Je vous laisse profiter de notre échange ci-dessous.
Allahu alim: Dieu sait mieux que nous ce qui est véridique et ce qui est mensonger. De nous ne viennent que le fruit de l'étude, mais Dieu est plus savant.
Pour ce qui est de changer de religion lorsque l'on est musulman, il faut se souvenir, encore une fois, que l'islam émergea dans la répression et
la guerre contre le Messager de Dieu -paix et bénédiction sur lui- et ceux qui le suivaient. Il s'agissait de faire un choix définitif quant à son engagement et de le peser, en tenant compte de
l'importance capitale des pactes en Arabie de ce temps là, mais la situation de naître musulman ne se posait pas.
De plus, le Messager de Dieu (sws) étant encore vivant, quiconque avait un doute sur sa religion pouvait le trouver lui ou ses compagnons (équivalent des disciples)et interroger sur ses doutes.
Mais le fait du contexte de guerre et d'oppression indiquait clairement que l'apostasie pouvait se mettre au service de l'espionnage, et devenait dangereux pour la survie de la
Communauté.
Aujourd'hui, même s'il n'y a malheureusement pas de consensus sur la question, puisque dans bien des cas la contrainte (chose
interdite) est courante dans le monde musulman, un allègement des conditions peut être envisagé, et devrait l'être très sérieusement!
En effet, le Noble Qûr'an indique que l'on peut confesser une autre religion après avoir été musulman si l'on se trouve sous la contrainte de le faire, mais la contrainte en question ne pouvait,
vu l'interdit, que venir de l'extérieur. Désormais c'est la méconduite et la mécréance des musulmans eux-même qui pousse à l'apostasie. C'est aussi la méconnaissance générale des hauts degrés
intellectuels de la science islamique et le littéralisme omniprésent.
Je suis personnellement convaincu que l'islam est vraiment la plus complète et logique des religions, mais encore faut-il que nous en fassions la démonstration, ce qui dans le brouhaha
omniprésent est assez compromis. On traite généralement de faits secondaires et non de théologie ou de philosophie en ce qui concerne l'Islam.
On a aussi tendance à penser que la religion est une chose culturelle et non pas de libre opinion individuelle, ce qui pousse beaucoup à penser inconsciemment au sujet des immigrés
musulmans:"mais enfin, qu'ils abandonnent leur religion!" sans s'être préoccupé de ce qu'en est la croyance.
Que la paix soit sur toi.
En réponse à Salam, merci de ton
très amical message ; effectivement je ne comprends pas pourquoi j'ai un régime spécial ! On ne me l'a pas dit... Peut-être en demandè-je trop à Over-blog (corrections, 3 blogs en un,
etc...).
Je ne peux rentrer dans le détail de l'histoire de l'Islam, n'étant pas compétente. Toutefois je sais que Mahommet arrivait évidemment en terre chrétienne dans la plupart des pays, dont l'Afrique
du Nord... peut-être des terres bien déchristianisées, comme aujourd'hui en Europe, influencée entre autres par de grands penseurs nocifs au religieux (Marx, Freud, Nietszche)je pense, mais enfin
des terres chrétiennes.Il n'y a pas si longtemps l'église catholique utilisait aussi la contrainte à propos des mariages mixtes protestant/catholique, puisque le protestant devait promettre que
ses enfants seraient catholiques ou alors le marié catholique serait excommunié (encore dans les années 60).
Quel drame ! Mêmes moeurs !Les protestants répondaient en disant qu'un engagement pris sous la contrainte n'était pas valable. En fait c'est l'affaire du couple et cela ne regarde que lui. Mais
c'était moins dangereux sans fatwa !Si bien que maintenant c'est du passé chez les catholiques.
La religion n'est pas bonne quand elle est forte temporellement car elle a tendance à abuser.Pour moi, il y a de bonnes choses dans l'Islam (Dieu un, la pratique,) mais c'est la charia ou pouvoir
temporel du religieux, les fatwas, et la condition féminine qui bloque pour nous ; certains de nos acquis sont encore assez récents, mais quel trésor !
Et puis, pour nous, Jésus est premier, par son exemple et son enseignement...Enfin tu remarques bien que certains musulmans sont fautifs ; en effet, pour nous,tous les hommes sont susceptibles
d'errer, c'est dans le coeur de l'homme. Et pas seulement tel peuple ou telle race.
