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"Ne considère point si l'auteur d'un tel livre
Fut plus ou moins savant;
Mais s'il dit vérité, s'il t'apprend à bien vivre,
feuillette-le souvent.
Quand son instruction est salutaire et bonne,
Donne-lui prompt crédit;
Et, sans examiner quel maître te la donne,
Songe à ce qu'il te dit"
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Plus que jamais, la paix de Dieu est nécessaire au Kenya.
L'Afrique on le sait, saigne depuis trop longtemps des guerres inter-ethniques, des crimes de guerres, d'actes infâmes commis contre la dignité des personnes et leurs droits
fondamentaux.
De même qu'il nous faut assurer aux nations africaines le fait d'accéder à la gestion de leurs ressources et à leur patrimoine historique, n'en déplaise aux partisans racistes d'Hegel, il faut
aux dirigeants africains assurer l'état de droit sur leurs territoires. L'Union Africaine en a la tenace volonté.
Au nom d'Allah, Miséricordieux par Essence et par Excellence, nous appellons les musulmans du monde entier à envoyer leurs prières et leurs aumônes pour ceux qui souffrent au Kenya. Nous les
invitons à lancer un grand appel à la Paix, attribut divin et valeur sacrée en Islam.
Nous invitons le Président Kibaki à faire preuve de retenue, à respecter les sommations et la riposte proportionnelle dans le règlement du conflit avec une partie intégrante des citoyens de sa
nation, fussent-ils d'autres ethnies que lui. Nous l'appellons à respecter scrupuleusement le droit de son pays et le droit international dans le règlement de ce conflit, afin que de l'huile ne
soit pas jeté sur le feu.
Président Kibaki, c'est le moment de gagner votre légitimité dans toutes les branches de la nation Kenyane, et la violence n'amènera que le malheur sur votre bon pays. Au Nom de Dieu Clément et
Magnanime, nous vous appelons à demeurer pur auprès de vos subordonnés pour ne point vous exposer à la colère du Seigneur, à Lui nous rendons compte de nos actes et nul ne peut Lui cacher la
Vérité, car Il est Vérité et Omniscience. Que votre police veille à la protection de tous les citoyens et ne devienne pas l'instrument d'une tyrannie honnie du Créateur.
Monsieur Raila Odinga, au Nom de Dieu Clément et Magnanime, nous vous invitons à condamner par les actes toute violence envers l'ordre et la nation Kenyane. Nous vous intimons d'exiger la
non-violence comme devoir à chacun de vos partisans et de rejeter et livrer ceux qui parmi les votres cherchent à mener le Kenya à un bain de sang inacceptable pour vous tous, et
insupportable pour les hommes bons et les justes du monde entier. Voir souffrir le continent africain nous déchire le coeur.
Monsieur Odinga, nous vous appelons à accepter les solutions diplomatiques et à porter le débat devant les médias du monde entier. Faites nous part de votre cause et des souffrances endurées dans
votre région du monde, de vos valeurs, de vos attentes pour le Kenya et son peuple souffrant. Connaissant la situation désastreuse et inadmissible du Lac Victoria, nous ne pouvons que vous
soutenir dans votre combat pour une justice économique.
Montrez-vous à nous comme un homme d'état, afin que nous ne voyons pas de vous l'image d'un putshiste xénophobe prèt à laisser massacrer le peuple kenyan pour s'asseoir au pouvoir dans son seul
intérêt personnel. N'abandonnez pas les africains kenyans à la tuerie, rejetez de toutes vos forces, au Nom de Dieu, l'ambition de l'ego et l'injustice envers les innocents. Que votre
non-violence ait raison du fanatisme et le Kenya croiera en vous.
Messieurs Kibaki et Odinga, nous tous, les humains, sommes les vicaires de Dieu sur Terre. Chaque fois que l'un d'entre nous dispose de pouvoir sur ses frères humains, il a devant Dieu des
devoirs envers eux. Ne les négligez pas!
