, portant son étude sur l’histoire de l’ésotérisme et des civilisations, examinant la symbolique universelle dans l’approche de l’école de Karl Jung. Aborde la pensée religieuse suivant l’optique théosophique. Sans religion déclarée.
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