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Parole de Sagesse

"Ne considère point si l'auteur d'un tel livre
Fut plus ou moins savant;
Mais s'il dit vérité, s'il t'apprend à bien vivre,
feuillette-le souvent.
Quand son instruction est salutaire et bonne,
Donne-lui prompt crédit;
Et, sans examiner quel maître te la donne,
Songe à ce qu'il te dit"

 
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Mais quelle est Sa Volonté, ô scheikh ?
 
Plutôt : « qu’est-ce que Sa Volonté?» !
Qu’est-ce que la irâda ?
Allah,
Tel que nous l’avons présenté agit à travers les formes.
Cette action suit des règles cohérentes,
Des paradigmes,
Des arcanes.
 
Comme les moyens déterminent la fin,
Les arcanes déterminent la Volonté.
Comprendre les arcanes est l’accès à la science du réel,
La gnose su soufisme (irfân).
 
C’est ce qu’on appelle la science mystique,
L’Alchimie
Dont le but est d’atteindre l’or philosophal :
La joie incorruptible.
 
Nous constatons en effet que la connaissance
Va de paire avec l’émerveillement
Et détruit les peurs inutiles.
 
On supprime ainsi la crainte
Et ne perdure plus que l’attention aimante.
La Volonté s’accompagne donc d’une joie incorruptible
Puisque nous l’expérimentons
Par la connaissance des paradigmes,
Que nous acceptons et apprenons à accepter.
 
Cet état de joie incorruptible est nommé Jinna
Et la Voie qui y conduit,
La discipline qui permet d’y parvenir
Est une visée soufi.
 
On l’appelle le sîrat,
On y médite en visualisant un sentier
Jeté au-dessus d’un grand vide abyssal.
La discipline épaissi ce chemin sous nos pas,
Elle nous confère l’agilité d’un équilibriste.
 
Le soufi estime que la voie n’est pas tant religieuse
–c’est à dire fondée sur une croyance-
Que sur un savoir transmis par la chaîne initiatique (tiltila)
Et dégagée par l’expérience ;
Une juste perception,
La clairvoyance
Est indispensable à cette étude de la vérité objective.
 
L’idée forte est que la réalité imaginale où se joue le théâtre de nos perceptions est une fantasmagorie,
Une vue de l’esprit.
Ce monde imaginal est fondé sur les mêmes lois que le nôtre,
Mise à part qu’il en est une forme
A la fois amplifiée et réduite
Par le prisme de la subjectivité,
C’est là du domaine de l’expérience personnelle.
 
La religion consiste à définir un ordre moral
Qui assurera la survie collective
Et la pérennisation sociale.
La gnose ne rentre pas dans ces considérations politiciennes,
Elle se limite à être une science,
Elle n’est donc pas religieuse mais philosophique,
Métaphysique.
Samedi 1 septembre 2007
par Salam publié dans : Le Djihad de l'Amour communauté : La Tariqa des Califes
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Toutes ces questions semblent bien loin de nos préoccupations de tous les jours...
Je ne sais si cette science supposée mystique est bien ce que les hommes recherchent...
 
Il en est peu qui la recherchent
Mais il n’y en a pas UN qui n’en ait besoin.
Cette science est indispensable
A l’obtention du succès
Dans les actions quotidiennes.
 
Je ne vous suis pas... éveillez mon coeur maître.
 
Et bien disons que
Nous ne pouvons nous limiter à imaginer notre monde
Et notre Moi
Pour vivre libres.
Il nous faut penser l’action
Et donc apprendre les vraies règles du jeu.
 
C’est ce sur quoi la gnose insiste :
L’étude des arcanes,
Des paradigmes de l’existentiation,
Comment faire exister une situation choisie
Avec les moyens dont nous disposons.
C’est porter un regard rationnel
Sur le miracle de l’existence en action.
 
Il ne s’agit pas de se perdre
Dans une réflexion sur le monde,
Il s’agit de l’appréhender à des fins utiles.
 
Comment fonctionnons-nous ?
Quels sont les mécanismes de la société,
De la culture,
De l’économie ?
Que voulons-nous vraiment atteindre ?
Qu’est-ce que nous considérons comme étant le succès ?
Quels sont nos besoins ?
Comment y répondre ?
Comment nous épanouir dans cette vie ?
 
Le soufi questionne le monde ainsi.
Or il n’y a pas de dogme soufi,
De réponse toute faite.
 
Suivant le soufisme,
La parole divine
-Que constitue la réponse obtenue à ces questions fondamentales, sacrées-
Est laissée à la libre interprétation.
Ainsi n’y a t’il pas une seule
Mais de nombreuses façons de lire,
De questionner la tradition (sunna)
Et la contemplation prophétique
D’un être humain « choisi »
Comme Seyyidina Muhammad –Paix et Salut sur lui-.
 
C’est là qu’intervient l’inspiration (ilhâm),
Qui est la base de la discipline du soufi,
La niyyah.
 
D’après la cosmogonie soufî,
La mort du Prophète a marqué le Scellement de la Prophétie (risalat).
Pour autant nous considérons
Que la faculté sainte prophétique
Est toujours en l’homme,
Qu’il peut développer une communication
Avec les formes-pensées
Et avec la matrice Allah
Par l’esprit (ruh).
 