A l'ethnie Kikuyu, nous vous appelons à demeurer justes et impartiaux dans votre colère. A ne chercher que les coupables et à ne point transgresser cette justice divine. On ne punit qu'un
coupable, sinon, on se rend criminel soi-même! Votre nombre supérieur dans le pays ne doit pas vous faire négliger l'appartenance des autres ethnies à la nation kenyane et leur dignité
d'êtres humains, rappelez-vous comme ils souffrent de la faim et de la privation, au point d'en perdre le discernement, et ce par la faute des grands trusts de l'alimentaire!
Dieu nous invite tous à la mesure et à la proportion dans la condamnation, il nous appelle surtout à la Paix, universellement. Soyez en paix et désireux de cette paix pour votre prochain
comme pour vous mêmes! Dieu est Audiant et Miséricordieux.
A l'ethnie Luo, nous vous appelons vous aussi à demeurer justes et impartiaux dans votre colère. Une commission d'enquête indépendante examinera bientôt ce scrutin que vous maudissez. Demeurez
donc justes et dignes! Plus de violence n'entrainera que votre perte car vous perdriez votre innocence et seriez au nombre des dénégateurs de la divine justice et de votre droit sacré à la
libre expression politique. Vous donc du peuple Luo, ne vous montrez pas iniques envers vos ennemis mais soyez dignes dans votre combat et pour votre reconnaissance. Saisissez les opportunités de
Paix qui viennent à vous et retenez-vous de toute cruauté envers vos semblables.
A tous les kenyans et à la diaspora kenyane, faites donc la Paix au Nom de Dieu et que la Paix soit en vous, autour de vous et entre vous.
Amen.
Un remplacement des Jours Fériés
Pourquoi ne pas convertir les Jours Fériés en Journées de Congé de Festivité?
Principe:
Les employés ont droit à un nombre de journées de congé de festivité (JCF) égal au nombre de jours fériés, mais ils choisissent leurs dates afin, s'ils le veulent et de manière non-négociable par
l'employeur, de coller à leurs fêtes traditionelles ou religieuses.
Si l'employeur veut acheter le travail de l'employé sur la journée qu'il aura choisi de poser en JCF, il ne pourra pas le faire à moindre condition que ce que la convention collective proposait
au point de vue du salaire horaire et autres avantages pour les employés travaillant les jours fériés.
Pour changer, c'est à l'employeur que nous demandons ici plus de flexibilité.
Que la Paix soit sur vous tous
Jésus Est-Il Dieu
Vidéo envoyée par walid777
jesus crucifié ?
Vidéo envoyée par l-ancien
AL-CHARK AL-AWSAT (QUOTIDIEN SAOUDIEN)
David Ignatius
En 2007, si nous étions convaincus d’une chose en juin, le mois d’après, on croyait le contraire. La situation en Irak est le meilleur exemple de ces avis contradictoires. En milieu d’année, les
États-uniens pensaient que la guerre serait une véritable catastrophe. Au début de l’été, les analystes des deux partis étaient convaincus que la décision de retrait avait été prise. La décision
de George Bush d’envoyer 30 000 soldats supplémentaires était considérée comme celle d’un chef isolé et coupé des réalités sur le terrain. Et puis les choses ont commencé à changer en Irak :
la violence a considérablement baissé et ce pays n’était plus au centre des discussions.
THE ECONOMIST (HEBDOMADAIRE BRITANNIQUE)
Les élections serrées et intègres dans un des pays clé du continent africain sont un exemple à suivre. Il ne s’agit pas de l’Afrique du Sud, où l’élection de Jacob Zoma à la tête de l’ANC, le 18
décembre, a constitué un coup décisif à son adversaire Thabo Mbeki. Le Kenya ne dispose peut-être pas des mêmes atouts attractifs que l’Afrique du Sud. Mais en tant que modèle de stabilité et de
prospérité en Afrique de l’Est, le caractère démocratique du processus électoral en cours dans ce pays est très important. Les voisins du Kenya qui sont le Soudan, l’Éthiopie, l’Ouganda et la
Somalie, souffrent d’une manière ou d’une autre, de guerre, de luttes tribales, d’oppression gouvernementale et de racisme.
