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Bien que le chef du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, ait tenu des propos calmes et constructifs, accordant un délai supplémentaire aux médiations, le
Premier ministre Fouad Siniora et d’autres figures du 14-mars ont réagi avec virulence. La réaction hystérique des loyalistes a fait monter la tension politique, à quelques jours de la réunion
des ministres arabes des Affaires étrangères, prévue dimanche au Caire.
Le climat politique ambiant montre une grande mobilisation et reflète les indices suivants :
1. Les dirigeants de l’opposition ont commencé des concertations loin des feux de la
rampe pour définir un plan d’action dans les semaines à venir afin de faire face au blocage politique.
2. Le 14-mars écarte tout accord politique global avant l’élection présidentielle et
refuse catégoriquement d’accorder le tiers des portefeuilles à l’opposition dans un gouvernement d’union nationale.
3. Toutes les médiations sont interrompues et le flou le plus total entoure les
résolutions qui pourraient être prises par les ministres arabes des Affaires étrangères lors de leur conseil extraordinaire, dimanche. Les États-Unis vont exercer de fortes pressions sur les
ministres arabes afin de coincer l’opposition libanaise et préparer le terrain à une éventuelle internationalisation de la crise sous une couverture arabe. Mais certaines informations font état
d’une timide médiation égyptienne entre Damas et Riyad, qui pourrait se traduire par un début de réconciliation entre les deux capitales et, par conséquent, une éclaircie au Liban.
4. Les observateurs ne s’attendent à aucun déblocage sur les différents dossiers
chauds au Moyen-Orient avant la fin de la tournée de George Bush, essentiellement consacrée au renforcement des positions israéliennes. On ne sait toujours pas si le président états-unien a
inclus le Liban au programme de sa tournée. Mais s’il vient, l’opposition libanaise se promet de lui réserver un accueil « digne » des crimes qu’il a perpétré ou couvert dans la région
ces dernières années.
AN-NAHAR (QUOTIDIEN PROCHE DU 14-MARS)
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, poursuit ses contacts pour préparer le conseil ministériel extraordinaire de dimanche. Il est entré en contact avec le président du Parlement
Nabih Berry et le Premier ministre Fouad Siniora. Dans une interview à la chaine (saoudienne, ndlr) al-Arabiya, Moussa a déclaré qu’il est possible qu’un accord interarabe intervienne pour régler
la crise libanaise. « Il y a une responsabilité libanaise, arabe et internationale pour régler cette crise », a-t-il ajouté. Il a cependant reconnu l’existence d’« intérêts
divergents et des mains étrangères » au Liban.
AD-DIYAR (QUOTIDIEN PROCHE DE L’OPPOSITION)
Le gouvernement a poursuit ses réunions et a adopté, jeudi, une série de points inscrits à l’ordre du jour. Il a chargé le ministre des Affaires étrangères par intérim, Tarek Mitri, de
représenter le Liban au conseil ministériel arabe. Il conduira une délégation composée des MM. Mohammad Chatah, le conseiller de Siniora, et le secrétaire général du ministre des Affaires
étrangères, Bassam Naamani. Selon certaines informations, Fouad Siniora aurait appelé au téléphone le ministre démissionnaire des Affaires étrangères, Fawzi Sallooukh (membre de l’opposition,
ndlr) pour lui demander de présider la délégation libanaise. Mais ce dernier aurait répondu que la Ligue arabe devrait inviter au conseil ministériel des représentants de l’opposition et du
14-mars pour connaitre les avis des deux parties libanaises.
LBC (CHAINE PROCHE DU 14-MARS)
Émission : Les gens en parlent
Ali Hassan Khalil, député (opposition)
L’opposition a entièrement confiance dans le général Michel Sleimane et elle le considère comme son candidat à la présidence. Mais elle n’a pas confiance dans le 14-mars.
Il faut que le président exerce minutieusement ses prérogatives et récupérer celles qui lui ont été volées (par le gouvernement Siniora, ndlr).
La réponse de Saad Hariri au ministre Walid Moallem comportait une menace d’internationaliser la crise et de transporter au Conseil des ministres le dossier de la présidentielle.
Ghattas Khoury, ancien député (14-mars)
Les propos de Hassan Nasrallah affirmant que les maronites et les chiites sont hostiles à l’implantation des réfugiés palestiniens, alors que les sunnites y sont favorables, sont dangereux.
Tous les problèmes seront réglés quand le Hezbollah acceptera de participer à la construction de l’État.
Issa'ud-dîn (Fabien Maisonneuve): mujtahîd (analyste et chercheur) indépendant fissa bi-Llâh, autodidacte par l'écoute du coeur et de la raison, formé à l’esprit critique par l’éducation nationale française. porté sur l’étude des spiritualités du monde -pour la bonne compréhension de l'universalité de l'islam- comme sur l’éthique universelle, intègre et nécessaire. Fondateur du mouvement pour un nouvel islam de France, théoricien professant une école spirituelle émergeante en islam, l'Imâniyya. Musulman affirmé dans la shahada en 2002 devant les témoins occulaires de la mosquée d'Annecy en 2002, musulman par fitra et reconnaissant depuis 1-2 Janvier 1998.
Mourad Ibn K. dit Che Averroès: musulman sunnite philosophe, théoricien du Kalàm (réthorique), chercheur indépendant en islamologie.
David G. dit Jiddim : titulaire d’un master d’histoire médiévale, portant son étude sur l’histoire de l’ésotérisme et des civilisations, examinant la symbolique universelle dans l’approche de l’école de Karl Jung. Aborde la pensée religieuse suivant l’optique théosophique. Sans religion déclarée.
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