Le parachèvement de la religion est obtenu
Par l’accès des hommes à l’inspiration créatrice.
La religion doit disparaître
Pour laisser place à la spiritualité librement vécue,
Détachée des entraves intellectuelles
Du dogme exotérique.
 
Le temps des prophètes était celui du culte,
La perspective post-prophétique est celle de la science.
 
C’est pourquoi nous disons qu’au Cycle de la Prophétie (risalat)
Succède le Cycle de la Sainteté (walayat)
Les saints sont les nouveaux modèles vivants,
Les continuateurs des prophètes
En ce que l’inspiration qu’ils véhiculent
Est la continuité des révélations.
 
La gnose est la science qui accompagne la discipline du sîrat,
Sur le chemin de la sainteté que Jinna représente,
La joie incorruptible.
La gnose est donc un moyen à l’usage de l’homme
Pour développer son bien-être
Et s’épanouir pleinement en cette vie,
Par sa transfiguration
Sa sacralisation.
Samedi 1 septembre 2007
par Salam publié dans : Le Djihad de l'Amour communauté : La Tariqa des Califes
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Toutes les sciences participent de la gnose
Car c’est une connaissance transversale,
Transcendante.
La différence entre le scientifique et le gnostique
Repose sur le fait
Que le scientifique étudie l’objet pour l’objet lui-même,
Alors que le gnostique étudie,
S’étudie lui-même
Pour la Vérité,
Pour rahma,
La bonté essentielle.
 
Il vise une forme de perfection
Qui n’est pas rigide et froide
Mais sensible et sensuelle.
 
Il est animé par le désir du bonheur
Jusqu’à ce qu’il parvienne à l’obtenir,
Tuant le désir de l’avoir
Pour laisser le bonheur s’existencier en lui
Et autour de lui.
 
La gnose n’est donc pas une science comme les autres :
Elle réuni tous les domaines du savoir
A l’usage de notre équilibre,
De notre harmonie,
Pour éveiller notre déité enfouie.
 
Elle défini une éthique de vie,
Une sharî’a.
Cette éthique est constituée d’étapes de progression spirituelle,
On les appelle les Degrés (hasanat).
La pédagogie de l’éthique,
Traditionnellement en compte sept,
Qui font référence aux sept cieux et aux sept directions.
 
Les cieux sont décrits
Dans le Noble Coran
Comme des voies,
Des méthodes d’action,
Des états d’évolution mentale
Et comportementale.
 
C’est ainsi que l’entend le soufî.
Pour lui,
Il y a une progression telle entre ces états
Que ce qui était valable a un degré
Peut être obsolète
Et même néfaste à un autre.
C’est là qu’il mesure la partialité de sa vision
Et gagne en humilité,
Découvrant des qualités
A des gens chez qui il voyait juste des défauts.
 
Les règles de l’éthique sont nos propres lois,
On en parle comme des arcanes mineurs.
Elles constituent un corpus vivant,
Le Corps Glorieux.
 
Contempler notre éthique
Comme un corps magnifique
Est un moyen de nous l’approprier,
De nous identifier à lui,
De l’intégrer et de le vivre
Par l’influence qu’il exerce sur nos actions.
 
On appelle cette visualisation active « Le Miroir de Youssef »
Le Miroir de Youssef est une méditation adorative
Qui nous conduit à développer l’art de la personnalité.
 
L’art de la personnalité est un fondement du soufisme moderne.
Dans cette perspective
Il ne s’agit plus de se dissoudre dans le grand-tout,
Ce que le soufisme ancien appelait le fana-bi-llah ;
Avec l’art de la personnalité
Il y a une survivance
Une surexistence de notre individualité
Dans le monde des formes,
Dunya.
 
On appelle cela le baqa,
C’est notre Corps Glorieux,
Notre Moi Divin personnel
Qui guide notre pratique.
 
S’en référer à lui comme notre guidance personnelle,
C’est croire en notre autonomie,
Valider notre aptitude à mener librement notre vie,
Suivant notre propre modèle
Qui n’est que personnel.
 
Dans cette optique,
La discipline n’est jamais édictée,
Elle se forge.
Ce qui est proposé aux disciples,
C’est de se contempler dans l’action,
C’est d’être attentif à leur intention
Dans les gestes quotidiens,
C’est de vivre pleinement la chose faite.
 
Les rites de l’Islam
Constituent la base sur laquelle
Le disciple travaille à s’améliorer,
A s’observer,
A se corriger.
Ainsi en est-il des Cinq Piliers.
 
Concernant le corpus de la sharî’a
Constitué du Noble Qûr’an
Et de la Sunna,
C’est de façon pensée
Et dans le respect de l’Esprit de la Loi
Qu’elle s’applique au soufi,
Sans impliquer autrui contre sa volonté.
 
Il s’agit de normes culturelles et éthiques
Dont le respect assure l’intégration communautaire,
Mais ne peut aucunement être imposée
Car un fondement de la sharî’a est justement
« Nulle contrainte en Religion ».
 