EL PAIS (QUOTIDIEN ESPAGNOL)
Jeffrey Sax
De nombreuses régions théâtres de guerres dans le monde –comme l’Afghanistan, l’Irak, le Pakistan, la Somalie et le Soudan- ont des problèmes similaires qui constituent les racines des conflits
qui les secouent. Il s’agit de pays pauvres, régulièrement victimes de catastrophes naturelles, ayant une forte démographie, une population jeune, et qui épuisent rapidement leurs ressources
alimentaires. La seule façon de régler tous ces problèmes est de recourir au développement permanent et durable. Mais les États-Unis persistent à vouloir traiter les conséquences et non pas les
véritables maladies, et usent partout de moyens militaires.
WALL STREET JOURNAL (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN)
Selon des sources de la Maison-Blanche, le président George Bush projette de prononcer le principal discours de sa tournée moyen-orientale à Abou Dhabi, pour mettre l’accent sur la rapide
croissance économique et les opportunités grandissantes dans les pays du Golfe. Cette allocution, le 13 janvier, devrait proposer les États du Golfe, notamment les Émirats arabes unis, comme
modèle à suivre pour les autres pays arabes. En mettant en avant des modèles du type émirati, la Maison-Blanche veut encourager d’autres pays, plus particulièrement l’Arabie saoudite, à ouvrir
leurs économies et leurs sociétés plus rapidement et à se concentrer sur le développement économique plutôt que sur le conflit avec Israël.
AL-KHALEEJ (QUOTIDIEN EMIRATI)
Quel Irak promet-on aux Irakiens ? Un pays qui termine une année dans un bain de sang et en accueille une nouvelle dans un torrent de sang. C’est l’occupation qui est responsable de ce chaos
qu’elle utilise pour justifier sa présence et façonner un pays servant sa stratégie et ses intérêts. Les chiffres de 2007 font état de 16 000 morts, sans parler des blessés et des handicapés et
des milliers de milliers de déplacés et de réfugiés. Aucune lumière ne pointe au bout du tunnel et rien ne montre que la tragédie vécue par ce pays est en passe de se terminer, surtout que
l’occupant s’est accordé une année supplémentaire.
TECHRINE (QUOTIDIEN SYRIEN)
Mounzer Eid
Depuis la fin de la conférence d’Annapolis, Israël s’est engagé à plusieurs reprises à suspendre la colonisation. Mais ce qui se produit sur le terrain montre tout à fait le contraire. Jérusalem
occupée et la Cisjordanie sont le théâtre d’une course contre la montre pour construire de nouveaux logements dans les colonies et en adjuger d’autres avant la venue au Moyen-Orient du président
George Bush, la semaine prochaine. Les agissements israéliens prouvent que les États-Unis ne sont pas le parrain impartial qui souhaite contribuer à une paix juste et globale, et que les
promesses de Ehud Olmert, comme celles de ses prédécesseurs, ne sont que des paroles dans l’air.
• Le guide suprême de la révolution iranienne, l’ayatollah Ali Khaménei, a assuré que l’Iran n’a pas besoin d’établir des relations avec les États-Unis dans la période actuelle.
Bien que le chef du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, ait tenu des propos calmes et constructifs, accordant un délai supplémentaire aux médiations, le
Premier ministre Fouad Siniora et d’autres figures du 14-mars ont réagi avec virulence. La réaction hystérique des loyalistes a fait monter la tension politique, à quelques jours de la réunion
des ministres arabes des Affaires étrangères, prévue dimanche au Caire.
Le climat politique ambiant montre une grande mobilisation et reflète les indices suivants :
1. Les dirigeants de l’opposition ont commencé des concertations loin des feux de la
rampe pour définir un plan d’action dans les semaines à venir afin de faire face au blocage politique.
2. Le 14-mars écarte tout accord politique global avant l’élection présidentielle et
refuse catégoriquement d’accorder le tiers des portefeuilles à l’opposition dans un gouvernement d’union nationale.