Il ne s'agit plus aujourd'hui en Occident de convertir l'autre, mais de tolérer l'autre, de l'accepter pleinement dans sa différence, car c'est notre enfance, ce sont nos racines,extrêmement
fortes en nous, plus fortes que la raison, qui nous font croire que "notre religion est la meilleure". Nous en sommes tous là. Et la raison n'a qu'à se taire. Merci, Salam, d'aller pour ton
peuple vers la compréhension et la tolérance.
Je souhairais te proposer de visionner sur mon blog une vidéo éclairante sur le Messager de Dieu
Muhammad, paix et bénédiction sur lui.
http://www.lenouvelislamdefrance.com/article-12524724.html
Ceci t'éclairera sans doute.
"Je ne peux rentrer dans le détail de l'histoire de l'Islam, n'étant pas compétente. Toutefois je sais que
Mahommet arrivait évidemment en terre chrétienne dans la plupart des pays, dont l'Afrique du Nord... peut-être des terres bien déchristianisées, comme aujourd'hui en Europe, influencée entre
autres par de grands penseurs nocifs au religieux (Marx, Freud, Nietszche)je pense, mais enfin des terres chrétiennes"
Certes, Muhammad a appelé les grands souverains contemporains à l'islam, pour leur salut, mais pas avec la dimension dominationiste qui est bien souvent présupposée lorsque l'on en parle. En
effet, les souverains chrétiens, mais aussi zoroastriques, estimaient soit être eux-même des pontifes alors qu'ils n'étaient pas des mystiques mais des politiques, détenteurs, pour fonder leur
légitimité, de la voie du salut pour les hommes.
L'islam émerge dans un bain de diverses écoles théologiques chrétiennes considérées comme hérétiques et passibles de mort: la gnose, le nestorianisme entre autres. Ces voies se sont vues
reconnues, explicitées et corrigées par le Prophète -paix et bénédiction sur lui-, et éclairés d'un Livre confirmant avec force les Livres antérieurs, leurs messagers, et restituant le sens perdu
du rapport de l'homme à son Seigneur, montrant que le Seigneur n'était pas l'homme Jésus qui priait et demandait de "faire la Volonté de [son] "Père qui est dans les cieux"" et non pas la sienne
et qui appelait à prier "Notre Père" et non lui-même ou même "son" "Père".
Cette confusion déifiant le Messie (chose étrangère aux Prophètes qui le précédèrent, et certainement à Jean le Baptiste (wali Johanan, que la paix soit sur lui)entrainait finalement à un culte
envers le fils, plutôt que la soumission (pour éviter le mot "imitation", qui est un acte dénué de sens) à son exemple et son excellence.
En l'occurence le Messie est le Chemin vers Dieu, non Dieu lui-même et il nous appartient de suivre ce chemin, le "Chemin des Rectifiés, Ceux que Tu as comblé de faveurs" pour lequel les
musulmans prient dans leur quotidienne récitation d'ouverture (Al-Fatiha), et dont Muhammad (littéralement le Louangé ou le Très-Loué) est l'herméneute, le Paraclet de Jean l'Evangéliste.
Ainsi la distinction entre le chrétien de son temps et le musulman se fait par ce que le chrétien :
1. Voue un culte au messie au lieu de suivre son exemple
2. Suit son exemple sans aucune idée révélée de sa pratique, de comment bien le faire, sinon selon le consensus de l'Eglise obtenu par les conciles ou par les décrets des Papes et Empereurs
Alors que le musulman se reconnait à ce qu'il suit le chemin du messie en tirant profit de la voie enseignée par le Paraclet, l'herméneute accomplit de l'Evangile qu'est le Louangé et le Livre
révélé qui apporte un discours théologique à mettre en face de la Thora et de l'Evangile pour en restituer l'Esprit.
Muhammad meurt avant de voir sa communauté s'empresser de continuer les guerres dans un esprit de conquète qui se fera après lui de plus en plus souvent sans maintien de l'Esprit et recherche des
intérêts égotiques que la Révélation condamne! Ce qui est estimé alors est la venue prochaine du Royaume des cieux et donc la nécessité de s'inscrire dans les armées de Mikaël ainsi que cela se
trouve dans l'Apocalypse de Théophile Jean.
Désormais, il semble évident que si le Christianisme a arrêté l'Islam et l'a parfois vaincu, c'est que l'l'institution religieuse islamique ne bénéficiait plus des grâces qui permirent leur
victoire sur la Mecque idôlatre, que Dieu prêtait aussi encore Sa force aux chrétiens pour purifier les musulmans, comme Il pouvait prêter Sa Force aux musulmans pour purifier les chrétiens de
leurs pêchés.
C'est là mon taw'îl.
Que la Paix soit sur toi, et merci de cette excellente conversation.