Ainsi on peut suivre les rites et principes du soufisme
En dehors de l’Islam juridictionnel,
Mais on ne profitera pas pleinement
De l’intégration communautaire.
C’est toute fois un choix honorable
Et il serait mal venu d’empêcher qui que ce soit
De s’engager à sa mesure.
 
Considérant que la discipline n’est jamais édictée,
Elle nous vient cependant
De notre appartenance au monde des formes.
Ainsi la discipline n’est pas un maktûb,
Un paradigme déterminateur,
C’est au contraire l’expression de notre liberté.
 
Dans cette méditation
La sharî’a est considérée comme une méthode
Renforçant notre personnalité individuée,
Tout au contraire de la sharî’a des éxotéristes qui,
Pour le soufî,
Est une entrave à la pleine expérience du libre-arbitre.
 
Les recommandations légales
N’étaient pas considérées comme la volonté d’Allah
Mais comme un solutionnement des problèmes quotidiens
Rencontrés dans la communauté
Du temps du Messager
 
Ils n’indiquent pour devoir religieux que Cinq Piliers,
Le reste n’est établit que dans la perspective d’utilité publique
Et mérite d’être aménagé
En fonction des évolutions sociales.
 
C’est là que nous comprenons
La véritable nature de la Sharî’a,
Celle non pas d’une « Loi Sacrée »
Déterminant ce qui est licite et illicite
Dans une perspective absolue,
Mais un repérage,
Une « indication »,
Un « principe de vie ».
Dimanche 2 septembre 2007
par Salam publié dans : Le Djihad de l'Amour communauté : La Tariqa des Califes
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Le Monde des Djinns.
 
C’est notre monde.
C’est un monde peuplé de cauchemars,
Et des rêves que nous nous construisons,
Ou qui nous sont inspirés.
C’est l’autre face du Miroir de Youssef dont parle la gnose,
C’est un monde fait d’ombres et de couleurs,
De lumière aussi,
Mais d’un feu ardent,
Celui des passions,
De ce que crée l’égo,
Nafs,
Ou plus exactement
Sa partie d’inconscient.
Dans les pays vivants sous la gouvernance 
Du système mondialisé du libéralisme économique,
Tout come ceux des dictats théocratiques ou idéologiques,
Nous sommes abreuvés d’images.
Cette culture de l’image génère en nous
Des représentations du réel qui nous éloignent de la réalité telle qu’elle est vraiment,
Et ces réalités intérieures,
Ces imagos « polluent » notre esprit,
Et même notre monde.
Mais elles ne font pas que cela.
Il serait criminel de les réduire à une fonction destructrice
Comme le fait « le Peuple des Ténèbres »
Ce film bon marché ou une étudiante en psychologie
Devient une sinistre blonde anorexique qui crie tout le temps d’hystérie
Et finit enfermée dans son monde de cauchemars,
Retirée au réel et au visible
Par ces peurs et ses angoisses
Si développées qu’elles génèrent sa propre torture.
Certains sont hantés par les fantômes du communisme,
Ou du nazisme, le national-socialisme allemand,
Quand d’autres le sont par la violence sans nom
Qui sévissait dans leur pays
Ou dans leur famille
Ou qui le fait encore,
Et qui transportent avec eux une foule de ces formes-pensées hantantes
Qui font de leur vie
L’enfer,
Ou les limbes et le schéol...
Certains optent pour la solution illusoire d’un purgatoire,
Pensant sauver leur égo de ses désordres par la fausse opinion qu’ils ont de leur psychologie,
Liée à la superstition rationaliste qu’ils tendent à préserver
Pour ne pas succomber au choc d’un affrontement,
Après les avoir tant abreuvé,
Nourrie,
Quitte à en perdre leur propre vie,
Quitte à s’y trouver plus étranger
Je sais ce qu’il y a de paradoxal à dire cela en tenant un blog avec tant d’énergie,
Mais c’est un peu une thérapie pour moi
Que de présenter « Le Monde des Djinns »
Sur le terrain ou justement
Ils font leur marché.
 
Lundi 3 septembre 2007
par Salam publié dans : Le Monde des Djinns communauté : FLEUR DE LOTUS
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Mr Le Président,

Je sollicite votre attention sur la question de l'enseignement des langues étrangères dans le cadre de l'éducation nationale.

Pour reprendre votre lettre aux éducateurs, que j'estime admirable, vous dites:
"
Et quand nos enfants apprennent des langues étrangères, et je souhaite qu'ils en apprennent obligatoirement au moins deux en plus du Français, il faut que cet apprentissage soit aussi un apprentissage de culture et de civilisation. Je souhaite que nos enfants apprennent les langues à travers la littérature, le théâtre, la poésie, la philosophie, la science. 
Affirmer l'importance de la culture générale dans l'éducation où elle a tant reculé (...) c'est affirmer tout simplement que le savant, l'ingénieur, le technicien ne doit pas être inculte en littérature, en art, en philosophie et que l'écrivain, l'artiste, le philosophe ne doit pas être inculte en science, en technique, en mathématiques. 
L'idée que celui qui se destinerait aux sciences n'aurait rien à faire de la poésie, du théâtre ou de la philosophie est une idée que je trouve absurde. L'idée que l'enfant de famille modeste, celui qui est né dans l'un de ces quartiers difficiles qui accumulent les handicaps, le fils ou la fille de l'employé, de l'ouvrier n'aurait pas besoin d'être confronté aux grandes œuvres de l'esprit humain, qu'il ne serait pas capable de les apprécier, que lui apprendre à lire, écrire et compter serait bien suffisant, est pour moi l'une des plus grandes marques du mépris." 