3. Toutes les médiations sont interrompues et le flou le plus total entoure les
résolutions qui pourraient être prises par les ministres arabes des Affaires étrangères lors de leur conseil extraordinaire, dimanche. Les États-Unis vont exercer de fortes pressions sur les
ministres arabes afin de coincer l’opposition libanaise et préparer le terrain à une éventuelle internationalisation de la crise sous une couverture arabe. Mais certaines informations font état
d’une timide médiation égyptienne entre Damas et Riyad, qui pourrait se traduire par un début de réconciliation entre les deux capitales et, par conséquent, une éclaircie au Liban.
4. Les observateurs ne s’attendent à aucun déblocage sur les différents dossiers
chauds au Moyen-Orient avant la fin de la tournée de George Bush, essentiellement consacrée au renforcement des positions israéliennes. On ne sait toujours pas si le président états-unien a
inclus le Liban au programme de sa tournée. Mais s’il vient, l’opposition libanaise se promet de lui réserver un accueil « digne » des crimes qu’il a perpétré ou couvert dans la région
ces dernières années.
AN-NAHAR (QUOTIDIEN PROCHE DU 14-MARS)
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, poursuit ses contacts pour préparer le conseil ministériel extraordinaire de dimanche. Il est entré en contact avec le président du Parlement
Nabih Berry et le Premier ministre Fouad Siniora. Dans une interview à la chaine (saoudienne, ndlr) al-Arabiya, Moussa a déclaré qu’il est possible qu’un accord interarabe intervienne pour régler
la crise libanaise. « Il y a une responsabilité libanaise, arabe et internationale pour régler cette crise », a-t-il ajouté. Il a cependant reconnu l’existence d’« intérêts
divergents et des mains étrangères » au Liban.
AD-DIYAR (QUOTIDIEN PROCHE DE L’OPPOSITION)
Le gouvernement a poursuit ses réunions et a adopté, jeudi, une série de points inscrits à l’ordre du jour. Il a chargé le ministre des Affaires étrangères par intérim, Tarek Mitri, de
représenter le Liban au conseil ministériel arabe. Il conduira une délégation composée des MM. Mohammad Chatah, le conseiller de Siniora, et le secrétaire général du ministre des Affaires
étrangères, Bassam Naamani. Selon certaines informations, Fouad Siniora aurait appelé au téléphone le ministre démissionnaire des Affaires étrangères, Fawzi Sallooukh (membre de l’opposition,
ndlr) pour lui demander de présider la délégation libanaise. Mais ce dernier aurait répondu que la Ligue arabe devrait inviter au conseil ministériel des représentants de l’opposition et du
14-mars pour connaitre les avis des deux parties libanaises.
LBC (CHAINE PROCHE DU 14-MARS)
Émission : Les gens en parlent
Ali Hassan Khalil, député (opposition)
L’opposition a entièrement confiance dans le général Michel Sleimane et elle le considère comme son candidat à la présidence. Mais elle n’a pas confiance dans le 14-mars.
Il faut que le président exerce minutieusement ses prérogatives et récupérer celles qui lui ont été volées (par le gouvernement Siniora, ndlr).
La réponse de Saad Hariri au ministre Walid Moallem comportait une menace d’internationaliser la crise et de transporter au Conseil des ministres le dossier de la présidentielle.
Ghattas Khoury, ancien député (14-mars)
Les propos de Hassan Nasrallah affirmant que les maronites et les chiites sont hostiles à l’implantation des réfugiés palestiniens, alors que les sunnites y sont favorables, sont dangereux.
Tous les problèmes seront réglés quand le Hezbollah acceptera de participer à la construction de l’État.

Les violences incessantes ravageant les régions centrale et méridionale de l’Irak forcent chaque mois des dizaines de milliers de personnes à abandonner leur foyer, confrontant la communauté internationale à une crise humanitaire encore plus grave que les bouleversements prévus par les agences humanitaires lors de la guerre de 2003.
Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR), plus de 4,2 millions d’Irakiens ont quitté leurs maisons. Parmi eux, quelque 2,2 millions sont déplacés à l’intérieur du pays et plus de deux millions ont fui dans les États voisins, surtout en Syrie et en Jordanie. Beaucoup étaient déjà déplacés avant 2003, mais un nombre croissant continue de fuir. En 2006, les ressortissants irakiens arrivaient en tête des demandeurs d’asile en Europe.
