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Infos AFP
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Un haut responsable de la sécurité libanaise a été tué vendredi avec neuf autres personnes dans un attentat à la bombe près de Beyrouth, dernier en date d'une vague d'attaques qui menacent encore davantage la stabilité du Liban plongé dans une grave crise politique.
"Le capitaine Wissam Eid, un haut responsable des Forces de sécurité intérieure (FSI), et son garde du corps ont été tués dans l'explosion", provoquée par une charge d'au moins 50 kg d'explosifs, a affirmé une source au sein des services de sécurité.
Responsable des services de renseignement au sein des FSI, Eid, âgé d'une trentaine d'années, enquêtait sur plusieurs attentats survenus ces dernières années au Liban. Il était officier des FSI, qui dépendent du ministère de l'Intérieur, depuis près de huit ans.
"Il s'agit d'une grande perte pour nous", a ajouté la source de sécurité.
Selon un ancien membre de la commission d'enquête internationale sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005, dans lequel la Syrie a été pointée du doigt, "Eid avait fourni des informations à la commission" d'enquête.
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Une grenade avait été lancée contre son domicile en février 2006 à Beyrouth.
Neuf autres personnes ont péri dans l'attentat survenu peu après 10H00 (08H00 GMT) sur une route très fréquentée du quartier résidentiel et commercial chrétien de Hazmieh, à l'est de Beyrouth, selon les sources des services de sécurité et des sources militaires. Plusieurs personnes ont été blessées.
Un correspondant de l'AFP a vu les corps de huit personnes, alors que la police ramassait des restes de corps. L'un des corps a été projeté contre un pont et un autre calciné se trouvait toujours dans une voiture.
Des lambeaux de chair étaient visibles sur la route au milieu de voitures calcinées et d'autres en feu. L'explosion a fait un cratère de 5 mètres de diamètre.
"C'était comme un tremblement de terre", affirme une employée d'une société à quelques mètres de l'attaque qui a fait d'importants dégâts.
Des ambulances, sirènes hurlantes, se dirigeaient vers le lieu de l'explosion d'où se dégageait un grand nuage de fumée noire. Des personnes choquées et paniquées courraient dans tous les sens à la recherche de leurs proches.
L'attentat est le plus meurtrier depuis celui qui a visé le 13 juin 2007 le député de la majorité Walid Eido, tué avec neuf autres personnes à Beyrouth.
Il est le dernier en date d'une vague d'attaques au Liban, où un conflit sur le partage du pouvoir et une crise de confiance entre la majorité parlementaire antisyrienne et l'opposition, soutenue par Damas et Téhéran, font perdurer le blocage politique qui empêche l'élection d'un président.
"Cet attentat ne nous empêchera pas de continuer notre mission de protéger le pays et d'assurer la sécurité", a déclaré le général Achraf Rifi, chef des FSI. "Il s'agit d'un message aux FSI après le message adressé à l'armée en décembre avec l'assassinat du général François el-Hajj."
Le dernier attentat au Liban remonte au 15 janvier. Une voiture piégée avait explosé au passage d'une voiture de l'ambassade des Etats-Unis près de Beyrouth, tuant trois civils. Il était intervenu à la veille d'une nouvelle médiation du chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, qui a échoué.
Plusieurs attentats ont visé des personnalités antisyriennes au Liban depuis 2004. La Syrie, ancienne puissance de tutelle au Liban, a démenti les accusations de la majorité sur son implication dans ces attentats.
Le nouvel attentat survient à trois jours d'une réunion ministérielle dimanche de la Ligue arabe au Caire qui doit entendre le rapport du chef de l'organisation panarabe Amr Moussa sur sa récente médiation entre les camps rivaux libanais et qui a abouti à une impasse.
Le Liban est plongé dans la pire crise politique depuis la guerre civile (1975-1990). Les institutions politiques sont paralysées depuis plus d'un an après la démission de tous les ministres de l'opposition qui réclame plus de pouvoir, et la présidence de la République est vacante depuis le 24 novembre.
Issa'ud-dîn (Fabien Maisonneuve): mujtahîd (analyste et chercheur) indépendant fissa bi-Llâh, autodidacte par l'écoute du coeur et de la raison, formé à l’esprit critique par l’éducation nationale française. porté sur l’étude des spiritualités du monde -pour la bonne compréhension de l'universalité de l'islam- comme sur l’éthique universelle, intègre et nécessaire. Fondateur du mouvement pour un nouvel islam de France, théoricien professant une école spirituelle émergeante en islam, l'Imâniyya. Musulman affirmé dans la shahada en 2002 devant les témoins occulaires de la mosquée d'Annecy en 2002, musulman par fitra et reconnaissant depuis 1-2 Janvier 1998.
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