Voici une proposition simple. Un grand nombre d'élèves des quartiers défavorisés disposent d'une pratique quotidienne d'une langue étrangère, due à leur origine étrangère. La langue la plus fréquemment rencontrée étant l'arabe, langue dont l'enseignement dispose d'un support culturel, scientifique, philosophique, poétique considérable dans le patrimoine de l'humanité, cette langue mériterait de disposer d'un enseignement facilité dans le cadre de l'école de la République.

Il va sans dire qu'une telle proposition n'est pas forcement évidente à défendre dans le contexte actuel, mais j'oserai vous demander votre opinion, monsieur le président:
un enfant, disposant d'une pratique quotidienne de sa langue d'origine, ou d'une langue rattachée avec son éducation spirituelle familiale, ne se sentirait-il pas valorisé et reconnu si l'on lui permettait d'en tirer profit dans sa scolarité, récompensant ainsi sa spécificité?
Ne se peut-il qu'en découvrant la richesse de sa culture et de sa pensée, de sa littérature et de ses arts, il ne dispose d'outils pour mieux comprendre le danger que représente le repli communautaire et les dérives fondamentalistes, nourries par l'ignorance de sa propre richesse et par le sentiment d'une incompatibilité entre sa foi et l'enseignement occidental? Ne serait-ce pas une main tendue aux plus jeunes victimes de cette propagande importée, souvent en situation d'échec?

Ne négligeons pas non plus l'importance grandissante de nos échanges économiques avec nos anciennes colonnies du monde arabophone, ainsi que nos autres partenaires. Si l'Anglais dispose d'une telle aura, c'est aussi pour son importance économique.
Il y a 1 milliard de musulmans sur terre. Dans leur pratique quotidienne, ils récitent toujours aujourd'hui leurs prières dans cette langue. La qualité de son emploi pourrait-être de nature à permettre aux jeunes français d'origine arabophone d'obtenir une place de choix dans les sociétés françaises implantées dans ces pays. Car loin d'y faire reculer la francophonie, une telle introduction de l'arabe améliorerait la qualité du dialogue interculturel et désamorçerait bien des conflits, rendant les honneurs à notre ouverture.
C'est à nous de transmettre à ces jeunes les éléments de patrimoine qui leur reviennent et que combattent les partisans d'un choc de civilisations.
Ce serait un coup d'éclat dans l'intégration à la nation.

Veuillez recevoir mes amitiés patriotiques.

lenouvelislamdefrance

lettre envoyée le jour même sur le site web de l'Elysée
Vendredi 7 septembre 2007
par Salam publié dans : Débats de société communauté : Islam
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Je serais plus clair sans doute en prévenant dès maintenant,
Au sujet du
monde des djinns,
Que je suis moi-même dessinateur et infographiste.
Je parle de culture de l'image dans ces textes au sens d'une culture des images, de leur emploi à l'excès et parfois à des fins de propagande, commerciale ou non...
Je ne dénonce en rien, bien au contraire, la Culture de l'Image, c'est à dire l'étude et l'analyse de l'image, ce afin d'en comprendre la forme, la structure et le fond. Au contraire, La catégorie "
Le Monde des djinns" se veut un dossier de culture de l'image, il a pour vocation de nous faire réaliser l'importance de son impact dans notre conscience et notre inconscient, la façon dont on peut l'étudier pour remonter vers l'idée ou l'émotion, la façon dont elle peut déformer notre approche rationnelle et notre contemplation du monde. 
Rappelons, et nous y reviendrons, que l'interdit à son éguard vient des Dix Commandements et que la signification essencielle est dans le rejet de l'idôle et de l'idolâtrie, autrement dit, le commandement de ne pas prendre des vessies pour des lanternes...
En fin de compte, ce qui est inerdit, c'est de se prosterner devant des images ou de réaliser des images destinées à être objets de l'adoration.

La Paix soit sur vous tous.

Salam

Vendredi 7 septembre 2007
par Salam publié dans : Le Monde des Djinns communauté : FLEUR DE LOTUS
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Notre coeur s’exprime dans tout jugement
Que nous portons à l’égard des choses de ce monde.
Suivant notre état profond (hàl)
Nous percevons la réalité (haqîqa)
D’une manière différente.
Quelqu’un d’heureux verra le verre à moitié plein
Et quelqu’un de triste le verra à moitié vide.
 
L’Islam prêche un optimisme à toute épreuve,
Le principe de « prédestination par l’influx ».
En effet, notre état d’âme détermine en grande partie
Les événements de notre existence,
Par les choix que nous ferons.
 