Lors des trois premières années qui ont suivi la chute de l’ancien régime irakien en 2003, la plupart du travail de l’UNHCR se basait sur l’hypothèse que la situation interne se stabiliserait, permettant à des centaines de milliers d’Irakiens déjà déplacés de rentrer chez eux. En 2006, cependant, l’intensification de la violence a créé davantage de déplacements. Une réévaluation du travail de l’UNHCR et de ses priorités dans la région s’est avérée nécessaire – de l’assistance aux rapatriés et à quelque 50 000 réfugiés non irakiens en Irak, en passant par une aide plus importante aux milliers de personnes qui fuient tous les mois.
Entre 2003 et 2005, quelque 300 000 Irakiens sont rentrés chez eux depuis l’Iran, l’Arabie saoudite, le Liban, la Jordanie et d’autres pays. Toutefois, ces retours ont aujourd’hui cessé. Davantage de personnes fuient, dont un grand nombre de professionnels qualifiés d’une importance cruciale pour le redressement du pays.
En plus de ceux qui ont quitté le pays, plus d’un million d’Irakiens ont fui leurs maisons pour d’autres régions en Irak depuis le début 2006, la plupart d’entre eux à cause de la violence sectaire qui a suivi les bombardements d’une importante mosquée chiite dans la ville de Samarra, dans le centre de l’Irak, en février 2006.
Ces déplacements en Irak présentent un énorme défi humanitaire et une difficulté extrême à la fois pour les déplacés et pour les familles iraquiennes qui tentent de les aider dans les communautés d’accueil. L’importance des besoins, la violence et les difficultés pour atteindre les déplacés en font un problème qui dépasse en fait la capacité des agences humanitaires, y compris l’UNHCR. Et plus longtemps cette situation durera, plus elle sera difficile, car tant les déplacés internes que leurs communautés d’accueil en Iraq épuisent leurs ressources.
De nombreux Irakiens déracinés fuyant vers les pays voisins ne cherchent pas tout de suite l’aide de l’UNHCR. Ils s’appuient plutôt sur un réseau social d’amis et de proches qui, craint l’UNHCR, s’amenuise rapidement, augmentant encore les problèmes sociaux parmi les exilés et les tensions occasionnelles avec les communautés d’accueil.
Depuis le début 2007, l’UNHCR a étendu ses opérations dans la région et compte maintenant 300 employés travaillant sur la crise irakienne depuis des bureaux dans la région et Genève. L’agence des Nations Unies pour les réfugiés a enregistré plus de 180 000 Irakiens dans les pays avoisinant l’Irak. Environ 15 % d’entre eux ont besoin d’une assistance spécifique, dont des personnes ayant été victimes de tortures. En avril 2007, l’agence a convoqué une importante conférence internationale à Genève pour répondre aux besoins humanitaires des personnes déplacées par le conflit en Irak et mobiliser davantage d’aide internationale en leur faveur.
L’UNHCR soutient les pays hôtes en réhabilitant et en construisant des écoles, des cliniques et des centres communautaires, ainsi qu’en assurant un soutien psychologique et des soins spécifiques pour les Irakiens les plus vulnérables. À la mi-août 2007, l’UNHCR a présenté quelque 12 000 cas parmi les Irakiens les plus vulnérables en vue d’une réinstallation dans des pays tiers.
L’agence des Nations Unies pour les réfugiés, qui a lancé des appels d’un montant de 223 millions de dollars pour ses opérations irakiennes en 2007, s’inquiète aussi pour la situation de quelque 15 000 réfugiés palestiniens restés en Irak, dont environ 1 500 sont bloqués à la frontière entre l’Irak et la Syrie dans deux camps de fortune. Les Palestiniens à Bagdad sont victimes de menaces quotidiennes mais ne peuvent pas quitter l’Irak. Les chrétiens du pays et d’autres communautés minoritaires sont aussi menacés.
Quand les États-unis se justifient à travers les médias irakiens
par Ossama Lotfy
Une supercherie peut en cacher une autre. Peu de temps aura suffi pour réaliser l’incroyable mystification que constituaient « les armes de destruction (distractions ?) massives »,
dont nul n’a jamais trouvé trace, avant comme après l’invasion de l’Irak. Que ce soit la commission de contrôle, d’inspection et de vérification de l’ONU, dirigée par Hans Blix, ou bien
l’administration Bush, embarrassée et silencieuse, à l’image d’un Colin Powell qui avouait à demi-mot plus récemment qu’elles n’avaient jamais existé [1].
Cependant, l’intoxication médiatique dont a été victime – et complice - la presse dominante [2], manipulée afin de conditionner l’opinion publique à la possibilité d’une guerre dès 2003, a longtemps occulté la façon
dont des médias irakiens et du Moyen-Orient étaient depuis le début du conflit contrôlés par les États-unis.
Il aura fallu attendre la fin de l’année 2005, et les premières révélations de scandale par la presse mainstream états-unienne pour réaliser que la justification de l’occupation de la Coalition et de ses desseins colonialistes d’un Irak soi-disant démocratisé – par de récentes élections législatives -, se faisaient « par tous les moyens nécessaires ». Y compris par la corruption d’un des baromètres de la liberté d’expression d’un pays prétendument démocratique : la presse. C’est ce que le Los Angeles Times et le New York Times ont rapporté quelques mois après la presse arabe, entre fin novembre 2005 et janvier 2006 [3]. Ils ont donné de nombreux exemples de situations où, des journalistes irakiens, travaillant dans « des journaux indépendants » et dont les articles vantaient les mérites de l’armée d’occupation – et donc fustigeant de facto la rébellion, étaient en fait soudoyés. De sorte que ces espaces rédactionnels étaient achetés et rédigés directement depuis l’ « Operation information Task force » par des militaires états-uniens travaillant aux « opérations d’informations », alors même que ces journaux présentaient ces sujets comme des récits et comptes rendus indépendants de leurs journalistes. Ce mode de propagande fait de good stories —caractéristique de la presse anglo-saxonne—, de reportages, de comptes-rendus partiels et partials d’opérations militaires aux sources non-identifiables, était connu des rédacteurs en chef de ces médias. Lorsque des explications leur ont été demandées, certains d’entre eux ont répondu que la « provenance inconnue » et le contenu pro-US de ces articles ne les dérangaient pas, qu’ils les publiaient en connaissance de cause.
Bien loin de n’être que quelques cas isolés, ces informations ont révélé l’existence d’une corruption institutionnalisée par un ensemble d’entreprises de
relations publiques à la solde du département de la Défense, la plus efficace et influente d’entre elles étant le Lincoln Group [4]. Un système de propagande estimé à 300 millions de dollars qui s’est étendu dans tous le Moyen Orient, où il n’est pas
rare que les rédacteurs en chef de certaines rédactions reçoivent certains coups de fil de ces « entreprises de relations publiques ».
Ce que l’ancien secrétaire de la défense Donald Rumsfeld aux paraphrases énigmatiques, avec la rhétorique ironique qui a toujours été la sienne, appelait : « des méthodes non
traditionnelles permettant de fournir des informations exactes au peuple irakien ». [5]
Ce que l’on ne savait cependant pas, c’est que comme pour la propagande des « armes de destructions massives », ce plan de contrôle des médias irakiens et de conditionnement de leur
population à un régime d’occupation, était déjà préparé avant l’invasion de l’Irak par le département de la Défense. Trois mois avant, plus exactement.
Ce système de propagande, synthétisé dans Rapid Reaction Media Team, un document récemment révélé par la National Security
Archive [6], avait été préparé quelques mois avant l’invasion de l’Irak. Rédigé par
le Bureau des opérations spéciales et des conflits de basses intensités, ainsi que par le Bureau des plans spéciaux pour les affaires du Proche-Orient et de l’Asie du Sud (Plans spéciaux),
dépendants tous deux du département de la Défense [7], ce rapport avait
pour objectif, d’une part, de persuader la population irakienne de la stabilité du pays et du bien fondé de l’occupation, d’autre part, de maintenir une vision acceptable du conflit aux
États-unis.