Purifier notre perception,
Faire grandir en nous la conscience présentielle
Nous permettra d’influer sur la Manifestation
De la substance cosmique (Jhawar)
D’exercer une interaction positive sur notre environnement.
 
Porter un regard profond sur le monde sublunaire,
Se détachant des préconceptions et jugements de valeur,
C’est améliorer la qualité de notre rapport à l’existence,
C’est le dévoilement supra-scientifique,
Spirituel (kashf).
 
C’est par le dévoilement
Que notre conscience s’ouvre au Ciel des Fixes,
Le principe du monde,
Et c’est ainsi que nos actions se verront agréées du succès,
Car nous aurons agit en toute objectivité.
 
Mais objectivité ne signifie pas froideur.
Au contraire il s’agit d’agir animé d’un authentique esprit d’amour,
Être fidèle à la Vérité,
L’honorer,
Se donner mission de sanctifier
Cette réalité dont nous participons tous,
Cette Réalité qui est l’Unique.
 
C’est ainsi que nos cœurs tendent vers une même Qibla
Et que nous vivons véritablement la surexistence,
Car nous sommes pleinement conscients.
Hors la conscience est centrée sur le coeur,
Mais une conscience guérie exige un coeur libéré des passions
Et cette libération se fait par le djihad al-Akbar.
 
La Rectification consiste donc à nettoyer l’Œil du Coeur
Pour voir la grâce du monde
En nous et autour de nous,
Accepter pleinement notre condition.

Salam
Lundi 10 septembre 2007
par Salam publié dans : Le Djihad de l'Amour communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Mercredi 12 septembre 2007
par Salam publié dans : Vidéos communauté : Esotérisme et Spiritualité
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(Essai de retranscription suivant la terminologie théologique occidentale)

{ 1. Par le Très Saint Nom de la Divinité,
  par Essence et par Excellence le Miséricordieux
2. La Louange est à la Divinité, Seigneur des Mondes,
3. Miséricordieuse par Essence et par Excellence
4. Ô Souverain du Jour de l'Allégeance
5. A Toi toute notre dévotion
    A Toi toutes nos implorations!
6. Orientes-nous sur la voie des Rectifiés
7. Voie de ceux dont les Grâces sont Tiennes
8. Non pas celle de ceux dont la Véhémence est Tienne
9. Ni celle des Egarés
}

Amen


Les Saints Mystères de la Fatiha (la Sûrat Ouvrante)

Al-Fatiha est une invocation destinée à purifier le coeur afin de recevoir l'orientation intérieure, la Niyyah qui constitue la pierre philosophale de l'alchimique islam; Niyyah qui est travaillée par la discipline pour faire émerger les bienfaits d'Allah.

Ces bienfaits ont l'apparence de la Grâce dans le coeur du fidèle, car bien que résultats de son action personnelle en adéquation harmonieuse avec avec le Réel (Haqîqa), son être en propre n'est capable d'agir que par le Souffle qui lui a été donné, le Ruh, et la réunion des conditions du succès.

Autrement dit, il n'est qu'agent d''Alamîn dont le gouvernement est tout entier dans les mains d'Allah. Cette parfaite harmonie créatrice de bienfaits est l'unité cosmique, communion des énergies déployées par l'Origine Première grâce aux vertues du Très Saint Nom.

Or ce Très Saint Nom n'est pas évoqué explicitement, parce qu'il est implicite: il est le Nom Saint, le Shem Ameforash, gravé dans le coeur du fidèle comme porté par un golem animé, Nom Inexprimable, Saveur Spirituelle (Dhawq), qu'aucune formulation ne peut contenir, car il emplit l'être et ne peut être réduit à une expression, une formule, une diction ou une écriture.

Ce que nous savons du Très Saint Nom, c'est qu'il s'agit du Logos, du Kalâm lui-même, le Verbe créant-ordonnant agent divin uni à Allah car il est en Dieu et Dieu est en lui.

Les Rectifiés sont ceux qui ont accompli le "Jour de la Discipline",
et comme réalisation des Mondes ('Alamîn), ont pénettré l'éternelle rétribution des Ressuscités, par la faveur de la divine Miséricorde. Ils sont sauvés des ténèbres de la véhémence et des dérives de la perdition, ils ont trouvé leur nature ontologique dans le Très Saint Nom, sont rentrés dans la gloire suprême, libérés des entraves du "bas-monde", Dunîa. La Grande Résurection est Illumination.

Verset 1:
Il s'agit de la seule sûrat où le Basmalah est incorporée comme Verset (Aya).
Ce qui est d'ailleurs surprenant, c'est que dans la prière, l'orateur prononce cette formule en son intérieur et ne chante qu'à partir du second verset, car comme cela a été dit, le Basmalah renvoi au Shem Ameforash, le Nom Secret et Imprononcable du Divin, un Nom Saint que seul le for-intérieur peut saisir. Chacun, lors de la prière, sachant que l'orateur va lancer la Fatiha, le proclame en son coeur.