Dans la même logique que les opérations psychologiques menées par les PSYOPS [8]le document prévoyait à l’avance comment les médias irakiens devaient être réorganisés, « dans le cas où les
hostilités seraient nécessaires pour libérer l’Irak ». (sic)
White Paper « Rapid Reaction Media Team » Concept
2.0 Concept Overview (extrait) :
« Après la cessation des hostilités, le fait de mettre immédiatement en place des équipes de médias irakien entraînés par des professionnelles états-uniens, pour présenter
un nouvel Irak (par les Irakiens et pour les Irakiens) avec des espoirs de prospérité et de démocratie futur, aura un impact psychologique et politique sur le peuple
irakien. »
Aussi était-il dors et déjà prévu qu’une campagne d’information d’ensemble de la « Rapid Reaction Media Team » devait se préparer, « durant la phase précédant les hostilités en Irak ». Pour ensuite servir de « pont entre les médias contrôlés par le régime de Saddam Hussein et à
long terme, les réseaux de “médias libres d’Irak“ dans l’ère suivant Saddam ». Ceux-là devant servir d’exemple « d’émancipation », « de modèle dans le Moyen Orient où tant de médias arabes détestés agissent comme des armes de destructions massives » [9].
Presse écrite, radios, chaînes de télévisions ; des médias à créer – l’ « Iraqi free media » - aux premières estimations de leurs coûts, jusqu’aux nombres d’heures que ceux-ci
doivent émettre, ainsi que les émissions préprogrammées… Avec minutie, le département de la défense avait préparé ce que devait être la presse « libre et indépendante » de la
« démocratie » irakienne.
Conformément à ce qui était prévu, l’Iraqi Media Network (IMN), regroupant une chaîne de télévision, deux radios et le quotidien Al-Sabah, a été créé exactement 9 jours avant l’invasion du pays. Un groupe de presse reprenant presque mot pour mot les objectifs énoncés dans le rapport [10], et dont les liens de financements et de contrôle directs par le
département de la Défense états-unien se sont précisés au fur et à mesure des mois [11].
Parallèlement à cela, dès les premiers jours de l’invasion, Al Jazeera a été à plusieurs reprises la cible des forces de la coalition. Plusieurs de ses journalistes ont été
tués, jusqu’à ce qu’elles décident de détruire les bureaux de la chaîne qatarie à Bagdad. Ce, pendant que la « presse indépendante » irakienne, majoritairement corrompue comme nous
l’avons vu, se développait de façon exponentielle.
Quelques jours après, le 10 avril 2003, date de la première diffusion de la chaîne de télévision de l’IMN, le directeur Ahmad al-Rikaby [12], pouvait ainsi annoncer à ses téléspectateurs, depuis une tente de l’armée états-unienne, la « Bienvenue dans un nouvel Irak ». Quelques semaines plus tard, Paul Bremer, à la tête de l’Autorité provisoire de la coalition, déclarait que l’IMN devait prendre provisoirement la place du ministère de l’Information, tout puissant sous le régime de Saddam Hussein. Lieu où, quelques semaines après l’avoir bombardé, l’IMN s’est symboliquement installé.
Eventuelle interdiction des OGM, pouvoir du Parlement, notation des ministres... Le président de l'Assemblée nationale,
Bernard Accoyer (UMP), a donné de la voix jeudi et mis en garde l'exécutif, un exercice inhabituel pour cet homme d'ordinaire peu enclin à la critique.
A l'occasion de ses voeux à la presse, le quatrième personnage de l'Etat s'est montré particulièrement offensif en déplorant notamment que le Parlement ne soit "pas assez respecté", au moment où
le président Nicolas Sarkozy promet, à longueur de discours, de revaloriser son rôle.
"Je le dis: le Parlement n'est pas assez respecté. Le désir d'agir vite, bien compréhensible, a régulièrement conduit le gouvernement à recourir à la procédure d'urgence, privant ainsi le
Parlement des conditions et des délais d'examen nécessaires. Notre pouvoir de légiférer dans la sérénité s'en est trouvé amoindri", a-t-il regretté.
"Cette attitude de l'exécutif n'est pas nouvelle. Mais force est de reconnaître qu'au fil des législatures, elle s'aggrave, renforçant le déséquilibre des pouvoirs", a-t-il encore dit, en
appelant de ses voeux la réforme des institutions -à l'avenir encore très incertain, faute de consensus politique- qui permettra "la revalorisation de notre Parlement".
Dans un même souci de voir les prérogatives des députés et des sénateurs respectées, M. Accoyer a émis de sérieuses réserves sur la notation des ministres par un cabinet privé, en soulignant
qu'une telle évaluation ne pouvait "se substituer au contrôle parlementaire de l'action du gouvernement".
"Cette notation ne peut être qu'un outil interne du gouvernement. C'est comme ça que je la conçois", a-t-il prévenu.
Annoncée la semaine dernière, l'évaluation des ministres sera pilotée par Matignon selon une grille de critères établis avec un cabinet privé de conseil en stratégie.
"Le contrôle du gouvernement et l'évaluation des politiques publiques sont de la seule compétence du Parlement. C'est le fondement même de notre régime parlementaire", a-t-il martelé, alors que
la patron des députés UMP, Jean-François Copé, a justement annoncé jeudi la mise en place, fin janvier à l'Assemblée, d'un comité d'évaluation des politiques publiques.
M. Accoyer a en outre contesté le verdict défavorable aux OGM de la Haute autorité voulue par le gouvernement et demandé que les décisions en la matière soient basées sur "de véritable
conclusions scientifiques". Emboîtant le pas aux nombreux députés UMP très attentifs aux arguments des pro-OGM, le président de l'Assemblée s'est élevé contre une "remise en cause perpétuelle de
ce que nous décidons, de ce qui a été décidé".
"Nous ne pouvons nous satisfaire de tels verdicts d'un comité nommé avec peut-être un peu de précipitation", a-t-il tempêté en s'en prenant également à la "pression" des militants anti-OGM comme
l'altermondialiste José Bové, en grève de la faim.
Un dirigeant de la branche irakienne d'Al-Qaïda et 20 autres
combattants ont péri dans les frappes d'une rare violence menées jeudi par l'aviation américaine au sud de Bagdad, a affirmé vendredi le chef d'une milice sunnite irakienne.
L'armée américaine ne pouvait confirmer dans l'immédiat cette information, assurant être encore en train de faire le bilan des raids.
Deux bombardiers B-1 et quatre chasseurs F-16 ont largué jeudi matin plus de 21 tonnes de bombes sur une cinquantaine de positions des partisans d'Al-Qaïda dans la localité d'Arab Jabour, en
périphérie sud de la capitale, selon l'armée américaine.
"Selon nos informations, Walid Khoudair, le chef d'Al-Qaïda pour toute la région ceinturant Bagdad au sud, ainsi que vingt de ses adjoints ont été tués", a déclaré à l'AFP cheikh Moustafa
al-Joubouri, leader d'un groupe sunnite en lutte contre Al-Qaïda dans la région sud de Bagdad.
Il a assuré que les frappes n'avaient fait aucune victime civile. "Al-Qaïda avait déjà chassé toutes les familles qui vivaient dans cette région pour en faire une zone fortifiée", a dit M.
Joubouri en précisant que sa milice avait fourni aux Américains les renseignements nécessaires pour mener ces raids.
Le colonel Terry Ferrell, commandant de la 2e brigade de combat de la 3e division d'infanterie, a confirmé que l'opération, visant notamment des "caches d'armes", avait été menée en coordination
avec les miliciens sunnites mobilisées par les Américains pour lutter contre Al-Qaïda en Irak.
"Nous n'avons pas encore le bilan" du nombre de militants tués, a-t-il par ailleurs dit lors d'une conférence de presse, tout en assurant qu'aucun civil n'avait été touché.
Ce raid aérien, l'un des plus puissants depuis l'invasion américaine de l'Irak en mars 2003, selon l'armée américaine, a été menée dans le cadre de l'offensive "Phantom Phoenix" annoncée mardi
par l'état-major américain et qui vise les partisans d'Al-Qaïda dans le pays.