Verset 2-3:
L'Ouverture est structurée par le Basmalah, 
suivi d'une louange destinée à nous rappeler les bienfaits de la Divinité 
et l'inspiration divine dans le bien dit ou accompli par nous à titre d'intercesseurs, 
émanant seulement de la chaïne causale "
karmique", celle du Maktûb,
 dont l'Alpha et l'Oméga sont en Dieu exalté.
Décrite comme Seigneur des Mondes, 
la Divinité est au-delà des sphères d'existence,
les intégrant toutes.
La multiplicité des Mondes n'est pas sans rappeler la multitude des plans sur lesquels nous vivons:
le plan physique, éthérique, astral...
La redondance du Basmalah en verset 3 est insistance sur la qualité qui seule permet à l'homme de s'adresser à son Seigneur: La Miséricorde Fondamentale d'Allah.

Verset 4-5:
Le Jour de l'Allégeance -ou Jugement Dernier- est bien une Apocalypse, 
c'est à dire une Révélation, 
car l'Allégeance est un sentiment intérieur, un positionnement d'esprit. 
Aussi est-il intemporel et permanent,
il n'a pas qu'une dimension eschatologique, 
mais intrasèquement initiatique.
Allah est Souverain sur tout, 
non exclusivement sur le Jugement des Ames.
Cette délimitation est de nature à nous faire comprendre qu'en ce qui concerne le Jugement,
Lui et Lui seul détient les clefs du bonheur et de la souffrance,
de la réparation et de la peine.

Le Cinquième Aya est d'une profondeur manifeste.
L'adoration qui est dévotion manifeste est toute orientée vers l'Allégeance,
de même les implorations du coeur sont tout à fait tournées vers Allah 
Qui les reçoit de par la transparence de nos sentiments à l'égard de notre conduite.
Etant Le Tout Universel, "l'Entité-Mondes"-,
nous communiquons avec Lui par chacune de nos actions, 
réactions, 
paroles.

Verset 6-7:
La Fatîha s'achève sur une demande,
annoncée par les implorations du verset précédent.
Ce qui est suggéré dans cette prière est l'ouverture de l'Oreille Intérieure à la Guidance providentielle
afin de rectifier le comportement,
de lui rendre sa direction rectiligne originelle,
naturelle.
Ce qui est recherché est clairement l'alchimie mystique, 
le redressement de la Kundalini, prosaïquement l'Epouse Spirituelle ou Houri.
C'est un état de paix avec le monde, de gratitude.
Il est opposé à deux attitudes par lesquelles les croyants s'éloignent de la Voie,
la colère à l'égard du monde
et le délir imaginaire qui l'éloigne de la lucidité à laquelle appelle la spiritualité. 

Amîn:
lettriquement voisin de l'Imân, Amen - { Ainsi Soit-Il } en français-,
Proclamé par toute l'assemblée réunie lors de la prière, 
résonnant dans un face à face des coeurs, 
l'Unité du Saint Esprit,
nous fait prendre part en temps qu'intercesseurs les uns des autres 
dans l'élévation de cette prière d'Ouverture
Jusqu'au Saint des Saints.
Dieu seul connait le mystère de { Kun
fa Yakun }
{ "Soit"
et cela Est },
Et il nous a été enseigné de prononcer l'Amîn émanant du Divin,
Se réfléchissant dans le miroir poli de nos coeurs.
Le rythme et le ton de cette proclamation correspondent en tout point à l'Amen des chrétiens
Qui clôt le Pater enseigné par le Christ.  

Précédant: Le Basmalah

Suite: Sûrat Al-Baqara, Verset 1: 'Alif-Lam-Mîm
Jeudi 13 septembre 2007
par Salam publié dans : Le Coran Intérieur communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Le Basmalah est:
Bismillah ar-Rahman, Ar-Rahim
{ Par le Très Saint Nom de la Divinité Miséricordieuse par Essence et par Excellence }

Le Basmalah est une évocation du Très Saint Nom, réalisation en soi de l'Esprit, c'est une pratique appelant Allah par le Mutâ, le haut degré de l'Ame. 
Bismillah, { Par le Très Saint Nom de Dieu } fait référence au tétragramme YHWH bien connu des israëlites et qui demeure imprononcable.

Ar-Rahman, { Le Miséricordieux par Essence } rappelle qu'Allah s'est prescrit la miséricorde comme devoir. On le traduit parfois par "Le Clément", car il évoque la clémence de Dieu pour les conduites impures et les ingratitudes de l'homme à Son éguard. Il nous appelle à pratiquer cette miséricorde pour en bénéficier.

Ar-Rahim, { Le Miséricordieux par Excellence } rappelle qu'Il est l'Etre dont la Miséricorde est pure, absolue, sans fin. Traduit parfois par "Le Compatissant", il évoque Sa bonté à mener les hommes vers la rectitude, à assister l'être humain dans sa quête du Paradeios, Son aptitude à guider les fidèles au succès dans leurs oeuvres.

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Jeudi 13 septembre 2007
par Salam publié dans : Le Coran Intérieur communauté : Esotérisme et Spiritualité
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"Orientes-nous sur la voie des Rectifiés"

Les rectifiés sont ceux qui ont reçu l'assistance divine dans l'oeuvre de redressement, 
rendus droits par le soutien des influx divins 
orientés convenablement dans l'ajsam al-insan -semblance de Dieu-.

Ce redressement des énergies décharge le Malakût 
et ampli le Kursî de la Hadra, la Présence Divine.

L'Islam est paix intérieure, 
l'Imân est confiance sûre (tawâkul), 
l'Ihsân est contemplation (ta'ammul).
Par cette triple rectification (paix, confiance, contemplation), 
on écarte de soi la peur qui paralyse ou génère la véhémence.
La Rectification est Transmutation: Taqallub.
Elle se fonde sur l'Orientation 
du noeud énergétique (llub) du coeur (qalb
vers le For-Intérieur (al-batîn).

L'Islam lave le coeur par l'effort, 
l'Imân le rempli du Très Saint Nom par l'héritage, 
l'Ihsân préserve le disciple par la contemplation du divin dans le terrestre; 
c'est le baqâ ou subsistance. 
Car en effet le summum de la Rectification 
est la clairvoyance issue d'une perception juste du monde, 
c'est vivre dans la Hadra al-Wajh.

Or comment voir le Divin dans le sharrî
C'est voir Allah à travers le shaytan.
En tant que tentative de déviance, 
c'est une épreuve divine qui nous est imposée 
et une chance pour nous de prouver notre bonne foi,
c'est le quotidien djihad de l'âme 
destinée à retourner au Palais des Grâces, 
Eden.

La Rectification permet de percevoir, 
de discerner 
et de se détâcher
des objets de dunîa.
C'est ainsi que l'on est rendus droit.
Jeudi 13 septembre 2007
par Salam publié dans : Le Traité des Califes communauté : La Tariqa des Califes
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Voici une présentation des 99 sifât, les noms-attributs d'Allah-Dieu exalté présentés suivant les 10 séphiroth de l'Arbre de Vie de la Kabbalah, la gnose juive. En y incluant Dâath, la 11ème. Bonne lecture!

Kheter (Couronne):

1-Malîk (Roi)
2-Khâtiq (Créateur)
3-Wâhîd (Unique)
4-Ahad (Unique)
5-Samad (Maître Absolu)
6-Awwal (Premier)
7-Muta'âlî (Le Plus Elevé)
8-Ilâh (Divinité)
9-Allah (L'Etre Unique)

Binah (Discernement):
1-Alîm (Connaisseur par Excellence)
2-Khabîr (Bien-informé)
3-Haqq (Vrai, Vérité)
4-Mubîn (Evident)
5-'Allâm (Parfait Sachant)
6-Mumît (Celui qui fait mourir)
7-Musawwîr (Celui qui façonne)
8-Rahîm (Miséricordieux par Excellence)
9-Halîm (Longanime)

Hokmah (Sagesse):
1-Shakûr (Très-Reconnaissant)
2-Hakîm (Sage)
3-Shakîr (Reconnaissant)
4-Ghâfir (Absoluteur)
5-Kâfî (Celui qui suffit)
6-Muhyî (Celui qui fait vivre)
7-Bâ'ith (Celui qui ressuscite)
8-Rahmân (Miséricordieux par Essence)
9-Salam (Paix)

Dâath (Connaissance):
1-Samî' (Celui qui Entend tout)
2-Basîr (Celui qui Voit Tout)
3-Muqît (Très Vigilant)
4-Raqîb (Celui qui Observe)
5-Shahîd (Témoin)
6-Hayy (Vivant)
7-Batîn (Caché)
8-Hâdî (Guide)
9-Latîf (Subtil)

Guevourah (Puissance):
1-'Azîz (Prédominant)
2-Jabbâr (Contraignant)
3-Hasîb (Demandeur des Comptes)
4-Qawiyy (Très Fort)
5-Matîn (Inébranlable)
6-Qadîr (Capable)
7-Mawlâ (Patron-Protecteur)
8-Ghâlib (Celui qui maîtrise)
9-Bâqî (Permanent)

Hessed (Miséricorde):
1-Ghaffâr (Absoluteur Infini)
2-Wahhâb (Grand Donateur)
3-Razzâq (Nourricier)
4-Ghafûr (Infiniment absoluteur)
5-Karîm (Tout-Généreux)
6-Barr (Bienfaisant)
7-Akram (Le Plus Généreux)
8-Hafiyy (Bienfaiteur)
9-Tawwab (Acceptateur du repentir)

Tiferet (Beauté):
1-Mutakabbîr (Majestueux)
2-Wadûd (Bien-Aimé et Bien-Aimant)
3-Hamîd (Louangable)
4-Zahîr (Apparent)
5-A'lâ (Sublîme)
6-Rafî (Exalté)
7-Mannân (Grâcieux)
8-Jalîl (Majestueux)
9-'Aliyy (Sublîme)

Hod (Gloire):
1-'Azîm (Très-Grand)
2-Kabîr (Infiniment Grand)
3-Wâai' (Immense)
4-Majîd (Très Glorieux)
5-Quddus (Sanctissime)
6-Nûr (Lumière)
7-Qahhâr (Dompteur des Puissants)
8-Rabb (Seigneur)
9-Wârith (Héritier)

Netsah (Victoire):
1-Fattah (Victoire)
2-Wakîl (Secoureur)
3-Wâlî (Patron-Protecteur)
4-Mâfîz (Gardien)
5-Kafîl (Garant)
6-Qahir (Dompteur)
7-Musta'ah (Source de l'Assistance)
8-Muhaymin (Protecteur)
9-Affuw (Effaceur de fautes)

Yessod (Fondement):
1-Mu'min (Source de Paix)
2-Hafîz (Gardien)
3-Waliyy (Tuteur)
4-Qayyûm (Immuable, Qui maintient)
5-Jâmi' (Celui qui réunit)
6-Badî' (Existenciateur)
7-Kafîl (Garant)
8-Nasîr (Soutien)
9-Bâqî (Permanent)

Malkût (Royaume):
1-Qarîb (Tout-Proche)
2-Mujîb (Celui qui Répond)
3-Muqtadir (Celui qui a Pouvoir sur tout)
4-Âkhîr (Dernier)
5-Ghaniyy (Autosuffisant)
6-Bâri' (Existenciateur)
7-Khallâq (Créateur)
8-Muhît (Tout-Pénettrant)
9-Fatîr (Créateur)

Jeudi 13 septembre 2007
par Salam publié dans : Le Traité des Califes communauté : La Tariqa des Califes
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Je trouve des tas de blogs sur l'Islam, mais ils n'apportent rien: j'ai déjà lu tout cela dans des livres, ou entendu ces discours à la mosquée... 
Suis-je donc le dernier libre-penseur francophone en Islam? 
Pourquoi mes frères musulmans ne font-ils pas l'effort de chercher la sagesse dans les livres révélés avant la descente opérée sur Seyyidina Muhammad (sws)? 
Pourquoi ne peuvent-ils aller chercher les raisons vrais qui grandiraient l'Islam au titre de religion parachevant le cycle des prophéties? 
Pourquoi répètent-ils sans cesse le même discours sans plus chercher la science du coeur? 
Pourquoi les seuls blogs de gnose soufi que j'ai trouvé dernièrement son tenus par des gens sectaires et tombés dans la vénération, plutôt que par des gens qui développent le concept de "vivre avec son temps"?
Une certaine déception se fait jour...
Apparemment la communauté n'est pas prète à recevoir le renouveau, et pourtant Dieu sait que nous devrions tous faire des efforts pour que la revification nous parvienne!
Je pense à cette guerre ouverte que les salafistes nous déclarent dans leurs livres de dogme "agréés" et sur leurs sites arabocentriques...
Je pense aussi à tous ces pauvres gens qui se disent gnostiques et qui se laissent embrigader dans des histoires de p'tits bonshommes verts, nos copains les roswell qui vont nous sauver... Ce mythe moderne forgé pour amener les mystiques à trouver les vertus de Dieu en Islam est détourné, allambiqué, illusoire, et il en conduit beaucoup vers l'égarement et la manipulation des faux maîtres spirituels, les gourous pédophiles, les faux prophètes!

Ce spectacle est affligeant!
Starfullah!

Que Dieu nous pardonne notre incapacité à rester dans Sa Voie sans succomber au traditionnalisme, au formalisme, et finalement, à en oublier Sa Saveur, au seul profit d'une coquille vide, celle des rites!

Quoiqu'Il en soit, Je connais ma foi.
Ce ne sera pas la médiocrité des discours qui changera ma théologie.
Mais quand même: un peu de nerfs les gars!
Faites donc travailler vos méninges au lieu de vous contenter d'invoquer l'extérieur, 
de réciter mécaniquement 
et de louanger ce dont vous la grandeur ne vous a pas saisi!


IJTIHAD: 
EFFORT D'INTERPRETATION PERSONNELLE! 
CELA SIGNIFIE-T-IL ENCORE QUELQUE CHOSE POUR VOUS?

Jeudi 13 septembre 2007
par Salam publié dans : Généralités communauté : Islam
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Puisque personne ne se prononce plus en dehors des traditionalistes, j'oserai donc le dire, nous nous enfermons par la Tahawiyya!
Ecrite par l'îmam juriste Ahmad ibn Muhammad ibn Salam Ibn Abd al-Malîk al-Azadî Abû Dja'far at Tahâwî, qu'Allah lui accorde la miséricorde, la Tahawiyya nous enferme, bien que cela ne fut jamais l'intention de son auteur, noble formalisateur, qui désirait surtout préserver la communauté des dérives spéculatives connues dans le monde chiite.

Article 33: Certes, le Coran est la parole d'Allah. C'est d'Allah qu'il émana et dont l'essence reste ignorée.
On sous-entend ici que si l'Essence d'Allah est ignorée, c’est que l'émanation divine dans le Noble Coran en fait son existence en ce monde! Sur cette base on a tenu pour sacrés les morceaux de papiers que nous tenons dans la main, au détriment du message, de la direction, de l'Esprit Saint! L'interprétation abusive actuelle fait quasiment du Noble Coran l'incarnation d'Allah! Qu'Il pardonne cette chose là dans sa grande mansuétude, mais aucune parole n'as jam